Parlons Forme #022 : Tout comprendre de l’équilibre acide-base

Pour se maintenir en bonne santé, notre organisme doit avoir un taux d’acidité équilibré.

Ni trop bas (trop acide), ni trop haut (on parle alors d’un taux trop « basique » ou « alcalin »).

Grâce à de nombreux systèmes régulateurs, le pH (la mesure permettant de définir si un milieu est basique ou acide) du sang reste toujours stable entre 7,38 et 7,42.

Si nous sortons de cette fourchette, c’est notre survie qui est en jeu.

Mais au-delà du système sanguin, ce sont aussi nos tissus qui peuvent subir les conséquences d’un environnement trop acide.

Cela explique pourquoi notre corps est prêt à tout pour contrecarrer cette acidité (parfois même au détriment d’autres aspects de notre santé).

Être dans un état d’acidose chronique est très dommageable car cela peut avoir les effets suivants sur notre organisme :

  • Les os se déminéralisent et se fragilisent
  • Les muscles s’affaiblissent
  • Le risque de calcul rénal augmente
  • Les tissus peuvent être moins sensibles à l’insuline
  • La sensibilité à la douleur peut augmenter
  • La tension artérielle peut augmenter, le système immunitaire être moins efficace, la fatigue s’installer…

Il est donc essentiel de s’intéresser à ce sujet surtout lorsque l’on sait que notre mode de vie actuel a vraiment tendance à faire basculer notre corps du côté acide de la balance !

J’ai donc invité Florence Piquet, auteure du Guide de l’équilibre acide-base, avec qui nous parlons de cette thématique et notamment de voies à suivre pour améliorer cet équilibre et avoir un corps moins acide.

Bonne écoute !

Au sommaire du vingt-deuxième épisode de Parlons Forme

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • Qui est Florence Piquet, quel est son parcours ?
  • La notion d’acide-base, de quoi s’agit-il ?
  • Pourquoi l’équilibre acide-base est-il important ?
  • Quels sont les effets néfastes d’un excès d’acidité sur notre santé et notre organisme ?
  • Quels sont les outils qui permettent de mesurer le taux d’acidité de notre corps ?
  • Les facteurs qui vont avoir un impact sur l’équilibre acide-base ?
  • Quels sont les types d’alimentation à privilégier pour maintenir notre équilibre acide-base ?
  • Est-ce que le sucre a une influence sur notre équilibre acide-base ?
  • Et beaucoup d’autres choses…

Télécharger le résumé de l’interview

Liens cités dans cet épisode

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Découvrir une autre discussion passionnante

Pour compléter cette interview, je vous propose de (re-)découvrir cette discussion avec Magali Walkowicz où nous parlions de la notion d’indice glycémique.

Il est essentiel de faire attention à ne pas trop consommer de sucre au quotidien car les effets sur le long terme peuvent être graves.

Dans ce podcast, Magali nous donne plein de conseils pratiques (pour les petits et les grands) pour adapter notre alimentation.

Episode à écouter ci-dessous ou téléchargez-le au format MP3 (Clic droit / Enregistrer sous…)

Accéder aux notes de cet épisode

Xavier : Bonjour Florence et merci de m’accompagner pour ce podcast.

Florence : Bonjour Xavier.

X : Alors pour commencer, est-ce que vous pouvez vous présenter et nous en dire un petit peu plus sur votre parcours et sur ce que vous proposez ?

F : Donc je m’appelle Florence Piquet. Je suis, disons, diététicienne nutritionniste. Alors je dis, disons, parce que je trouve que c’est peut-être un peu réducteur étant donné que j’ai commencé mon parcours de façon significative dans un magasin de diététique comme vendeuse-conseillère. Et c’est ce qui m’a permis d’avoir une ouverture et une vision globale sur la santé, sur l’alimentation, et une approche naturopathique. Ensuite j’ai souhaité me professionnalisai, donc c’est pour ça que j’ai repris de études pour devenir diététicienne nutritionniste. Et puis, dans le même temps j’ai fait une formation de sophrologue parce que j’ai trouvé que c’était complémentaire la sophrologie, la gestion du stress était importante, il y a avait souvent un impact dans le domaine de la nutrition. Bon, j’ai un parcours assez éclectique, assez vaste, mais quand même avec un fil rouge, puisque j’ai aussi fait une formation de formatrice professionnelle d’adulte pour apprendre à animer un groupe, gérer un groupe et à l’accompagner. Voilà, ça me semblait important et ça a abouti aussi au projet, enfin qui est plus qu’un projet maintenant, à la réalisation qui est nutrition sereine. C’est-à-dire un concept que j’ai mis sur pied à un mode d’accompagnement qui me permet de m’adresser à la fois au groupe et à chaque personne individuellement. Donc c’est un parcours assez vaste, assez large et j’en suis fier.

