Parlons Forme #012 : Mieux respirer pour mieux vivre

L’oxygène est un élément indispensable à notre vie.

C’est peut-être même l’élément LE plus indispensable pour notre organisme car quand on y pense…

  • On peut vivre sans manger pendant des semaines
  • On peut vivre sans boire pendant des jours
  • Mais on ne peut vivre sans respirer plus de quelques minutes…

On comprend donc sans difficulté que cette fonction respiratoire soit gérée par notre inconscient, il serait parfaitement impossible pour nous de penser à respirer consciemment 24h/24.

Du coup, nous avons tendance à ne plus faire attention à notre respiration sachant que celle-ci est « prise en charge ».

Mais ce n’est pas parce que notre corps s’occupe de respirer pour nous que celle-ci n’est pas affecté par notre mode de vie au quotidien et le stress en particulier.

Dans ce podcast, j’ai donc décidé de convier Jean-Marie Defossez, coach en respiration et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.

Nous voyons ensemble comment un état de sous-respiration est néfaste pour notre santé et ce qu’il est possible de faire pour mieux respirer au quotidien.

Le meilleur dans tout cela c’est que c’est simple et totalement gratuit. Cela demande juste un peu de temps.

Il suffit de le décider et d’implémenter cette pratique dans votre vie de tous les jours pour en ressentir les bienfaits sur notre organisme.

Bonne écoute !

Au sommaire du douzième épisode de Parlons Forme

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • Qui est Jean-Marie Desfossez ?
  • Qu’est-ce que la sous-respiration ?
  • Le lien entre cet état de sous-respiration est le mode de vie d’aujourd’hui.
  • Quelles sont les conséquences de la sous-respiration sur notre quotidien et notre santé ?
  • Quels sont le rôle du mouvement respiratoire et ces bienfaits sur notre santé ?
  • Les conséquences des stress posturaux dans notre quotidien.
  • Quelques astuces et techniques pour bien respirer.
  • Les recommandations de Jean-Marie Desfossez sur la pratique des exercices respiratoires.
  • Quels sont les bienfaits de la pratique d’un exercice respiratoire sur le long terme ?
  • Et beaucoup d’autres choses…

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Liens cités dans cet épisode

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Xavier : Bonjour, Jean-Marie, et merci d’avoir accepté mon invitation pour ce podcast. Alors pour commencer est ce que vous pourriez vous présenter aux auditeurs et aux auditrices qui nous écoutent ?

Jean-Marie : Bonjour à vous, bonjour à tous. Mon nom est donc Jean-Marie et je suis aujourd’hui à travailler sur des livres et liens qui existent entre la respiration et la santé. À deux titres. Au premier titre de « malade » puisque j’ai contracté quand 20 ans environ un syndrome de fatigue chronique qui m’a suivi très fort jusqu’à 38 ans, qui a failli me tuer et c’est là que je me suis rendu compte qu’il y avait un lien entre ma respiration et mon état de santé, l’énergie auquel mon corps avait accès.

Et il se fait que par ailleurs, c’est au deuxième titre, j’étais toujours passionné par le monde vivant, j’ai suivi un doctorat en biologie animal en zoologie et ma spécialisation est la physiologie, le fonctionnement du corps. Donc, ça me donne une approche un peu double à la fois vécue et théorique du sujet.

X : D’accord. Alors, vous êtes notamment de 2 livres qui sont le premier (je ne sais pas si je le dis dans le bon ordre du coup). Le premier c’est « en finir avec là sous respiration » et le deuxième c’est « 10 respirations thérapeutiques au service de votre santé ». Alors, pour commencer, est-ce que vous pouvez nous définir ce qu’est la sous-respiration ?

J-M : Alors, c’est une façon de nommer quelque chose qui n’a pas de nom véritable en physiologie classique. La sous-respiration c’est en fait une minimale. Il y a différents degrés de sous-respiration, lorsque le corps n’est soumis à aucun stress. Ce qui est particulier, c’est qu’on parle souvent du stress avec comme idée derrière le stress nerveux. Mais, en réalité, le corps est soumis à bien d’autre stress que le stress nerveux. Moi, j’appelle ça des stress physiologiques, des stress des fonctionnements. Par exemple, en fonction de ce qu’on a mangé, du stress oxydatif du corps, des postures du corps. Donc un exemple, on a différents types de stress et tous ces stress ont pour point commun d’affecter le fonctionnement du corps et notamment, d’affecter la respiration.

Classiquement, on se dit : « Tiens quand on est stressé, on n’oxygène plus assez le corps ». Ce n’est pas tout à fait ce que l’on observe en laboratoire quand on fait des études, ce que l’on remarque c’est que l’oxygénation est assez bien surveillée parce qu’elle est indispensable aux fonctionnements des neurones. Quand vous manquez d’oxygène, votre cerveau se met en arrêt et vous tombez en syncope. Donc, ça ne peut pas vraiment jouer de ce niveau. Par contre, il y a une deuxième fonction, la respiration qui est l’élimination du gaz carbonique. Quand vous êtes en état de stress, l’oxygénation est assurée, mais par contre vous n’éliminez pas aussi bien, aussi efficacement le gaz carbonique.

La sous-respiration c’est donc des schémas respiratoires où le corps cesse d’utiliser la respiration comme outil de gestion et d’élimination du gaz suffisante du gaz carbonique. Et savoir toute une série de conséquences en cascade sur la santé, l’état de vieillissement du corps.

X : Du coup, cette notion et cet état de sous-respiration, c’est quelque chose qui est récent et lié à notre mode de vie. Ou est-ce qu’on peut dire qu’on respirait mieux avant par exemple ?

J-M : Écoutez ! Effectivement, je ne sais pas. Je pense qu’il y a beaucoup plus de sources de stress diverses tant en qualité qu’en quantité aujourd’hui qu’il y a, ne serait-ce que 100 ou 200 ans. Notamment au niveau alimentaire, pollution. Maintenant on ne peut pas noircir le tableau, et ça ne se base que sur des pensées comme ça c’est une supposition. Il se fait que le monde d’aujourd’hui est particulièrement stressant d’un point de vue physiologique, on a des alimentations qui ne sont pas du tout optimales pour le fonctionnement du corps. Et ça, ça induit des stress majeurs. Donc, j’ai tendance à considérer qu’on n’a jamais autant sous-respirer qu’aujourd’hui.

