Parlons Forme #005 : Faire le plein d’énergie en moins de 10 minutes grâce à la Sieste Flash

Les années passent et la tendance ne fait que se confirmer, nous dormons moins et notre sommeil est de moins bonne qualité.

Pourtant, avoir suffisamment du sommeil est INDISPENSABLE pour se sentir en forme et être en bonne santé.

Que ce soit pour notre corps ou pour notre esprit, le sommeil est un temps de récupération dont nous ne pouvons pas nous passer.

Parfois considéré, à tort, comme une perte de temps, dormir est nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme et à la bonne régénération des cellules.

Quant au cerveau, il profite de la phase de sommeil pour « trier » les informations qu’il a reçues tout au long de la journée. En effet, on assimile ce qu’on a appris durant la journée pendant la nuit. De ce fait, mauvais sommeil est synonyme de mauvaise assimilation des informations.

De plus, mal dormir à des conséquences sur la concentration et sur l’apprentissage. En dormant mal ou pas suffisamment, vous serez facilement distrait et aurez plus de difficultés à rester concentré sur une tâche. Manquer de sommeil provoque en outre irritabilité, impatience, fatigue…

Bref, autant de « symptômes » dont vous voulez vous passer afin de profiter pleinement de vos journées.

Au cours de ce podcast avec Aurore Figuière, nous parlons du sommeil en général et nous en profitons pour casser de fausses idées reçues.

Puis nous parlons de la Sieste Flash, une pratique qui permet de faire le plein d’énergie en quelques minutes seulement sans que cela n’ait d’impact sur votre sommeil nocturne.

Bonne écoute !

Au sommaire du cinquième épisode de Parlons Forme

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • Qui est Aurore et comment elle a découvert la sophrologie ?
  • En quoi consiste la sophrologie ?
  • Pourquoi le sommeil est important pour votre bien-être ?
  • Est-ce qu’il y a une durée idéale d’heure de sommeil ?
  • Les conseils d’Aurore pour déterminer le sommeil optimisé pour vous.
  • Les outils de mesure de sommeil qu’Aurore a déjà testé et son avis sur le sujet.
  • En quoi consiste la Sieste Flash ?
  • Quels sont les bienfaits de la pratique de la Sieste Flash ?
  • Est-ce que tout le monde peut la pratiquer ?
  • A quelle fréquence et dans quel type d’environnement pratiquer la Sieste Flash ?
  • Quels sont les 3 niveaux de récupération possible après une Sieste Flash ?
  • Toutes les astuces d’Aurore pour réussir ses Siestes Flash
  • Et beaucoup d’autres choses…

BONUS : Le meilleur en seulement 2 pages

Liens cités dans cet épisode

Merci pour votre écoute !

Si vous souhaitez réagir à ce podcast, laissez un commentaire juste ci-dessous.

Si vous avez apprécié cet épisode de Parlons Forme (et le podcast en général), laissez une note et un commentaire sur iTunes (voir comment faire).

Votre avis compte beaucoup pour moi et les notes sont très importantes pour faire connaître le podcast et lui donner de la visibilité ! 🙂

Si vous avez déjà un compte, cela prend moins d’une minute, je compte sur vous 👍

Enfin, pour être sûr de ne rien louper, abonnez-vous sur iTunesYouTube ou toute autre plateforme de votre choix (voir les liens sous le lecteur) et ainsi vous serez automatiquement informé lors de la publication du prochain épisode.

Xavier : Bonjour Aurore et merci de m’accompagner pour ce nouvel épisode de Parlons Forme.

Aurore : Bonjour Xavier.

X : Alors pour les personnes qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

A : Yes ! Eh bien écoute, Aurore Figuière. Je suis spécialiste du sommeil et de la sieste flash. En effet, il y a quelques années, j’ai fait une très très grosse dépression qui était un très grand cadeau et qui m’a permis de rencontrer le monde de la sophrologie. D’abord j’étais cliente de la sophrologie et puis ça m’a tellement plus et ça m’a surtout tellement sorti de mon problème du moment que je me suis dit que j’avais envie d’aider les gens avec cette méthode.