X : Eh bien, vous avez raison. Vous n’avez pas parlé dans votre présentation, mais du coup vous êtes aussi l’auteur du livre qui s’appelle « Le guide de l’acide-base ». Ce sujet va être la thématique principale de notre discussion parce que, finalement je constate assez souvent, à la fois c’est un concept qui ne va pas forcément être très connu et qui du coup va être encore moins maitrisé par les personnes qui ne sont jamais vraiment intéressées à la nutrition alors que finalement, c’est une notion qui est assez fondamentale à connaitre. Je vous propose de commencer par la base et est-ce que vous pouvez nous dire à quoi correspond cette notion d’acide-base ?

F : Oui. Alors déjà je me permets de vous reprendre, c’est le « Guide de l’équilibre acide-base », pas le guide de l’acide-base.

X : Alors d’accord, c’est une faute pourtant je l’avais bien noté. (rires)

F : Donc c’est le « Guide de l’équilibre acide-base » effectivement qui est paru aux éditions Thierry Souccard qui reprend une notion importante de santé. Une notion qui n’est pas abordée dans l’approche classique de nutrition et de diététique. Et qui pourtant est fondamentale. Donc c’est vrai que c’est une approche qui, jusque-là, était très utilisée par les naturopathes, l’approche naturopathique dont je vous parlais tout à l’heure en magasin diététique ou dans ces milieux-là. En fait des chercheurs se sont penchés sur cette question et ont argumenté de façon scientifique ce que les naturopathes utilisaient depuis longtemps, ce concept d’acide-base. Alors de quoi s’agit-il ? En fait, notre organisme a besoin de certaines conditions, ce n’est pas optimal, mais au moins acceptable pour bien fonctionner. Pour que chacune de nos petites cellules fasse bien leur travail. Elles ont besoin d’un environnement favorable. Alors en général on connait certains nombres de choses au niveau de notre physiologie. C’est à dire notre corps doit avoir une certaine température, si on est trop au-dessus, si on a de la fièvre on sait qu’on ne va pas bien et notre métabolisme se fait beaucoup moins bien. Si on est en dessous, c’est pareil. Donc voilà, des conditions de température, des conditions de pression sanguine, des conditions physiologiques optimales. Et de la même façon, on doit surveiller le taux d’acidité, c’est-à-dire notre corps et nos cellules, pour bien fonctionner, ne doivent pas se trouver dans un environnement trop acide. Donc l’équilibre acide-base c’est ça. C’est un des grands équilibres métaboliques qui permet à notre organisme de bien fonctionner et qui est garant de notre bonne santé. Est-ce que j’ai été suffisamment explicite ?

X : Oui tout à fait. Alors pourquoi le fait d’être en équilibre est aussi important et qu’est-ce qui peut se passer si jamais on se retrouvait dans une situation où notre corps globalement serait trop acide ?

F : Alors pourquoi il est important ? Parce qu’on est programmé comme ça. Par exemple le pH de notre sang, quand on parle d’acidité, je vais expliquer aussi les mots, je parle de pH. Le ph c’est l’unité de mesure de l’acidité qui veut dire pour les personnes qui n’auraient pas fait de chimie : potentiel hydrogène. Hydrogène parce que ce sont les ions hydrogènes qui sont marqueurs de l’acidité. Quand il y a beaucoup d’ions hydrogène, le milieu est très acide et quand il y en a moins, le milieu est moins acide. Donc le pH qui est donc cet outil qui nous permet de mesurer l’acidité, qui est une échelle qui va de 0 à 14. Sachant que 0, c’est très acide et 14, on est plutôt dans ce que l’on appelle l’alcalinité. On fait alcalin, basique, c’est l’inverse de l’acidité. Et à 7, on est au milieu de l’échelle et c’est la neutralité, ni acide ni basique. Et en fait le pH pour revenir à notre sang, le pH du sang lui est très régulier, très constant. C’est-à-dire qu’il varie très peu et parce qu’il en va tout simplement de notre survie. Donc le pH sanguin ne doit pas varier et pour ça, notre corps a des systèmes de régulations très puissants pour maintenir le pH sanguin dans une fourchette optimale. Sauf que notre hygiène de vie, notre mode de vie actuelle est très acidifiant et notamment l’alimentation. On verra pourquoi tout à l’heure. Et cette acidité qui est produite par l’organisme à cause, notamment, de l’alimentation va être chassée du sang. Le sang lui ne doit pas s’acidifier trop et va aller se loger dans les tissus. Disons que notre corps a des systèmes de régulations pour rejeter cette acidité en trop. Sauf qu’il arrive que les systèmes de régulations soient un peu moins performants. Par exemple les reins qui sont un système de régulation d’évacuation. Et les reins avec l’âge évidemment sont un petit peu moins performants. Et souvent, en même temps il y a un deuxième processus qui fait que ces systèmes de régulations peuvent être débordés. Mais vraiment débordé par le flux d’acidité ambiante. Donc les 2 mécanismes conjugués font qu’il y a quand même une acidité qui s’installe dans l’organisme et c’est ce qu’on appelle « l’acidose chronique à bas bruit » ou « l’acidose chronique ». C’est-à-dire une acidose qui s’installe tranquillement dans l’organisme. Et l’organisme baigne en permanence dans une acidité ambiante. Donc ça, c’est fort dommageable pour notre santé.