Là où j’ai plus quelque chose de plus solide à mettre sous la dent, plus rigoureuse, c’est quand je travaille des enfants, et que je vois que certains enfants de 8-9-10 ans sont dans des états de sous-respiration, de respiration impactée par le stress aussi intense que parfois, ils sont insuffisants respiratoire et avec lesquels j’ai travaillé aussi. C’était assez stupéfiant de voir des enfants, les garçons, des fillettes qui respirent uniquement avec le haut du thorax comme si leur vie était en danger perpétuels. Donc, je suppose que cette situation n’était pas la nôtre. Et je vois que les adultes bien qu’ils respirent et sous respire aussi, je remarque qu’ils sont finalement moins affectés que les enfants d’aujourd’hui. J’ai tendance à dire que le monde est de plus en plus anxiogène, stressogène.

X : Alors, vous avez justement évoqué dans une réponse précédente le fait de sous-respirer, ça va avoir des conséquences dans notre quotidien et sur notre santé. Est ce qu’on peut creuser un peu plus sur cette notion ?

J-M : Oui, alors, ce qui est essentiel, c’est de bien définir, de bien cerner à quoi sert la fonction respiratoire. En fait, là déjà, dans la question, il y a un piège parce que fonction respiratoire ? On se dit la fonction respiratoire, elle sert à respirer. En fait, la fonction respiratoire est intimement liée aux mouvements respiratoires. Et là, le mouvement respiratoire assure plus de fonctions que la fonction respiratoire.

La respiration c’est les échanges gazeux, c’est l’oxygénation et l’élimination du gaz carbonique. Là déjà, c’est énorme parce que l’oxygénation c’est fondamental pour le fonctionnement de la cellule. Il y a beaucoup d’études qui montrent aujourd’hui que dès que le corps manque d’oxygène ça crée des dysfonctionnements. Le petit problème de ses études c’est qu’ils ne connectent pas le fait que dès qu’on manque d’oxygène, on accumule aussi du gaz carbonique. Donc, on ne sait pas ce qui est vraiment mauvais. Si c’est manquer d’oxygène ou manquer de gaz carbonique.

Et j’ai tendance à dire que c’est l’excès de gaz carbonique. Parce qu’il y a une raison très simple à ça. C’est que le gaz carbonique, il est soluble dans l’eau, il réagit pour former de l’acide carbonique. Donc, quand vous n’éliminez pas ses acides carboniques, à partir du Co₂, vous produisez de l’acidité à l’intérieur de votre corps. Vous transformez la partie liquide du sang en eau gazeuse. Il se fait que c’est impossible, vous ne pouvez pas aller jusqu’à ce point-là parce que vous en mourrez. Le sang ne peut pas changer son taux d’acidité, il peut avoir une tendance qui le pousse à le faire, mais le corps va tout de suite compenser pour interdire, empêcher cette dérive. Parce que sinon, les protéines vont changer de structures, ils ne vont pas coaguler, mais ils vont se déformer.

Et les protéines étant à la base du fonctionnement du corps, notamment via les enzymes. Le corps humain meurt très rapidement lorsqu’il y a une dérive des taux d’acidité sanguins. Donc, le corps compense d’une façon avec des systèmes de secours. Il y a des systèmes de tampons qui absorbent qui peut avoir lieu par exemple lorsque vous avez juste un léger coup de stress qui dure 5-10 min ou 1 heure. Vous faites un effort par exemple quand vous montez les escaliers s’il y a un certain nombre de marches vous finissez essouffler. C’est une respiration très haute, c’est une respiration de stress parce que votre corps est en train de s’acidifier. Donc, votre respiration bascule dans un système d’urgence.

Si cette respiration qui accumule du gaz carbonique s’étire dans le temps, le corps met en place un système de secours qui consiste à éliminer de l’acidité via les reins. Donc, c’est très curieux, ce serait très simple d’éliminer cette acidité par les poumons, mais le corps ne fonctionne pas comme ça, il met en place ce système bis et l’élimination de proton va se faire via l’élimination d’ammonium. L’ammonium c’est un cousin de l’ammoniac, c’est un neurotoxique très puissant qui normalement est géré par le foie.

Le foie est très bien équipé pour gérer, capturer l’ammonium et le transformer en urée qui est une molécule neutre et inoffensive. Lorsque ce sont les reins qui doivent capturer l’ammonium pour l’éliminer dans les urines, ça devient plus compliquer parce qu’ils sont un peu moins bien équipés. Et en fait, ce que l’on observe dans toutes les situations où on cherche à éliminer de l’ammonium, le taux d’ammonium dans le sang augmente. Donc, en fait vous empoisonner un petit peu au niveau sanguin pour faciliter le travail des reins qui doivent pomper de l’ammonium, le laisser extrêmement bas en concentration et l’accumuler.

Une fois qu’on sait qu’on sous-respire, on augmente l’effort des reins une part. D’autre part, on augmente la quantité dans le sang d’un neurotoxique. L’ammonium est la molécule produite naturellement par le corps le plus toxique. Il y a des molécules plus toxiques qui peuvent être produites par des bactéries, mais c’est une situation anormale. Là, c’est normal, on produit ce neurotoxique très violant, il est estimé qu’il est 1000 fois plus toxique que l’alcool. Dès que vous sous-respiré, vous accumulez un neurotoxique.

Petite parenthèse intéressante, il se fait que les malades d’Alzheimer ont tous des taux d’ammonium dans le sang normalement élevés. Actuellement, on considère que c’est la maladie neurologique qui crée cette anomalie sanguine. C’est un peu étrange, je ne vois pas vraiment, il faudrait que soit affecté le fonctionnement des reins, mais l’Alzheimer n’est pas connu pour ça. On pourrait considérer que c’est à force d’avoir des taux d’ammonium trop élevés que les neurones sont tombés malades (en fait, ils ne tombent pas malades, ils meurent). C’est un neurotoxique létal et… cette mort entrainant ou facilitant au moins la maladie d’Alzheimer. Donc, je ne cherche pas à terroriser les auditeurs avec cette histoire d’Alzheimer et d’ammonium, mais sachez qu’il est prouvé que le stress est un facteur aggravant le risque pour l’Alzheimer, c’est déjà une bonne motivation pour essayer de faire attention à sa respiration.