Donc, je me suis formée en tant que sophrologue, ça, c’est vraiment la base. En parallèle de ça, à la fin de la formation de sophrologie, on me proposait des options, des spécialités et celle qui m’a le plus attirée, c’était celle sur le sommeil. Puisqu’il y avait un aspect scientifique sur cette partie-là qui me plaisait. Je suis quand même cartésienne à la base, j’ai fait des études de bio. Et j’avais besoin qu’on m’explique concrètement ce qui se passe dans le corps et en quoi la sophrologie pouvait aider. Et voilà donc j’ai fait la spécialité sommeil, je me suis lancée là-dessus. J’ai accompagné pas mal de personnes sur leur problématique de sommeil.

Et puis moi, à l’époque j’étais salariée d’entreprise alors je n’avais pas forcément de problèmes de sommeil, mais j’avais plutôt des problèmes de fatigue la journée. Puis, on ne fait pas toujours le lien. On se dit « Non, c’est bon, moi, je dors bien ». Mais si on fatigue la journée, c’est qu’on ne dort pas forcément bien la nuit. Et puis voilà et en même temps pendant ce moment en entreprise où je n’étais pas très bien, j’ai aussi eu une migraine pendant un an. Une migraine qui ne m’a pas lâchée pendant un an ! C’est-à-dire tous les jours et puis, je me suis rappelé qu’il y avait un élément qui était très important que j’ai appris dans la spécialité sommeil qui était la sieste flash. On en parlera un peu plus en détail après et je l’ai appliqué.

Donc, j’ai commencé à appliquer la sieste flash en entreprise dans les toilettes. Puisque forcément sur l’open space, ce n’était pas forcément toujours bien vu. Et puis voilà l’histoire avec le sommeil a commencé. Après il y a des gens qui m’ont demandé. Tout est né de là.

X : Est-ce que tu peux nous expliquer un peu plus en quoi consiste la sophrologie puisque ce n’est pas forcément quelque chose de très connu par tout le monde ?

A : Alors, c’est toujours la question piège sur la sophrologie. Un sophrologue a beaucoup de mal à répondre à cette question puisqu’on a l’habitude de dire que la sophrologie, ça ne s’explique pas, ça se pratique !

X : OK.

A : Il faut vraiment le pratiquer pour le comprendre. Alors, le mot en lui-même, c’est vraiment la cohérence entre le corps et l’esprit. C’est avoir le corps et l’esprit ensemble et les calmer, pour résumer.

Ce sont des techniques de respiration, des techniques de visualisation, des techniques de méditation. Il y a un peu de tout en même temps. Ça vient à la fois de tout ce qui est la pensée grecque, les personnes qui parlaient à l’époque de la Grèce antique. Ça vient aussi de l’hypnose, forcément l’hypnose est une grosse base dans la sophrologie. Et puis ç’a été relié aussi dans tout ce qui est oriental, donc tu as le bouddhisme, le zen.

Et Caycedo qui est le fondateur, s’est formé un peu à toutes ses méthodes et en a créé sa propre méthode à lui qui est la sophrologie. Sachant que la sophrologie a un but existentiel. Alors que d’autres méthodes qui sont un peu plus orientales par exemple ont vraiment un but plus spirituel. En sophrologie, on est vraiment sur l’existentiel. Donc, c’est : comment gérer tout de suite, maintenant, mon stress, mais on peut gérer tellement de choses avec la sophrologie. Il y a les addictions, il y a le sommeil, il y a le stress, il y a la préparation à l’accouchement... Il y a vraiment beaucoup de voies différentes. Voilà, moi, j’ai vraiment pris l’axe « sommeil ».

La sophrologie dans le sommeil, c’est quoi ? C’est vraiment réadapter la biologie de son corps. C’est-à-dire que pour bien dormir, il y a des gens qui vont prendre des médicaments, des choses comme ça. Ils vont se dire : « J’ai besoin de plus de mélatonine, de ceci, de cela ». Mais en fait, cela va dérégler le corps, qui lui-même, naturellement, sait très bien le faire. Et aujourd’hui, la sophrologie, c’est la seule adaptée pour la gestion du sommeil de manière naturelle.

X : Alors on sait, enfin… On entend en tout cas que le sommeil, c’est vraiment quelque chose qui est essentiel pour le bienêtre en général. Et est-ce que tu pourrais justement nous expliquer peut-être un peu plus scientifiquement vu ton parcours en quoi c’est si important pour nous ?

A : Alors tu sais, même les gros scientifiques, chercheurs, etc., je crois, n’en connaissent réellement que 10 % du sommeil. En réalité, on ne connait pas grand-chose du sommeil.