X : Du coup quelles sont les conséquences ? Je suppose qu’on peut déjà avoir des premiers ressentis à court terme, alors je suppose que sur le long terme ça peut être d’autant plus grave.

F : Oui en fait les premiers ressentis ça va être probablement la fatigue, des courbatures, divers problèmes qui peuvent être variés aussi d’une personne à l’autre en fonction de sa sensibilité. Puisqu’on n’est peut-être pas tous égaux. Donc nous devant cette acidité, on ne la gère pas forcément de la même manière. On ne la supporte pas de la même manière. Il faut penser aussi que chacun à une constitution particulière, ce que les naturopathes aussi ont bien compris. Et qu’en fonction de notre constitution, on ne va pas tolérer l’acidité de la même façon. Donc l’organisme va plus ou moins trinquer. Effectivement il y a des conséquences à plein niveau. Au niveau du système immunitaire aussi il y a des conséquences. Mais il y a des conséquences qui sont plus documentées scientifiquement que d’autres. Et en fait il y en a principalement 3 qui sont vraiment documentés. Ce sont les effets sur notre squelette. Les effets aussi sur nos muscles et les effets sur nos reins. Sachant qu’effectivement comme vous le disiez il y a tout un tas de maux périphériques qui s’installent, qui sont peut-être moins documentés scientifiquement, mais qui ne les empêchent pas d’exister ou qui ne nous empêchent pas de les ressentir.

X : Alors est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus justement sur ces 3 types d’effets ?

F : Oui. Alors sur notre squelette en fait ce qui se passe c’est que, notre squelette est un tissu vivant qui se renouvelle en permanence, qui est fait d’une trame protéique et de calcium. C’est une grosse réserve de calcium. Et en fait pour le corps, pour tamponner cette acidité, va aller chercher dans nos réserves des matières (des molécules) qui vont servir de tampon, pour tamponner. C’est à dire pour contre balancer cette acidité. Et il s’avère que le calcium est un minéral qui va permettre de tamponner cette acidité. Donc quelle belle réserve qu’est notre squelette ! Notre organisme va puiser dans cette réserve de calcium pour tamponner. Et bien sûr ce calcium peut faire défaut à notre squelette qui à la longue si notre corps baigne en permanence dans une acidité ambiante (cette fameuse acidose chronique) notre squelette peut en souffrir, se déminéraliser, se fragiliser vraiment jusqu’à l’ostéomalacie, l’ostéoporose à terme. Alors les muscles c’est un petit peu le même phénomène. Les muscles font s’affaiblir. C’est une fente musculaire qui se passe. C’est un peu le même processus sauf que là ce n’est pas avec le calcium, mais c’est un acide aminé, c’est-à-dire un des constituants des protéines qui va servir de tampons à l’acidité et qui va entrainer une fente musculaire prématurée. La fente musculaire c’est un phénomène naturel avec l’âge, mais avec l’acidité c’est un phénomène qui va s’accélérer. Et puis au niveau des reins, le calcium que nous avons remis en circuit tout à l’heure qui vient de nos os va passer par les reins pour être éliminé avec les risques de former des petits cailloux, et donc des calculs. Donc l’acidité va favoriser les calculs rénaux. Quel programme n’est-ce pas ? (rires)

X : Est-ce qu’à l’inverse on peut avoir un corps qui serait trop alcalin ?

F : Alors c’est vrai qu’en conférence on pose souvent la question. À part certaines pathologies qui, éventuellement, entrainent l’alcalinité des urines. Ce qui ne veut pas forcément dire que le corps sera alcalin. À mon avis, ce n’est pas vraiment possible. C’est difficile au sens où notre mode de vie quand même nous tire vraiment vers l’acidification à la fois par l’alimentation, par la pollution, par la respiration courte que nous avons parce que les poumons sont aussi un de mécanismes de régulations qui permettent de chasser l’acidité. Et donc notre alimentation, la pollution, la respiration courte, le stress, tout ça a tendance à vraiment nous amener vers une acidité. Donc à moins de vivre comme un ermite de manger hyper correctement et encore.... Est-ce que de vivre isoler comme un ermite, ça ne peut pas créer du stress, la sagesse suprême peut-être (rires) ? Alors par contre, il peut avoir un terrain alcalin ou à partir du moment ou peut-être, on a une alimentation très végétale et très végétarienne, ça, c’est possible.