Le deuxième niveau, c’est lié à cet équilibre acide-base, c’est que le corps perd en fait une latitude de correction pour équilibrer en permanence ces équilibres acide-base qui sont influencés pas uniquement par la respiration, mais aussi par l’alimentation. C’est très populaire parmi les approches naturopathiques, les équilibres acide-base. On va nous parler beaucoup de tels aliments qui sont acidifiants, d’autres qui sont alcalinisant. L’accent est rarement mis sur la respiration, c’est cité, ça prend généralement quelques lignes dans le livre. Or, il faut savoir que la respiration, la sous-respiration a un effet à mener une tendance à l’acidification bien plus importante que l’alimentation. Sauf en cas d’alimentation très particulière où vous accumulez tous les acidifiants possibles et inimaginables.

Ce qui se passe lorsque vous avez une respiration pleine et entière. Et que vous consommez beaucoup d’aliments acidifiants, le corps va compenser grâce à la respiration. Et lorsque vous êtes en sous-respiration, le corps n’a plus ce levier d’action. Donc, vous obligez le corps à compenser d’une autre manière et c’est là que les aliments acidifiants peuvent vraiment commencer à poser des problèmes. Donc, on a une sorte de non pas de relation de cause à effet, mais d’action, de rétroaction ou de coaction entre la respiration et l’effet qu’aura l’alimentation sur le corps au niveau de la facilité avec lequel le corps va assurer l’équilibre acide-base.

X : Après si on arrive à associer les deux : une alimentation plutôt alcalinisante et une bonne respiration au quotidien. Alors, là du coup on met toutes les chances de notre côté.

J-M : Oui je pense que dans le cas d’une alimentation après près équilibrée, le fait de respirer permet d’avoir... il y a toujours eu un équilibre acide-base qui est assuré. Ça, c’est important quand même de le rappeler, mais ce qui est déterminant c’est le coup énergique, le coup métabolique que le corps doit payer pour assurer cet équilibre qui est absolument vital. C’est vrai que la respiration est pour moi le premier levier sur lequel agir lorsqu’une personne estime qu’elle est en tendance d’acidification.

X : Du coup, vous avez parlé d’autre chose juste avant, là on a parlé de ce qui se passe d’un point de vue un petit chimique on va dire à l’intérieur de corps, mais vous avez parlé aussi de la fonction du mouvement respiratoire. Alors, est-ce que vous pouvez nous en dire plus aussi là-dessus ?

J-M : Oui et là on entre dans un secteur passionnant parce que tout dépend de la façon dans vous respirer. Lorsque l’on respire dans un état de stress, ce qui est principal mobilisé, c’est la partie haute du tronc. On peut appeler ça une respiration claviculaire. Ce que j’observe surtout c’est que la respiration basse, celle qui mobilise le diaphragme, qui permet au diaphragme de remonter très haut lorsqu’il se relaxe et à l’expiration qui mobilise le périnée disparait. Ça, c’est la respiration de stress. Comme cette respiration très efficace, le corps met en place une respiration de secours à nouveau qui est une respiration très haute claviculaire. Qui est soit très rapide, une sorte de pas suffocation, mais c’est vraiment une respiration dont le rythme est accéléré soit et c’est encore un cran au-dessus. Une quasi-absence de mouvement. La personne ce n’est pas qu’elle respire vite et superficielle, c’est qu’elle ne respire quasiment plus.

J’étais dans cet état respiratoire pendant des années, des années et ça épuisent le corps de façon tout à fait prématurée. Le corps survit à ça, mais ça le met dans une situation de coup énergétique, métabolique, oxydatif qui est gigantesque. Alors, il a des raisons strictement chimiques, on vient d’en parler parce que cette respiration très haute et très peu efficace. Donc, élimine peu de gaz carbonique. Il y a un autre souci c’est que quand vous commencez à ne respirer que par le thorax ou ne quasiment plus respirer, vous priver votre corps d’un massage abdominal continu et en profondeur.

Si vous avez la chance d’observer un chat, un chien qui est allongé qui respire vous verrez si ce chat, ce chien est en bonne santé qu’ils sont une respiration très basse, très ventrale, assez rapide d’ailleurs. Donc, très profond. D’ailleurs, vraiment il brasse. Ce n’est pas que la respiration est ample, mais je veux dire par là qu’ils vident énormément d’air à chaque fois de leur poumon. Ça, c’est déterminant au niveau de l’efficacité respiratoire. Et nous à l’inverse, on a une respiration qui ne mobilise plus ni le ventre supérieur ni le ventre inférieur. Que ce soit au-dessus, ou en dessous du nombril ça ne bouge pas. Ça, ce n’est pas bon signe, et ce n’est pas bon d’un point de vue strictement fonctionnel, mécanique pour les intestins.

Imaginez la situation vous êtes en état en fait, d’inspiration continue. Vous êtes tout le temps à un essai de prendre de l’air supplémentaire sans jamais donner le temps au corps de vider les poumons. Donc, on remplit les poumons qui n’ont pas été vidés. Ils n’ont pas été vidés de quoi ? De l’air qui a déjà servi de nombreuses fois, on comprend alors que l’efficacité respiratoire soit médiocre. Mais dans cette situation où vous êtes tout le temps d’inspiration, votre diaphragme est contracté. Donc, abaissé au maximum ou presque au maximum. Vous avez aussi une immobilité des côtes basses qui ont tendance quand on stresse à rester immobiles d’une part, mais aussi se refermer, à se resserrer. Puis, vous avez la ceinture abdominale qui reste absolument immobile. Contracté ou non, mais immobile.

Là-dedans, vous avez 7 mètres d’intestin grêle qui demande à être vascularisé, qui demande à ce qu’il ait une circulation des aliments à l’intérieur et qui demande à ce qu’il soit une circulation de la lymphe tout autour. C’est sûr que dans une situation de compression continuelle, ce genre de circulation n’est logiquement pas très facilité.

X : En plus avec la tendance qu’on peut avoir à être de plus en plus assis au quotidien, je suppose que ça complique encore plus la chose ?