X : D’accord.

A : Ils font des études dans tous les sens pour essayer de comprendre ça, mais c’est vraiment un mystère le sommeil. Mais voilà ce qu’on sait vraiment sur le sommeil parce que concrètement si on prive quelqu’un de sommeil pendant très peu de temps, je crois que déjà au bout d’une semaine, on devient complètement taré. On le voit tout de suite sur notre santé.

Les études qui ont été faites sur des humains malheureusement qui ont pu tester ça et ils se sont rendu compte que c’est juste impossible. Concrètement, on a vu que le sommeil était divisé en plusieurs phases de sommeil. Qu’il y a un cycle sommeil. Dans ce cycle… il y a plusieurs phases dans le même cycle. Tu as le sommeil lent, le sommeil léger, le sommeil profond, le sommeil paradoxal, tu as la période de latence entre ça et le prochain cycle. Alors, on a réussi à dissocier tout ça, donc là on parle vraiment de ce qu’on connait. Après, peut-être qu’à l’intérieur de tout ça, il y a des choses qu’on ne maitrise pas encore et qu’on ne connait pas.

Et puis, on s’est aussi rendu compte que chaque phase de sommeil dans un même cycle permettait de récupérer différemment. Cela peut être corporellement ou physiquement. Tu as une récupération physique, cicatrisation par exemple, quelque chose comme ça. Tu as aussi la sécrétion de l’hormone de croissance, toute la régularisation du système hormonale. Tu as aussi la récupération émotionnelle. C’est pour ça que des fois, en fonction de si tu as fait un meilleur sommeil léger pendant la nuit ou un meilleur sommeil profond, tu auras récupéré plus physiquement, plus émotionnellement. Donc, c’est le cerveau qui n’arrive plus ou c’est le corps qui ne suit plus dans la journée en fonction du sommeil qu’on a pu passer.

On verra aussi par rapport aux siestes. L’idée d’une sieste par exemple, c’est de ne pas rentrer dans un sommeil profond sur les longues siestes ou dans une courte sieste, en l’occurrence la sieste flash. On verra que l’idée c’est de ne pas rentrer dans un cycle de sommeil tout court. On va voir pourquoi, mais concrètement, scientifiquement si tu ne dors pas, tu ne cicatrises pas. Tu ne sécrètes pas l’hormone de croissance ! Alors souvent, l’hormone de croissance, on l’adapte, enfin on se dit que c’est pour les enfants. Mais enfin… les adultes continuent de la sécréter, car on vieillit. Donc, forcément on continue à sécréter cette hormone de croissance. Alors, ça ne veut pas dire que si on ne dort pas on ne vieillit pas. Il ne faut pas non plus faire des associations, mais concrètement...

X : Au contraire même je dirais. Je pense que si on ne dort pas, on va vieillir bien plus vite.

A : Concrètement, ça devient catastrophique. Et donc pour avoir toute notre faculté mentale, intellectuelle, émotionnelle, toutes nos facultés physiques, le sommeil joue un rôle bien plus important que ce que l’on pourrait le croire dans notre quotidien. Ça a l’air anodin comme ça, on va dormir, on a l’habitude, on nous a appris que… Enfin, on nous a appris oui et non, mais on a vu de par notre éducation que nos parents dormaient la nuit et se levait le jour.

Donc, on va dormir comme on va se brosser les dents ou on va aux toilettes, c’est normal. Mais ça joue un rôle tellement important à 90 % dans notre vie, c’est vraiment essentiel. Après tous les détails scientifiques, vous pouvez les trouver sur les articles plus précis, mais voilà à savoir que même les gros scientifiques ne connaissent que 10 % de notre sommeil concrètement.

X : Est-ce qu’on a une idée, je suppose que ça doit varier d’une personne à une autre, mais en moyenne de combien d’heures de sommeil il faudrait avoir pour se sentir suffisamment en forme ?

A : Ouais.

Alors ça, c’est une excellente question et merci de la poser parce que justement, c’est tout à fait personnel. C’est-à-dire qu’on ne peut pas dire qu’il faut 8 heures de sommeil pour être en forme. On entend ça parfois à la radio, à la télé ou ailleurs, ils disent une moyenne de 8 heures. Ce qui se passe, c’est que la majorité des gens vont être à peu près entre 6 et 8 heures de sommeil sur leur cycle. Mais il existe des personnes qui n’ont besoin que de 3 heures de sommeil, elles sont très rares sur cette planète, mais il en existe.