X : Mais après ce n’est pas une inquiétude à avoir en tout cas.

F : Non, je ne crois pas. C’est vraiment l’inquiétude du côté de l’acidité.

X : Est-ce qu’il existe des outils ou des moyens pour mesurer son acidité en tant qu’individu ?

F : Oui. En fait c’est le test de pH urinaire qui permet de voir un petit peu de voir où on en est. C’est un indicateur. C’est un test que l’on fait grâce à des bandelettes de papier pH qu’on achète en pharmacie ou en magasin diététique. C’est des bandelettes de couleurs. Et puis on prend la mesure soit en mettant les bandelettes sur le jet urinaire soit en récoltant son urine dans un récipient propre et en trempant très brièvement la bandelette dans l’urine. Et ces bandelettes sont faites de telle sorte qu’elles ont une échelle colorimétrique que l’on peut après comparer sur la boite. En fonction de la couleur obtenue, on connait le pH urinaire. Alors c’est un processus quand même qu’il faudrait faire plusieurs fois par jour et plusieurs jours de suite. Et noté pour calculer un pH moyen parce qu’il y a quand même des facteurs qui peuvent faire varier le pH urinaire notamment le stress, un repas trop copieux, du sport, etc. Donc il vaut mieux le faire sur une période de 5 à 15 jours. J’explique ça dans mon livre comme ça, ça permet de bien suivre le protocole. Et après d’interpréter le résultat en fonction du pH que l’on a obtenu. On sait où on en est si on est plutôt acide, si on est plutôt alcalin comme vous le disiez tout à l’heure. Donc si on est plutôt alcalin — c’est ce que je dis dans le livre, enfin, hors pathologie qui entrainerait ce pH, donc à voir avec le médecin aussi et chaque personne qui se connait. Mais c’est qu’en général, on peut avoir déjà de bonnes habitudes alimentaires notamment installées du type végétarisme ou pour le moins une alimentation très végétale. Donc c’est vrai que c’est un moyen qui nous permet déjà de savoir où on en est. Le test du ph urinaire nous permet de savoir où on en est, à savoir qu’il ne faut pas prendre le pH sur les premières urines du matin qui elles, sont très acides. Et c’est normal, il y a toute l’élimination de la nuit. Donc celles-là, on ne les prend pas. On prend d’autres mesures dans la journée, 3 fois à distance des repas.

X : Vous les avez évoqués à quelques reprises depuis le début de notre discussion, mais quels vont être les facteurs qui vont avoir un impact sur l’équilibre on va dire (parce que j’ai hésité entre l’acidité et l’alcalinité) ?

F : Eh bien, sur notre équilibre acide-base vous pouvez dire. Les facteurs qui vont influencer notre équilibre acide-base, généralement dans notre société où il est influencé pas forcément dans le bon sens. Donc ces facteurs, c’est essentiellement l’alimentation, ce dont je traite dans mon ouvrage. Mais on sait qu’il y a bien d’autres facteurs, je les évoquais tout à l’heure. Il y a cette fameuse gestion du stress. Le stress nous acidifie par d’autres mécanismes. Le fait que, peut-être, on ait une respiration courte, ça favorise, vous voyez cette respiration qui n’est pas une respiration ample et profonde. Donc là pour rectifier ce genre de chose, c’est l’accompagnement global ou la prise en charge globale dont je vous parlais au tout début quand je me suis présentée. C’est à dire, là on va réapprendre à respirer, à gérer le stress, à se calmer et à avancer en toute sérénité, le plus serein possible en tout cas. Et puis l’alimentation est un facteur majeur bien sûr (là on est en plein dans mon domaine).

X : D’accord. J’avais peut-être une suggestion. En tout cas, c’est une idée qui m’est venu, c’est que du coup, le fait de pratiquer une activité physique qui potentiellement a aussi de l’impact sur les notions de stress et si on fait un effort qui va « forcer le corps à respirer plus profondément et donc à renouveler l’air de ses poumons et tout ça, je suppose que ça peut être des bonnes pratiques aussi pour éventuellement avoir un impact sur l’équilibre.

F : Bien sûr. Justement, le sport aide à réguler le stress, aide à décharger. Donc on va décharger en plus. Effectivement, on va développer la capacité respiratoire, amplifier notre respiration et favoriser l’évacuation des acides par le poumon, aussi par la peau et par la sueur. Après l’activité physique, je pense qu’il faut faire aussi attention parce qu’une activité physique intense peut être acidifiante, il y a d’autres mécanismes aussi : bon déjà, l’acide lactique… Mais voilà. Une activité physique oui, intensive où vous savez, les personnes qui sont toujours en compétition, il faut faire très attention et être vigilant effectivement. Mais l’activité physique, j’allais dire, modérée, accompagnée, c’est oui, quelque chose de très favorable avec une alimentation qui va avec ou des boissons qui vont avec et faire en sorte de désacidifier son organisme. Effectivement, c’est une des bonnes pratiques. J’aime bien parler aussi, quand on parle d’activité physique, de mouvements. Parce que le mouvement, on est aussi dans une certaine fluidité, pas forcément en force, quelque chose qui serait en force et qui serait toujours dans la performance.