J-M : Assis, vouté, tassé... c’est là ce que j’appelle alors des stress posturaux. Tout va bien dans votre vie, tout va bien dans votre corps, mais vous mettez sur votre canapé de telle sorte que votre corps ne peut pas respirer avec la partie basse. C’est impossible pour lui, mécaniquement il ne peut pas. Vous ne laissez pas les structures anatomiques, les os et les articulations dans la possibilité de bouger comme il faut. Donc, vous avez comme ça une compression continuelle des intestins qui changent forcément les conditions de physico-chimique de ces intestins.

Alors, aujourd’hui lorsqu’on parle d’intestin, on est assez focalisé sur le gros intestin. Comme savoir que ce qui se passe dans le gros intestin est tributaire de l’intestin grêle qui lui-même est tributaire de ce qui se passe dans l’estomac. C’est un peu logique. Or, l’intestin grêle c’est un peu différent du gros intestin. Le gros intestin c’est un lieu où ont eu lieu des fermentations sans oxygène qui peuvent se passer d’oxygène. L’intestin grêle pas du tout. C’est un petit intestin, fin, très vascularisé qui a besoin d’une oxygénation parfaite.

Quand vous compressez les 7 mètres d’intestin grêle dans un état de sous-respiration, mon hypothèse — mais ce n’est qu’une hypothèse avancée en compilant des informations issues de différentes disciplines — est que vous rendez certaines zones de l’intestin grêle tellement appauvri en oxygène que peuvent s’y développer des bactéries qui n’ont rien à y faire. Les fameuses bactéries qui peuvent vivre sans oxygène. Les anaérobies stricts parmi lesquelles la famille des bactéries putréfiantes. Ce sont des bactéries qui mangent les protéines et qui relarguent — une molécule dont on a déjà parlé — donc de l’ammonium.

Et c’est passionnant d’imaginer que déjà votre corps est en état de sous-respiration, vos reins travaillent à corriger en pompant de l’ammonium, mais ça induit, ça implique un enrichissement du taux sanguin en ammonium. Et par là-dessus se rajoute le fait que votre intestin va cultiver, servir d’hôtel à des bactéries qui produisent énormément d’ammonium supplémentaire. Ça va encore compliquer la tâche du corps de gérer ce neurotoxique. Ensuite, les bactéries putréfiantes ne sont pas des bactéries amies du tout, il peut en avoir dans l’intestin, mais pas dans l’intestin grêle. Ce sont des bactéries qui mangent les protéines. Elles décapent très joyeusement les protéines de vos intestins. Elle essaie de vous digérer.

C’est vrai qu’il y a des systèmes de protection, qu’il y a des mucus, etc. que les membranes des cellules sont faites de lipides et normalement on ne devrait pas être concerné. Sauf qu’il y a toute une bordure protéinique de protection également de fonction. Notamment, des enzymes de transport. Et aujourd’hui on sait que ce sont les bactéries putréfiantes qui servent de cheval de Troie pour que ça installe d’autres organismes indésirables comme les candidas albicans. Et là on a donc un lien entre la bonne santé de la flore intestinale au moins de celle du gros rôle de l’intestin grêle. Si vous détraquez l’intestin grêle, vous détraquez ensuite le gros intestin et la respiration. Ce qui est très original parce qu’à ce jour personnellement je n’ai vu ça nulle part. Pourtant, les arguments qu’on vient d’évoquer me semblent solides et cohérents. Donc, une des recommandations pour les personnes qui ont des soucis intestinaux, oui l’alimentation, oui des pré-biotiques, des probiotiques, mais aussi une intention de la qualité des mouvements respiratoire. Pas une question de volume d’échange gazeux ou qualité d’échange gazeux c’est juste avec quelle partie du corps la personne est en train de respirer.

X : Justement est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur comment bien respirer ?

J-M : En fait, c’est assez complexe parce que c’est bizarre, mais la respiration spontanée n’intéresse personne. Ce n’est pas un sujet de recherche. On recherche à modifier la respiration, éventuellement on va comparer la respiration spontanée avec la respiration modifiée. Mais, vous allez voir le médecin, le médecin ne regarde pas la façon dont vous respirez. On dirait que c’est quelque chose qui ne nous concerne pas. Pourtant, il y a l’efficacité des échanges gazeux, c’est vrai que le corps a toujours compensé pour que ça ne se voit pas même si ça ne va, il a caché ses équilibres acide-base, etc. Mais, il y a quand même des façons de respirer très différentes quand vous êtes dans votre bain bien tranquille, vous ne respirez pas exactement comme quand vous êtes au volant de votre voiture dans un embouteillage ou qui vous bloque depuis des heures. Il y a quelque chose de très différent et il est facile de se dire : « tiens bon, il est sûr que plus je respire, rapide, suffocant, plus je m’écarte de quelque chose qui est bénéfique ». Mais, ensuite quand on veut aller dans la respiration absolument idéale et quand je pourrais essayer de la définir, là on manque d’exemple.

On manque d’exemple parce que les humains sont habitués à parler et la parole est une forme d’expiration qui est anormale. Dans la mesure où il faut toujours pousser pour expirer. C’est une expiration contrôlée. Nous passons notre vie lorsque nous parlons à contrôler nos expirations de façon qui n’est pas instinctive. C’est une première chose. La deuxième chose, c’est que nous tenons une station verticale qui est assez récente. Notre corps n’est pas peut être pas tout à fait pour respirer dans cette posture ou au moins respirer de façon idéale. On ne va pas vivre à quatre pattes, mais il aurait fallu presque. Il y a quelques humains qui ne se sont jamais redressés pour voir qu’elle est leur respiration spontanée alors qu’ils vivraient sans aucun stress….[L2] 

Alors, on me cite la respiration des bébés, oui c’est vrai. Et les yogis nous parlent de quelque chose qui s’appelle « la respiration yogi complète » et nous montre une aspiration qui part du bas du ventre, qui monte au niveau du haut du ventre, qui ouvre la cage thoracique en bas et qui vient soulever légèrement les clavicules et puis à l’expiration ça redescend. Clavicule d’abord, puis les côtes basses suivent, et on laisse rentrer le ventre (ce n’est pas quelque chose de dynamique) on laisse rentrer puis à nouveau on laisse s’ouvrir et s’épanouir. De nouveau monter jusqu’en haut du thorax, redescendre du thorax pour l’expiration et le retiens.