X : D’accord.

A : Et du coup, c’est un problème de dire qu’on a besoin de 8 heures puisque ces personnes-là qui ne dorment que 3 heures, ils se réveillent à 4 h du matin en s’étant couchés 1 heure et ils se disent : « J’ai des problèmes de sommeil ». Et pour autant, quand on fait leur calcul vraiment précis, leur étude de sommeil précise, on se rend compte qu’elles n’en ont pas besoin de plus que ça. Et ça existe ! De la même manière, il y a des gens qui ont besoin de 10-11 heures de sommeil. Et ce ne sont pas pour autant des fainéants ou de gros dormeurs, ça c’est très important de le dire. Il y a une majorité de gens qui sont entre 6 et 8heures ça c’est vraiment une moyenne qui existe. Mais, il y a des gens qui sont des petits dormeurs c’est-à-dire en dessous de 6 heures de sommeil et des gens qui sont de gros dormeurs, c’est-à-dire au-dessus de 8-9 heures de sommeil.

Je tiens à préciser tout de suite que... parce que je sais que des gens qui vont m’entendre vont se dire « Oui, moi, je suis un grand dormeur ou je suis un dormeur » ça, ça se calcule vraiment parce que très souvent plus comme leur éducation leur a montré que comme leur biologie en a vraiment besoin. Donc ça, ça se calcule vraiment.

X : Alors du coup, je suppose qu’on ne peut pas faire un calcul simple comme ça, mais est-ce que les gens peuvent... ? Je ne sais pas, c’est une question de ressenti aussi, de niveau d’énergie, de… qu’est-ce qu’il... Est-ce qu’ils peuvent faire des choses par exemple dans leur quotidien ou essayer de suivre pour justement pour essayer de déterminer le niveau de sommeil, le niveau de sommeil dont ils auraient besoin ?

A : Alors si tu veux, ils peuvent déjà être à l’écoute de leurs ressentis. Déjà, s’ils ont l’habitude de dormir beaucoup, mais qu’ils sont tout le temps fatigués. Que dans la journée, ils font des fautes d’inattention, que la nuit, il y a beaucoup de réveils nocturnes. C’est que le réveil n’est pas du tout adapté, enfin le sommeil ! Et donc le réveil n’est pas du tout adapté à leur biologie. Concrètement ne pas avoir de problème de sommeil, c’est s’endormir en moins de 10 minutes, avoir une nuit sans réveil nocturne supérieur à 10 minutes. Et c’est se réveiller le matin en forme et ce n’est pas avoir de fatigue la journée sauf entre 13 h 30 et 15 h qui est un endroit à peu près normal d’avoir une petite baisse d’énergie et pas forcément liée à l’alimentation d’ailleurs.

Donc voilà, ça, c’est une moyenne générale. Il faut vraiment être très attentif à comment on fonctionne, les coups de barre qu’on peut avoir, est-ce qu’on est fatigué la journée, est-ce qu’on fait des fautes d’inattention. Est-ce que la nuit je dors bien, est-ce que je me réveille pas ou si je me réveille est-ce que ça a duré moins de 10 minutes. Est-ce que qu’on je m’endors le soir, je passe une heure dans mon lit avant de réussir à m’endormir, et est-ce que le matin je me réveille en forme.

X : Ouais, c’est ça !

A : Donc ça vraiment, c’est les critères importants. Après très honnêtement, avec ça on arrive déjà à se dire : « Voilà je suis plutôt un gros, un petit dormeur, je suis plutôt du matin ou du soir », mais ça reste approximatif, ça reste très approximatif. Après, il faut vraiment aller calculer ça. Il y a plein d’outils qui existent avec un agenda du sommeil à remplir chaque jour pendant un mois avec des questionnaires qui permettent de savoir très précisément pour chaque personne sur une étude de sommeil concrètement à quelle heure je suis faite pour me coucher ? Combien de temps je suis faite pour dormir ? Et à quelle heure je suis faite pour me lever le matin pour que ce soit optimisé pour moi totalement.

X : Donc il y a vraiment, enfin je ne sais pas du coup si c’est une réalité ou pas, mais il y a une notion de personnes qui vont être plutôt du matin et d’autres qui vont être plutôt du soir, par exemple ?