X : L’idée globalement c’est de bouger au quotidien et de ne pas forcément être dans la performance ou la compétition. Parce que de toute façon la plupart des gens à part les sportifs qui vont être vraiment plus investis ça va être ça quoi.

F : Oui. Voilà être aussi dans le côté plaisir de bouger, de retrouver le contact avec son corps et de développer sa capacité respiratoire en conscience, etc. On est à la fois dans une gestion du stress et en même temps dans le côté physiologique bon pour la gestion des acides.

X : Vous avez évoqué qu’à priori le facteur principal qui va avoir un impact sur l’équilibre acide-base c’est notre alimentation. Du coup quels sont les types d’aliments qu’il faut potentiellement privilégier et ceux à limiter parce qu’ils ont tendance à acidifier le corps.

F : Alors globalement, pour te dire qu’il y a deux grandes familles. Il y a la famille des aliments acidifiants, et la famille des aliments alcalinisant (alcalinisant qui est le contraire d’acidifiant). Alors on dit aussi alcalinisant ou basifiant. Il y a deux termes. Donc comme quoi la catégorie est drôlement plus importante puisqu’il y a deux termes pour les nommer. Alcalinisant et basifiant. Alors que pour les aliments acidifiants, il n’y a qu’un terme. Les aliments acidifiants c’est quoi ? Je rentre direct dans le vif du sujet. C’est tout ce qui est viande est dérivé. Tout ce qui est aliment protéique, lait et dérivé (yaourt, fromage, etc.) et pain, céréale et dérivé. Si on s’arrête-là on s’aperçoit quand même que l’alimentation moderne, celle qui nous est proposée à grande échelle irait beaucoup vers tout ça. Ne serait-ce que si on regarde une pizza. C’est quoi ? C’est de la pâte, donc c’est de la farine. C’est donc des céréales. Les pâtes c’est pareil. Il y a un petit peu, je ne sais pas si vous cernez par rapport à notre alimentation moderne, notre schéma alimentaire.

X : Oui, oui, c’est ça. Est-ce que le sucre a aussi un éventuel impact sur l’acidité ?

F : C’est une bonne question. Parce qu’en fait les naturopathes dans cette approche-là, de tout temps, c’est dit qu’effectivement le sucre était acidifiant. Or il se trouve que, dans l’ouvrage que j’ai écrit et qui se base sur des recherches, sur des résultats de recherche de chercheurs spécialisés dans l’équilibre acide-base de par le monde et qui ont établi une base de données des aliments avec leur potentiel acidifiant ou alcalinisant. Et bien eux, ils ont trouvé que le sucre était neutre. Alors évidemment ça soulève un petit peu la controverse parce qu’on sait très bien que le sucre n’est pas bon. Pour la santé. En même temps moi, ce que je dis souvent c’est que même si le sucre est dit neutre dans cette approche, ce qui leur a fait en fait déterminer le potentiel (on va en parler aussi), moi je dis quand même que ça reste du sucre. Donc même dans l’approche classique en diététique, le sucre doit rester à sa place.

X : Oui c’est ça. Au-delà de cette question d’acidité il y a tellement d’autres raisons pour lesquelles limiter sa consommation de sucre en fait.

F : Voilà. C’est-à-dire que si déjà le sucre vient provoquer trop d’acidité, c’est déjà qu’on en consomme trop. Parce que déjà dans une, alors je n’aime pas ce mot-là, mais c’est comme ça qu’on l’appelle : une ration alimentaire journalière de sucre en tant que tel et les produits sucrés. Ça comprend tous les produits sucrés où le sucre est caché donc biscuits, bonbons, toutes les friandises, boissons, sodas, etc. Normalement, le sucre doit avoir une place très très faible pas plus de 10 % de la ration calorique. Et même je dirai c’est un grand maximum. Il peut ne pas y être et il ne nous manquerait pas. On trouve du sucre dans les fruits, du sucre naturel dans les fruits secs. Il n’y a pas de problème, on peut tout à fait se passer du sucre à part pour le plaisir. Mais s’il en vient à acidifier, c’est qu’il est trop présent. Déjà, il y a ce problème. D’après cette approche, il est neutre. Je finis quand même pour vous présenter les 2 catégories. Donc on a vu la première-là qui était viande, lait, céréale et dérivés. Et la deuxième famille qui est celle des aliments alcalinisant, on a les légumes, les fruits, les herbes et les épices. Et les eaux minérales. Vous voyez dans la balance quand même que le côté acidifiant pèse lourd.

X : En tout cas oui, si on suit une alimentation standard, on va dire.