C’est intéressant sauf que ce n’est la respiration spontanée de personne. Aucun adulte ne respire comme ça, et aucun animal ne respire comme ça. Vous pouvez aller voir les grands singes dans les zoos. Même là où ils se sentent bien. Je peux parler par exemple du singe coco qui est un singe que je trouve très bien avec la personne qui lui a appris des langues des signes. Ce gorille ne respire pas comme ça. Il n’y a pas d’humain adulte qui fonctionne comme ça, il n’y a que les bébés. Et les bébés ont quand même une particularité anatomique que les adultes n’auront pas ensuite c’est que leur côte basse est très très ouverte. Si on regarde bien un bébé qui est sur la table à langer, c’est un petit peu effrayant, on a l’impression que le thorax est béant. Cette façon d’avoir les côtes ouvertes modifie la respiration. Et ce que pratiqueront les yogis ou les personnes qui font la respiration yogi complète ne correspondra pas à la respiration des bébés parce que lui, ne pratiqueront pas ce mouvement avec les côtes ouvertes. Ça, c’est passionnant.

Du coup, qu’est-ce qui reste comme point de référence ? Depuis peu je m’intéresse à la respiration des autres mammifères et je regarde les chiens, les chats et puis d’autres animaux. Et je remarque qu’ils ont une respiration vraiment spéciale qui consiste lorsqu’ils sont très détendus à respirer avec une ouverture du haut de la cage thoracique. Ce n’est pas un soulèvement des clavicules c’est plutôt un élargissement notamment des côtes basses. C’est très curieux à voir, j’ai un vidéo qui montre très bien ça sur un chat. Je l’ai observé chez d’autres animaux (on ne va pas faire la liste ici). Donc, ce n’est pas un phénomène isolé chez certain individu et donc j’ai essayé à mon corps d’apprendre à refaire cette respiration. Et les effets sont très étonnants parce que j’ai pratiqué des tas de respirations soit qu’on m’a enseignées, soit que j’expérimentais comme ça par hasard ou par intuition. Puis toute celle que j’ai pu pratiquer, c’est celle-là qui est la plus relaxante. C’est prodigieusement bien faisant. Très vite, même si on respire peu en débit, en volume, on est en équilibre de l’élimination du gaz carbonique. On le sent parce qu’on est atteint parce qu’on est très vite atteint par un tournis qui indique qu’on a éliminé assez de gaz carbonique et au niveau nerveux c’est extrêmement relaxant.

J’aurais tendance à la lumière de tout ça à dire que la meilleure respiration est une respiration qui met en mouvement la partie inférieure du ventre en dessous du nombril. Il faut que cette zone bouge. Il ne s’agit pas de gonfler le ventre à l’inspiration, il s’agit qu’à l’expiration le ventre perde du volume et qu’ensuite à l’inspiration ce volume soit récupéré. Oui, il y a une petite nuance. Une personne stressée à qui on va donner l’instruction le ventre va inspirer encore plus et puis se laissé expirer de façon passive. Les chiens de ce que je peux voir fonctionnent autrement, ils expirent de façon dynamique et se laisse inspirer de façon passive. En fait, il pousse pour vider leur poumon. Si on réfléchit d’un point de vue physiologique, c’est beaucoup plus intelligent de pousser pour vider quelque chose contenant de l’air qui a déjà servi que d’essayer de tirer pour remplir quelque chose qui est déjà rempli d’air qui a déjà servi.

D’un côté on cherche à remplir, à accumuler ce qui est déjà plein et de l’autre cherche tout le temps à vider pour qu’il ait un renouvellement maximal, optimal des poumons et donc ça se tient bien. On tient quelque chose d’assez intéressant au niveau respiratoire. Mais dont je n’ai jamais entendu parler ailleurs qui est assez passionnant. Ce qui est intéressant au niveau sous-respiration, c’est que dès que vous n’avez plus de mouvement vous mettez votre main sur votre nombril, si vous n’avez plus de mouvement au niveau de votre nombril vous pouvez estimer que vous ne ventilez pas suffisamment. Donc, vous êtes en train de compliquer le fonctionnement de votre corps, votre corps doit payer plus cher pour faire quelque chose pour vous maintenir en vie.

Ensuite, vous pouvez simplement amplifier votre mouvement respiratoire ou vous pouvez en plus chercher à le restructurer pour mettre du mouvement à l’expiration, vider au niveau de l’abdomen. La dernière chose que je veux faire, mais cette ouverture, cette expiration de l’abdomen doivent se faire sans qu’il soit contraction des côtes basses. Or, une personne stressée va expirer un petit peu comme ça, à comprimer en fait les abdominaux et à comprimer les côtes en même temps. Là à nouveau vous comprimez les intestins, vous ne laissez jamais les intestins en décompression. Alors que si vous arrivez à respirer en gardant les côtes ouvertes (j’appelle ça un peu la respiration des arbres qui ont toujours la respiration pleine et entière dans leur branchage), vous exprimez côtes ouvertes, vous aménager en fait une décompression des intestins. Et ça d’un point de vue fonctionnel, on se dit c’est très intéressant puisqu’on arrête de compresser tous ces petits vaisseaux contenus dans la paroi de l’intestin, et l’intestin lui-même. Donc, on optimalise, on facilite grandement les processus qui sont indispensables pour une digestion optimale.

X : Vu que là on est en format audio uniquement, ce n’est pas forcément très simple pour voir et pour décrire, je pense que même pour vous ça ne doit pas être très pratique pour décrire en détail comment faire cette respiration, mais je sais que vous avez une chaine YouTube, est-ce que vous avez partagé cette respiration sur une des vidéos de votre chaine ?