A : Complètement, c’est pareil, on entend... pareil à la radio, à la télé et compagnie. Il y a une espèce de mythe comme ça sur le sommeil avant minuit, comme quoi, il serait meilleur. Mais ça, c’est des conneries, il y a des gens qui sont faits pour se coucher à 2 h du matin.

X : D’accord... puisque moi aussi j’avais entendu des choses comme ça effectivement. Comme quoi... je crois que c’était entre, enfin de ce que j’avais lu... tu me contrediras peut-être, mais qu’entre 22 h et 2 h du matin, c’était peut-être un sommeil... on va dire d’une façon très général et qui ne veut surement pas dire grand-chose... plus réparateur que si tu dormais le même nombre d’heures, mais que tu couchais, imaginons, à minuit ou à 2 h du matin.

A : C’est vraiment, ça dépend vraiment des gens !

X : D’acc !

A : Après, une fois de plus, les gens qui sont faits pour se coucher à 2 h du matin, on va plus être sur ceux qui vont avoir besoin de 2-3 heures par nuit, tu vois. Et ils sont rares quand même, ça existe, mais ce n’est pas non plus la majorité de la population. C’est pour ça que ce que disent les médias, les scientifiques, peut-être que c’est sur des moyennes aussi, sur une majorité de gens, ce qui est vrai la plupart du temps quand même, on a un couché entre 22 h et minuit quoi pour la plupart. Il y en a, c’est plutôt 22, il y en a c’est plutôt minuit. Donc, il faut le savoir parce que ça change complètement la nuit de sommeil qu’on va passer.

X : Et puis du coup c’est extrêmement intéressant de le savoir parce que si à partir du moment où on le sait, on ne va plus se mettre une pression inutile, on ne va pas se flageller en disant : « Ah bah oui, mais pourquoi je ne dors pas ? ». Il y a tout cet aspect-là aussi quoi.

A : Ah ! Il y a tout cet aspect-là, il y a aussi un deuxième aspect, une fois que tu sais que par exemple tu es fait pour te coucher à 22 h et te lever à 7 h, enfin, un exemple standard. Bah si jamais un soir où tu sors et que tu rentres chez toi il est minuit. Eh bah tu sauras aussi que le lendemain, il faudra te lever à 7 h aussi parce que le corps sait gérer l’excès. Donc, s’il sait que d’habitude c’est 22 h-7 h et qu’il y a un soir où t’es couché à minuit, il va naturellement de toute façon te réveiller à 7 h parce qu’il a l’habitude et le fait de vouloir une ou 2 heures de plus pour récupérer celui de la veille, ça ne servira à rien parce que le corps, c’est un leurre de croire qu’il récupère comme ça en one shot.

En général, il met à peu près 48 heures, voire un petit plus, pour se réadapter à un changement de rythme. Donc, quand par exemple, une personne qui travaille la semaine et qui le weekend dort plus. En fait, c’est une aberration. Alors oui, on aime bien faire ça : trainer au lit le weekend, etc. Mais en réalité, on se rend compte qu’on est fatigué hein, on se rend compte qu’on a du mal à récupérer le weekend. On dort jusqu’à 11 h et après toute la journée on est somnolent. Il y a une espèce de truc comme ça qui se passe, le corps ne récupère pas du tout. C’est-à-dire que le vendredi, on va le décaler, le samedi et le dimanche, il essaie de se réadapter. Donc, le dimanche soir, il essaie de s’adapter au nouveau rythme qu’on lui a donné le weekend et puis là c’est le dernier, il faut retourner bosser. On met 2 jours à essayer de se réadapter et puis c’est la fin de la semaine et on recommence !

Et en fait, le corps il ne comprend plus rien et c’est pour ça aussi que très souvent les gens à un moment donné, c’est les vacances et puis dans les premiers de vacances, il tombe malade puisque là le corps, il pète un câble quoi. Et c’est possible quoi !

X : Ahhhh...

A : Donc voilà, le fait de connaitre son cycle exact nous permet derrière de gérer l’excès et de savoir comment le réadapter. Et c’est là aussi où il y a la transition avec la sieste qui va être important à comprendre parce que justement, le jet lag, par exemple, va être hyper bien réglé avec les siestes en l’occurrence la sieste flash puisque derrière, je ne cherche pas à décaler mon cycle, je cherche à le rerégler. Et pour le rerégler, ça va être les siestes plutôt que de chercher à dormir plus sur les phases de sommeil.