F : Standard, voilà. Si on n’est pas un peu attentif et on comprend avec ces 2 familles-là qu’il est important d’aller vers une alimentation végétale avec une forte dominante de légume et de fruit et d’herbes aromatiques et d’épices pour contre balancer l’acidité des autres aliments qui, pour certains, sont nécessaires quand même, il ne faut pas l’oublier.

X : Est-ce qu’il y a vraiment cette notion justement d’équilibre ou de balance ? Je dis n’importe quoi, imaginons que je mange 50 g de viande et je mange 50 g de haricots verts imaginons, au final la balance est à 0 et c’est bon ou je suppose que c’est peut-être un peu plus complexe que ça quand même ?

F : Alors c’est un tout petit peu plus complexe. En fait les chercheurs dont je vous parlais out à l’heure ont mis au point un indice qui s’appelle « l’indice PRAL ». Ce sont quatre lettres qui veulent dire en anglais Potential Renal Acide Load. Ce qui veut dire en français : Charge Rénal Acide Potentiel. Et cet indice est un indice chiffré qu’ils ont calculé, ils ont une formule que je ne vous dirai pas, ça aussi bien secrète. Donc on aboutit à un chiffre et ce chiffre est un indicateur pour nous dire si l’aliment a un potentiel acidifiant, un potentiel alcalinisant ou si l’aliment a un effet neutre sur l’équilibre acide-base. Donc quand le PRAL est négatif, l’aliment à un effet alcalinisant. Et quand le PRAL est positif, l’aliment à un effet acidifiant.

X : Donc ça veut dire qu’au sein des aliments qui vont être alcalinisant par exemple, il y en a qui vont être un peu alcalinisant et d’autres qui vont l’être beaucoup plus ?

F : Exactement. C’est vrai que quand j’ai constaté un petit peu les données, j’ai fait une échelle et j’ai fait en sorte qu’on puisse les classer sur une échelle de faiblement acidifiant, moyennement acidifiant ou fortement acidifiant. Et pareil pour alcalinisant, faiblement alcalinisant, moyennement alcalinisant ou fortement alcalinisant. Donc je reprends votre exemple de tout à l’heure avec 50 g de viande et 50 g de haricots verts, la viande ou le poisson peuvent être fortement acidifiants avec un PRAL de 12, 15 ou 18. Alors que les légumes vont être généralement alcalinisant, mais plus faiblement avec peut-être un PRAL de moins de -4, -5 pour 100gr. Donc vous comprenez bien que même 50gr de viande avec un indice PRAL de 15 aura du mal à être compensé avec 50 g de haricots verts, avec un indice PRAL de -2, -3. C’est un peu mathématique comme approche, mais ça permet de comprendre qu’effectivement pour compenser l’acidité d’un apport de viande ou de poisson, il va falloir consommer une quantité de légumes au même repas non négligeable. À la fois en entrée, en légume cuit, et voire, quelque chose à une préparation à base de fruit. Est-ce que c’est clair ?

X : Oui oui, c’est clair. C’est suffisamment clair pour moi. Vu qu’on veut essayer de tendre vers une alimentation qui va être la plus alcalinisante possible pour contre-balancer les effets de notre mode de vie, est-ce qu’il y a vraiment des types d’aliments qui ont un très fort pouvoir alcalin ?

F : Alors déjà, les fruits secs par exemple. Ça se comprend parce que l’eau ayant été retirée, il y a une concentration au niveau des minéraux, une concentration au niveau de la matière sèche. Donc les fruits secs vont être des aliments qui peuvent compenser le sucre dont on parlait tout à l’heure et qui sont tout à fait bénéfiques. Alors je m’étais fait un petit top là, par exemple la banane séchée est celle qui arrive en premier. Avec un PRAL de -22,5. Ce n’est pas mal !

X : Ah oui, effectivement !

F : Ensuite vient l’abricot sec. Avec un PRAL de -21,7. Alors ce n’est pour ça qu’on va en manger en longueur de journée. Mais vous parliez des sportifs tout à l’heure, c’est un carburant qui est intéressant. Parce que c’est un apport de sucre naturel, en même temps de minéraux, et en même temps on est dans une alcanisation. Donc c’est vrai que c’est très intéressant. Après parmi les légumes c’est pareil. Il y a des légumes qui vont être plus alcalinisant que d’autres. Ce n’est pas forcément ceux qu’on consomme le plus, mais par exemple celle qui vient en tête dans mon classement c’est les bettes ou les blettes avec un PRAL de -12,4. Là, on est dans le top. Ou sinon dans une moyenne de 10 on a les épinards par exemple ou le cresson. Les épinards crus aussi qui sont à -11,8. Donc une petite salade d’épinard cru, très bon.