J-M : J’attendais d’avoir la confirmation qu’il y avait d’autres animaux que certains chats et certains chiens que j’ai pu côtoyer. Et là à la suite d’une sortie d’un jardin zoologique où je suis allé juste pour ça, j’ai pu voir des lémuriens qui respiraient de la même manière, un lion qui respirait de la même manière. Je sais que j’observe quelque chose qui ne tient pas de l’anecdote et donc je vais mettre en ligne sous peu une petite vidéo où on montre la respiration du chat. Ensuite, ce n’est pas une respiration qui est très simple à enseigner parce que les côtes basses sont très figées. Normalement, ça pourrait être mobile, ça pourrait rester aussi ouvert que celle d’un bébé. Mais concrètement, à cause de la position de la position sans doute verticale et du stress qui immédiatement renferme ces côtes et les fige. Donc, on se retrouve dans un état fermé et immobile. Il y a une sorte de travail préparatoire qui est de remettre du mouvement, réapprendre à la personne à remettre en mouvement ces côtes basses. Une fois que ceci est fait, la personne peut apprendre à s’entrainer, j’ai envie de dire à s’amuser à expirer en ouvrant les côtes.

X : Dans tous les cas, sachez que pour les personnes qui nous écoutent, sur les notes qui sont liées à ce podcast-là et qui seront publiés sur le site, je mettrais de toute façon un lien vers votre chaine où vous allez ajouter cette vidéo et où se trouve déjà un certain nombre de vidéos où vous expliquez différentes techniques de respirations qui peuvent déjà être une bonne façon de s’entrainer et de commencer à pratiquer si on a envie de le faire.

J-M : Oui bien sûr, il faut savoir qu’il a notamment une vidéo qui est intitulée : « Les 7 exercices majeurs de coach respiration ». Donc la coach respiration, c’est une approche que j’essaie de développer, de réduction des stresses par des mouvements respiratoires. On peut presque qu’appeler ça de la respiration en mouvement. Ces exercices vont contribuer à développer la capacité de remettre en mouvement des côtes basses, elles sont très liées à l’ensemble du fonctionnement du corps y compris les 2 autres points qu’il faudrait aborder sur la fonction des mouvements respiratoires. Je suppose qu’on va le faire.

X : Alors, allez-y ! Je vous laisse la parole (rire).

J-M : Alors, la deuxième conséquence majeure des mouvements respiratoires qui sont effectués ou non en fonction de l’état de respiration ou de sous respiration c’est la circulation lymphatique. On a tous en tête le schéma d’un cœur, des veines, des artères qui ferment en circuit fermé. On a des idées beaucoup plus floues du système lymphatique que l’on ne nous apprend pas à l’école et sur internet circule un certain nombre de schémas très étrange qui ne correspond pas à la réalité. Les systèmes lymphatiques, en on a deux. Ce sont des systèmes ouverts, ce n’est pas quelque chose qui circule, et il n’y a pas de pompe. Donc, c’est un système à circulation passive, mais pas vraiment. Il faut une pompe, c’est indispensable à lymphe, ce n’est pas que les globules blancs, c’est aussi un système de maturation. C’est un lieu de maturation des globules blancs. Et c’est un lieu de collecte des liquides situés entre les cellules.

Le système circulatoire, il a pour fonction principale d’amener de l’oxygène aux cellules. L’oxygène n’est pas un gaz qui se diffuse très bien par lui-même. Donc, il a besoin d’un transporteur. Les transporteurs, ce sont les globules rouges. Mais quand même si les globules rouges relarguent la molécule d’oxygène à 2 millimètres des cellules. L’oxygène pourra couvrir la distance jusqu’à la cellule. Les vaisseaux n’ont pas besoin d’aller jusqu’à la cellule, par contre toutes les cellules baignent dans un liquide. Et c’est dans ce liquide qu’elles vont rejeter les déchets qu’elles produisent. Et elles en produisent en permanence. L’un des déchets est le gaz carbonique, il se diffuse très bien dans les liquides et donc il va passer jusqu’au système circulatoire, et être capturé par les globules rouges à nouveau. Par contre, les toxines elles n’ont pas de réseaux particuliers. Dans le sens où elles ne seront pas captées par les globules et doivent être entrainées par la circulation de ce liquide intercellulaire dans lequel elle se trouve.

Le moteur de ce système lymphatique qui est extrêmement ramifié sans doute plus même que système circulatoire. Le moteur il se fait que c’est le mouvement du corps. Si le corps vous avez une stagnation lymphatique qui s’installent. On peut comprendre tout de suite l’intérêt du sport. Et quand on vous dit que la marche est excellente à partir d’un certain temps de pratique. Il faut savoir que c’est l’une des meilleures techniques de mettre votre lymphe en mouvement. Alors, on a deux systèmes lymphatiques qui sont non connectés. Le premier concerne le bras droit et au moins la partie droite de mon visage et tous les petits vaisseaux qui partent du bout de mes doigts et une partie de l’extérieur du crane (le cerveau n’a pas de système lymphatique) vont converger dans des canaux de plus en plus grands en diamètre et aboutir à un canal commun qui se déverse dans la veine sous-clavière. Donc sous la clavicule droite.

Le deuxième système lymphatique concerne tout le reste du corps. C’est-à-dire mes deux jambes, mon bras gauche et éventuellement une partie gauche de mon visage. Et tout mon tronc. Les vaisseaux dans les jambes remontent jusque dans le bassin et convergent dans quelque chose de particulier qui s’appelle le canal lymphatique thoracique. Qui est situé où ? Entre la colonne vertébrale et la masse viscérale. Ce n’est pas un endroit qu’on pourra masser de façon mécanique avec des doigts. C’est impossible. Qui est-ce qui s’occupe de mettre du mouvement sur cette zone là ? Eh bien, quand vous vous pliez vers l’avant ou sur le côté et surtout quand vous respirez avec la partie basse de votre abdomen. Si vous êtes en sous-respiration, vous êtes en compression des intestins quasi continuelle. En fait, vous êtes en compression continue et vous alternez entre compression et surcompression. Il se fait que vous masser assez peu les vaisseaux lymphatiques de façon optimale avec ce type de mouvement et donc au lieu de permettre au canal lymphatique d’être presser, relâcher, presser, relâcher à chaque inspiration, vous avez une compression un peu continue. La lymphe continue de circuler parce qu’il y a les valves antiretour qui permettent à chaque décompression partielle à la lymphe de progresser. Mais ce qui est excellent c’est si vous avez ds moments où votre ventre est en parfait relâchement. Et ce canal lymphatique, il va monter de la hauteur du nombril jusqu’à la clavicule — cette fois-ci la clavicule gauche — et se déverser dans la veine sous-clavière gauche.