X : Je sais qu’il y a plein d’outils qui existent aujourd’hui avec les smartphones ou même d’autres outils quand peut mettre sur son matelas ou des choses comme ça ou à côté de son lit. Est-ce que tu as... c’est des choses que tu as déjà testées ? Éventuellement est-ce que tu as un avis sur ces outils ?

A : Alors, les premiers outils que j’ai commencé à tester c’est avec les téléphones portables où on télécharge une application qui calcule mon sommeil, etc. Bon, j’ai remarqué que c’était très très approximatif quand même parce que déjà il fallait mettre son téléphone sur le matelas, ce que je n’ai pas forcément envie de faire la nuit.

X : Ouais, carrément !

A : Je n’ai pas envie d’avoir un Wi-Fi dans ma tête toute la nuit donc ça déjà ce n’était pas très adapté. Après il y avait celui où on le mettait un peu plus loin et puis il captait mes mouvements. Après j’ai testé un peu ça, mais pareil ! Déjà, il ne calculait pas du tout mon sommeil paradoxal et puis franchement c’était très approximatif et moi j’avais besoin de vraies données. Donc au bout d’un moment j’ai arrêté. Après ça pouvait être très complémentaire des calculs que je fais par exemple sur l’étude de sommeil. Parce qu’une fois que moi j’ai vraiment recoupé toutes les données sur l’agenda du sommeil, les questionnaires, etc., et quand en plus, je peux avoir les données de cet appui même si elle est approximative, ça peut être très complémentaire. Ça peut me permettre de donner des résultats encore plus précis.

Mais par contre, ça ne calculait pas mon cycle de sommeil par exemple. Ça, c’est quelque chose de très important aussi à savoir : combien de temps fait mon cycle de sommeil ? Un cycle de sommeil, on dit qu’approximativement ça fait 90 minutes, une heure et demie. Mais pour certaines personnes, ça peut faire 1 heure et pour d’autres ça peut faire 2 heures. Pareil, c’est la minorité de personnes, mais ça existe. Et du coup ça change complètement l’heure à laquelle je vais me lever le matin en fonction du nombre de cycles que j’ai faits la nuit. Et cet appui-là par exemple ne calculait pas mon cycle de sommeil. Donc, il ne disait pas : « Ton cycle, il dure 1 heure, 1 heure 30 » et du coup, le matin, je ne savais pas exactement à quelle heure me réveiller. Donc voilà, et comme c’était approximatif, j’étais un peu en hésitation sur ce genre de fonctionnement. Et puis là, dernièrement puisqu’on en parle, tiens, c’est intéressant. Dernièrement, je voulais un réveil, je voulais m’acheter un réveil parce que je me réveillais avec mon téléphone qui sonnait à une certaine heure.

Et puis je me suis dit : « Tiens, je veux un réveil un peu plus expérimenté ». Puis j’ai fait plein de comparatifs sur internet. Les réveils Aube, les... tout un tas de trucs, dans tous les sens. Et puis, j’ai découvert un réveil là que je suis en train de tester donc je ne dirais pas que je le recommande encore vraiment, mais que je le trouve intéressant, ça fait à peine 2-3 semaines que je teste hein.

X : D’accord !

A : C’est un réveil qui cumule le côté réveil Aube, donc avec une lumière, mais qui calcule aussi notre sommeil comme peuvent le faire les smartphones. D’ailleurs, c’est lié avec une application sur le téléphone. Et en fait ce réveil, il est branché à une espèce de petit coussin gonflable qu’on met sous le matelas au niveau de notre poitrine. Comme ça, il calcule tous nos mouvements de la nuit, mais là concrètement ! Ce n’est pas juste un capteur au loin qui nous capte, c’est vraiment les mouvements.

X : Oui, c’est plus fiable qu’un son capté dans la nuit !

A : Ouais ! Exactement ! Et bon j’ai vu ça sur internet puis je me suis dit : « Ca à l’air pas mal ». Puis j’ai vu surtout les avis et toutes les personnes qui l’avaient testé avaient l’air assez positives. Je crois qu’il y a une note d’à peu près 4/5 donc je me suis dit : « Allez, je me lance on va tester ça ». Effectivement, il est pas mal. C’est pareil, je vois que ce n’est pas d’une précision extrême non plus. Mais je le trouve déjà plus précis que les applications que j’avais pu voir jusqu’à présent et il me permet d’avoir un programme d’endormissement le soir. Il me permet de calculer mon sommeil.