X : Alors pour moins se mettre la pression, vous allez nous le dire en fonction de votre réponse, c’est plus pour les personnes qui nous écoutent. Cette recherche de l’équilibre, je pense qu’elle se fait de façon globale en fait. Et ce n’est pas parce qu’on va faire un repas ou même une journée déséquilibrée parce qu’il y a un évènement en particulier que ce n’est pas ça qui va avoir un impact majeur sur notre santé, c’est plus nos habitudes aux quotidiens.

F : Je pense qu’il ne faut pas culpabiliser. La culpabilité doit être acidifiante aussi donc ce n’est pas la peine. Donc je pense que c’est plutôt un équilibre à faire et après il y a certaines astuces effectivement. Donner la priorité aux végétaux en retrouvant des végétaux de qualité qui ont bon gout et de faire en sorte que ce soit les végétaux qui est la place d’honneur dans notre alimentation. Sachant que je comprends tout à fait que nous sommes dans une société ou la tentation est grand à tous les coins de rue, à tous les coins de rayons. Ce qu’il y a c’est qu’après il y a d’autres petites astuces par exemple. On sait que notre corps a besoin de protéine. On a besoin pour toutes nos fonctions, pour nos enzymes, pour nos anticorps, pour nos muscles, pour vivre tout simplement nous avons besoin de protéine. Or souvent, les aliments protéiques qui sont mis en avant sont souvent la viande, le poisson, les produits animaux avec argument que ce sont des protéines de bonne qualité et qu’il n’y a que celles-là qui vont. Personnellement, je pense que les protéines végétales sont aussi très bonnes. Donc les protéines d’origine végétale c’est quoi ? Ce sont les légumineuses par exemple. On en trouve aussi dans les céréales. Donc c’est ce que font les végétariens et ils se portent en général très bien. Alors, sachant que les végétariens généralement peuvent consommer aussi des œufs et un peu de produits laitiers. Mais tout ça est une question d’équilibre et sachant aussi que les légumineuses ont souvent mauvaise presse dans notre société pour la digestion, parce qu’il faut les préparer, parce qu’il faut y penser que ça peut être un peu long. C’est une question de volonté, mais je pense que ça peut être intéressant parce que les légumineuses nous apportent des protéines et dans le même temps, elles sont moins acidifiantes que les produits animaux. Donc elles vont avoir un indice PRAL nettement inférieur. Et donc elles seront plus facilement compensées par les végétaux. C’est à dire pourquoi penser l’acidité des légumineuses qui vont être tout de même acidifiante, mais faiblement. Il va falloir consommer moins de fruits et légumes pour compenser cette acidité. L’équilibre sera plus facile à faire et à respecter.

X : Oui. On n’aura pas besoin de manger 500 g de haricots verts pour compenser 100 g de lentille quoi.

F : Exactement ! 500 g de haricots verts il va les falloir pour compenser peut-être 80 ou 100 g de viande. Encore quand je dis 80 ou 100 g de viande je suis loin du compte parce que c’est rare que les portions fassent 80 ou 100 g. C’est vrai que si on va dans les restaurants, on s’aperçoit que les steaks sont de plus en plus grands. Et l’accompagnement réduit comme peau de chagrin. Alors qu’effectivement si on mange des lentilles, 100-200 g de légume suffiront.

X : Bon, en tout cas, si les personnes qui nous écoutent ont envie d’aller plus loin, juste pour dire que je ne vais pas toutes les citées, mais voilà, vous avez passé au crible et on va dire rassembler 19 familles d’aliments au sein du livre avec bien entendu les fruits et légumes. Mais justement aussi les viandes, les poissons, les crustacés, les herbes et épicez, les noix, les graines, etc. Il y a cette notion d’indice et du coup de classement entre plus ou moins acidifiant ou alcalinisant qui est mise à disposition directement dans le livre.

F : Oui voilà. C’est des clés pour pouvoir faire soi-même, composer ses menus de façon à la fois équilibrée d’un point de vue diététique et nutritionnel et équilibré du point de vue équilibre acide-base. Donc on peut voir déjà dans ce classement ou se situe l’aliment en question, celui qu’on convoite et comment on peut s’arranger pour faire au mieux dans son repas.

X : Bon, eh bien, en tout cas, merci pour ces réponses et ces éclaircissements.

F : Avec plaisir.

X : Et du coup au-delà justement de cette notion importante, mais qui reste malgré tout spécifique en fait la nutrition c’est un sujet qui est bien plus global et du coup vous proposez un programme d’accompagnements qui va dans le sens ?