Ce canal thoracique conçoit aussi les vaisseaux lymphatiques qui sont entre les côtes et les vaisseaux lymphatiques qui viennent des vicaires. Notamment, le foie. Vous imaginez l’importance d’enlever les toxines près d’un foie et des intestins. Très haut lieu de production de toxine. Ce n’est pas un problème si le corps produit des toxines, le problème est qu’on l’empêche de les éliminer à un taux suffisamment efficace. Et là nous avons un outil extraordinaire qui est la respiration. Il y a des respirations pour atteindre l’éveil, ce sont les respirations du yoga. Les respirations pour se vitaliser éventuellement, ce sont les respirations asiatiques liées aux gymnastiques asiatiques et vous pouvez imaginer des respirations qui ont pour but de masser votre système lymphatique au maximum au niveau du canal thoracique. Et voilà une des choses que l’on ne pense pas, on se dit « je ne respire pas trop bien, oui ce n’est pas bon pour mon oxygène », mais on là on vient quand même d’avoir un listing tout à fait impression qui peut expliquer tout à fait pourquoi une personne qui commence à être affecté très fort par les stresses au niveau respiratoire va très vite rencontrer des problèmes de santé. Parce que quand vous compliquez votre corps pour qu’il conserve son taux d’oxygénation, mais surtout son équilibre acide-base, sa flore intestinale et la qualité de sa digestion, donc, la qualité d’assimilation de tous les aliments et tous les micronutriments indispensables et ensuite que vous bloquez, limitez la circulation lymphatique. Ça veut dire que la respiration a vraiment un rôle majeur dans la santé, l’état de santé et la longévité que je vais offrir mon corps.

X : Alors, si une personne veut commencer à pratiquer concrètement dans son quotidien (alors après quel que soit un peu la nature des exercices) et effectivement comme on a dit précédemment les gens peuvent aller vers votre chaine YouTube où là vous donner des exercices, mais ma question c’est peut-être déjà de savoir est-ce qu’il y a des recommandations particulières en faire je ne sais pas une fois par jour ou au minimum 3 fois par semaine par exemple, quelle est votre recommandation de ce côté-là ?

J-M : Je pense que l’idéal serait de pratiquer en continu une respiration qui est équivalente d’une respiration de chat. Je trouve quand même paradoxal que le chat respire mieux que nous. Il y a quelque chose de pas vexant, mais c’est vraiment paradoxal. En permanence, ils sont en train de dormir et ils ont cette respiration parfaite avec une respiration qui est poussée.

X : Est ce que nous quand on dort, on ne retrouve pas un peu cette respiration naturelle ? (je ne sais pas si c’est le bon mot, mais vous voyez ce que je veux dire).

J-M : Non, on est dans un schéma respiratoire qui est comme miroir un peu inversé où on va tirer pour inspirer et puis lâcher pour expirer. Donc, quand on est très stressé éveilleur on on va tirer pour inspirer et pousser pour expirer, retenir pour expirer. On est bloqué à tout moment, mais la respiration la plus relax que l’humain adulte pratique c’est sa respiration de sommeil profond et c’est typique du moment où la personne ronfle. Et donc, dans le ronflement on a bien une inspiration qui tire et plutôt passive. En fait, quand on finit cette expiration, on devrait suivre l’expiration que pratiquent par exemple les chats. Une expiration où le diaphragme se relâche enfin, remonte très haut.

Un diaphragme qui se relâche ça part du bas des côtes lorsqu’il est contracté, mais quand il se relâche, il peut monter jusqu’à la hauteur des mamelons. Vous imaginez la course, l’amplitude de mouvements dont il est potentiellement capable. On ne peut pas restaurer du jour au lendemain cette amplitude de mouvement parce que quand vous contractez un muscle en permanence, il finit par se raccourcir. Donc, les personnes qui sont stressées depuis longtemps même si elle cherche à relâcher leur diaphragme, leur diaphragme ne va pas monter si haut que ça.

Donc, il ne va pas ménager tant d’espace que ça pour les vicaires trouve de l’espace supplémentaire pour bénéficier de zone de non-compression. Ça implique un travail (et là je réponds à votre question) à mon sens qui est un travail quotidien. S’il parle « continu » parce que théoriquement, c’est assez complexe. Je veux dire : on va sans cesse oublier de faire attention à sa respiration, mais au moins une fois, deux fois par jour, on est un temps de travail respiratoire de 5-10 minutes. Que si vous êtes en parfaite santé, écoutez, vous n’avez pas à faire d’effort particulier sauf si peut-être vous voulez vivre encore plus longtemps en bonne santé.

Pour une personne qui a des problèmes de maladies chroniques quel qu’il soit je pense que (ma conviction personnelle, c’est plus qu’une pensé) 10 minutes 2 fois par jour de ce type de travail respiratoire est extrêmement bien faisant.

X : Est-ce que vous avez constaté avec les personnes que vous avez accompagnées si justement le fait de faire ces exercices sur le long terme (surement après plusieurs mois de pratique) peut faire en sorte que dans les phases où on est concentré et on n’a pas forcément notre attention sur notre respiration on va avoir quand même tendance à respirer de façon plus profonde et plus apaisée ?

J-M : Ce que j’observe c’est que les exercices notamment les 7 exercices majeurs ont pour effet de modifier la respiration spontanée. Maintenant est-ce qu’elle va d’elle-même directement vers une respiration qui devient optimale en permanence ? Pas du tout, je n’y crois pas. Pour la bonne et simple raison que si on respire de façon impactée par le stress, ce n’est pas un hasard c’est une réponse du corps c’est normal. Notre corps pense faire ce qu’il faut, il nous croit en danger et nous met en situation de fuite ou combat. Alors, ce qui est étrange c’est que pour lui c’est respirer en haut et court. On peut se poser la question pourquoi ? Il n’y a pas la réponse dans les livres de physiologie, j’ai ma petite hypothèse personnelle. C’est que vous gonflez votre cage thoracique, vous donnez beaucoup de place au cœur pour qu’ils puissent battre vite et fort parce que c’est lui qui vous permettra de courir vite, c’est lui qui vous permettra de donner de la force lors du combat si vous devez en mener un.