F : Oui, c’est ce dont je vous ai parlé au début. Ça s’appelle la nutrition sereine. C’est un accompagnement innovant je dirais, que j’ai créé en ayant tiré un petit peu les leçons de mon parcours, des consultations de diététique et ayant constaté la difficulté qu’il y avait parfois à mettre en œuvre de nouvelle habitude alimentaire et de nouvelles habitudes d’hygiène de vie en général parce que c’est parfois le parcours du combattant déjà avec soi-même. Parce qu’on est confronté à sa vie quotidienne, à son rythme, à ses contraintes. Et parfois par rapport à l’entourage quel qu’il soit, que ce soit l’entourage proche, la famille ou les collègues, la société en général. Il n’est pas toujours évident de choisir de changer. Il faut avoir une sacrée motivation, une sacrée volonté et puis de tenir la distance aussi parce qu’il y a toujours des pressions à droite à gauche qui ne sont pas toujours évidente. C’est vrai qu’en consultation je m’étais rendu compte que ce n’était pas forcément évident pour une personne seule de changer. Donc je me suis dit tiens il y a peut-être quelque chose à faire et pour agir collectivement, agir en groupe. Déjà le groupe permet d’avoir un échange, de voir aussi qu’on n’est pas tout seul. Qu’on n’est pas tous seuls avec ses problèmes ! Pas mal de personnes peuvent partager les mêmes problèmes ou les mêmes contraintes que nous. Donc c’est quand même assez rassurant. Et puis c’est un lieu d’échange d’expérience qui permet d’avancer. La nutrition sereine c’est ça. C’est un concept, une approche qui est basée à la fois sur le collectif et l’individuel. L’individuel c’est bien parce que c’est bien de prendre soin de soi. C’est tout à fait normal et même conseillé. Et en groupe, ça permet aussi d’apporter d’autres notions à la fois de soutien purement pour le cheminement, mais aussi d’aborder d’autres valeurs, le groupe pouvant devenir une communauté à la fois de soutien, une communauté pour avancer ensemble vers des initiatives aussi que l’on peut faire ensemble qui font que c’est plus facile de cheminer quand on est ensemble que quand on est tout seul.

X : Et du coup c’est un programme qui se passe en ligne ou c’est en présentiel ?

F : Alors en fait de ce point de vue là je prends un peu le contre-pied de ce qui se développe actuellement puisque pour l’instant au moins, je ne sais pas dans l’avenir, mais je ne souhaite pas le faire en ligne au sens où justement la philosophie de nutrition sereine, c’est l’humain. Donc c’est de se retrouver ensemble dans un lieu. Moi, de ce point de vue là j’ai prévu de me déplacer, c’est à dire de me déplacer auprès du groupe qui pourrait de former ou qui serait déjà formé. Et le fait d’être ensemble de vivre des journées puisque ce sont des journées que je propose, des journées réunion pendant lequel nous travaillons ensemble, nous réfléchissons de façon conviviale sur des thèmes. En plus, on passe un bon moment, le temps du repas est ensemble. Donc ce sont des journées ou l’on se retrouve et où on peut échanger, partager, travailler, trouver des solutions ensemble.

X : Bon, du coup, où est-ce qu’on peut orienter les personnes qui nous écoutent pour vous suivre et puis en savoir plus sur vos activités ?

F : J’ai un site qui s’appelle nutritionserein.fr. J’ai aussi une page Facebook « Florence Piquet dièt nutritionniste ». Il y a aussi une page « Facebook nutrition sereine » qui est peut-être moins active pour l’instant que ma page Facebook personnelle puisque sur ma page Florence Piquet dièt nutritionniste, j’annonce aussi les évènements à venir et là j’ai annoncé mes prochaines interventions au salon Bio & Co de Strasbourg Automne qui aura lieu du 26 au 29 octobre 2018. Et pour ma part, j’y serai les 27 et 28 octobre, à la fois pour 2 conférences suivies de dédicace. Donc sur l’équilibre acide-base, une conférence qui sera basée sur le livre dont on a parlé, sur le Guide de l’équilibre acide-base. Et l’autre sur mon autre ouvrage qui s’appelle la diététique anti-ostéoporose et qui concerne plus spécifiquement la santé des os, et comment on peut préserver nos os. Sachant que la diététique anti-ostéoporose est basée pour partie sur l’équilibre acide-base aussi. Les deux sont quand même un peu liés puisque nous parlons du squelette !

X : Justement, effectivement !

F : Oui, justement. Et donc je serai aussi en dédicace après ces conférences. Et nouveauté, j’animerai des ateliers dont les thèmes sont en lien avec mes ouvrages et mes conférences. Et ces ateliers thématiques de 1 heure 30 sont l’occasion de vivre la philosophie de nutrition sereine, de voir un peu comment ça se passe avec Nutrition sereine avant de se lancer, pourquoi pas, dans une journée entière.

X : OK, très bien. Eh bien, écoutez, si certains de nos auditeurs et de nos auditrices sont dans le coin, qu’ils n’hésitent pas à venir vous rendre visite.

F : Oui, à venir nous voir à Strasbourg, à me dire qu’ils ont entendu le podcast. Et puis ce sera avec joie que je les rencontrerais.

X : Super, merci beaucoup Florence !

F : Merci Xavier !

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