Le problème c’est que si on vit dans cet état du soir au matin, du matin au soir, ce qui fait que le corps n’a pas été prévu pour ça. Par contre, l’effet de ces pratiques respiratoires est que vous mobilisez des zones du corps qui ne bougeait plus : les côtes basses, les diaphragmes... je ne dis pas qu’il ne bouge plus du tout, ce n’est pas possible parce qu’on étouffe, mais vous augmentez son amplitude de mouvement.

Donc, votre respiration spontanée est modifiée, par contre ça ne suffira pas pour qu’en permanence vous ayez une respiration parfaite. En revanche ce qui va se passer c’est que vous allez sentir lorsque vous vous asphyxiiez, là de façon nette vous allez vous rendre compte, là je ne bouge plus le ventre, là j’ai les côtes toutes renfermer, là je me tiens de façon tellement tordue que je suis en train de suffoquer. Alors qu’avant de pratiquer ce genre d’exercice, ça pouvait vous passer complètement inaperçues. C’est le cas pour la majorité des personnes. Sauf les personnes qui font des travaux de connexion un peu corporels tels que le yoga, le qi gong, quelque chose comme ça. Et ça, c’est très intéressant parce que les exercices ne font pas le travail à votre place, mais ça vous rend conscient de ce qui se passe à l’intérieur de votre corps.

X : Oui ça permet de se reconnecter.

J-M : Oui pour moi un travail respiratoire, c’est d’abord un travail de reconnexion aux sensations du corps. Notre corps sait très bien respirer. Et comment, il y a une coupure pardon. Lorsqu’il y a le stress, il y a blocage respiratoire et le corps cesse d’utiliser les respirations spontanées qui pourraient lui faire le plus de bien. Donc, dès que vous reconnectez un tout petit peu à une sagesse du corps, une connaissance intuitive du corps.

X : Bon bah écoutez là je pense qu’on a déjà parlé de beaucoup de choses, je sais que vous organisez des — pour les personnes qui nous écoutent et qui pourraient être intéressées, qui auraient envie d’aller plus loin — je sais que vous organisez des ateliers, est-ce vous pouvez nous en parler un peu de comment ça se passe ?

J-M : Oui, alors différents types d’ateliers. Il y a des ateliers de respiration où je crois que j’y arrive. Mon but est d’apprendre aux personnes à s’emparer des exercices de coach respiration qui permet de réduire certain type de stress. Ces ateliers peuvent durer un jour ou 3 jours. Alors, lorsqu’ils durent 3 jours, ils sont répartis. Les temps à consacrer au travail respiratoire sont entrecoupés de petite conférence, mais c’est très pratique, c’est très concret sur les techniques de réduction de stress qui ne peuvent pas être atteints par la respiration.

Par exemple, votre alimentation, il n’y a rien à faire. Si vous mangez des graisses inflammatoires et des sucres inflammatoires, ce n’est pas avec la respiration que vous allez annuler ça. Vous ferez moins de mal si vous respirez au mieux. Mais c’est intéressant de savoir que si vous voulez réduire l’ensemble des leviers de stress auxquels votre corps est exposé, vous devez aussi prêter attention au type d’aliment que vous consommez, la façon dont vous les préparez peut-être, aux stresses oxydatifs par vos postures, aux types d’activités, aux types de pensées que vous pouvez aussi avoir parce que ça une influence, et voilà, ça les stages de 3 jours.

Il y a une autre formule qui est de la pratique respiratoire en salle pour apprendre. Ensuite on va en milieu forestier parce que les arbres sont des outils extraordinaires pour réduire le stress et on va respirer en forêt, on va faire de la marche respirante en forêt, on va faire de la sylvothérapie, s’immerger au contact des arbres. Ça aide beaucoup à libérer le mouvement respiratoire.

X : Alors, est-ce que vous avez un site internet (je sais que je parlais de la chaine YouTube), une page Facebook ou des choses comme ça où les gens peuvent venir chercher plus d’information ?

J-M : Alors, vous pouvez pour la partie respiratoire, coach-respiration.com. Tapez juste « coach respiration », vous trouverez toujours. Pour la partie où il y a l’immersion en milieu forestier vous avez le site sylvothérapie.net où là, vous avez la composante « forêt » qui est présente et c’est un délice de respirer dans la nature. Ça rentre en synergie complète, quand vous êtes dans la nature vous changez votre respiration de façon spontanée et si en plus vous accentuez encore cet adoucissement respiratoire de façon volontaire alors vous arrivez à des états quasi méditatifs. Vous êtes dans un état de pleine conscience.

Alors que vous n’avez pas cherché à entrer dans ces états de façon volontaire, alors que vous n’avez pas cherché à faire de la méditation pleine conscience, vous êtes de fait et ça aussi ce sont de belles expériences qui sécurisent énormément le corps par rapport aux faits de respirer à nouveau de façon moins stressée parce que si on respire de façon angoissée le corps, c’est la physiologie fonctionnelle, le corps qu’il est en menace (j’en parlais tout à l’heure), il croit qu’il va mourir et il vous met dans des états pas possibles et au début quand vous essayer de sortir de cette respiration de survie, il y a une part en vous qui vous dit : « Mais non, tu ne peux pas respirer moins stressé parce que sinon tu vas mourir, c’est pour ton bien quand te mets dans un état pareil ». Et puis le corps le croit sincèrement, c’est son boulot, c’est comme ça qu’il est programmé. Donc, il y a un dépassement de cette peur à réussi.

Et le milieu naturel est quelque chose d’extraordinaire parce qu’on se sent un peu comme chez nous. Nous les humains qui venons de la forêt, de la nature et donc c’est vraiment une expérience qui peut être bouleversante. Vu que d’aller respirer pleinement à l’intérieur d’une forêt et du lien, la coupure qu’il y a entre soi et la forêt qui disparait. Vous avez tout d’un coup l’impression que la forêt qui vous entoure c’est une part de vous. C’est assez particulier. Et c’est infiniment doux.

X : En tout cas, vous nous avez donné envie d’aller tenter l’expérience et pourquoi pas de profiter des beaux jours qui s’annoncent pour aller essayer tout ça. Merci beaucoup, à une prochaine fois peut-être.

J-M : Oui avec plaisir Xavier. Très bonne continuation à vous et très bonne respiration à tous les auditeurs.

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