Alors il me dit qu’il y a un sommeil profond, léger, il me dit le sommeil paradoxal, mais j’ai l’impression que sur le sommeil paradoxal, il confond parfois le sommeil paradoxal et les réveils que j’ai eus la nuit. J’ai pu le constater. Donc, c’est à moi de savoir et me dire : « Non en fait là, je me suis réveillé ». Ça me permet de faire ce test. Et puis, il te fait un bilan tous les jours avec ça et il te dit en combien de temps, tu t’es endormi. En combien de temps tu t’es réveillé la nuit, les bruits qu’il y a eu la nuit, la luminosité qu’il y a eu la nuit, la température qu’il a faite, ta fréquence cardiaque. Et du coup, tu peux recouper pas mal d’infos parce que tu te rends compte que tu t’es réveillé la nuit, mais qu’il y a eu un gros bruit. Tu peux dire « Beh oui, c’est à cause du bruit, ce n’est pas forcément un sommeil mauvais ». Donc tu vois !

X : Ouais.

A : Donc pas mal. Il t’envoie un bilan par semaine, il donne ton poids aussi. C’est pas mal ça aussi, tu te dis : « J’ai grossi, j’ai maigri ». Et en fait, ça donne pas mal de données et je trouve qu’il est vraiment très complémentaire des fameux calculs dont je parlais, que je peux faire et je suis vraiment en train de le tester sur moi là. Donc c’est encore un peu court pour te faire un gros retour et dire : « Courrez au magasin l’acheter parce que… », c’est pour ça que je ne donne pas le nom du réveil pour l’instant parce que je ne suis pas encore certaine de vouloir vraiment le recommander. Je veux le tester jusqu’au bout et puis voilà. Mais, c’est pas mal, ouais j’ai testé ce truc-là c’était pas mal aussi.

X : OK, c’est bon à savoir vu que justement il y a ce genre d’outils qui existent et qui peuvent être accessibles un peu à tout le monde.

A : Ouais, je pense qu’il y a vraiment quelque chose à faire là. Ils sont en train de plus en plus... voilà je vois, c’est de plus en plus perfectionné, de plus en plus précis même, même si ce n’est pas encore ultra-précis, mais je pense que dans les années à venir, il va y avoir de beaux outils connectés ou pas d’ailleurs qui pourront nous en dire un peu plus sur notre sommeil.

X : Tu nous as parlé tout à l’heure de la sieste, et notamment de la sieste flash. Alors est-ce que tu peux nous dire en quoi ça consiste et quelle est la différence avec une sieste traditionnelle ?

A : Ouais ! Alors la sieste flash, déjà elle dure entre 5 et 10 minutes et les autres siestes c’est 15-20 minutes, 1 heure 30... Alors souvent ce sont ces 3 siestes-là dont on parle. Après j’ai déjà entendu des gens qui dormaient une demi-heure, 40 minutes, ce ne sont pas des siestes homologuées. Mais voilà après on peut dormir un peu toutes les heures.

La sieste flash, c’est 5-10 minutes et la grosse différence avec les autres siestes, c’est que c’est la seule et unique sieste qui n’impactera pas sur ton sommeil de la nuit. Alors ça, c’est vraiment à dissocier par exemple de quelqu’un qui n’a pas du tout de problème de sommeil et qui s’en sort très bien et qui arrive à faire ses siestes dans la journée de 20 minutes et à bien dormir le soir. C’est cool qu’ils continuent comme ça. Il y a des gens comme ça et c’est super. Mais là, je parle vraiment pour des personnes qui ont plutôt tendance à mal dormir ou à avoir des périodes où ils dorment mal. Si je fais une 20 minutes la journée, ça peut décaler mon endormissement le soir. Et donc ça fait un retard de phase et ça décale mon sommeil.

Donc, ce n’est plus forcément adapté à qui je suis et à mon fonctionnement. Même dans les centres du sommeil médicalisés où ils ont tout un tas d’appareils de mesure, ils y reviennent aussi de plus en plus sur la sieste de 20 minutes où ils expliquent que : « Oui, c’est une sieste qui fonctionne bien certes, mais qui peut décaler de sommeil de la nuit ». D’ailleurs, très important aussi pour les personnes qui sont insomniaques, qui ont vraiment été comment dire diagnostiquées insomniaques puisque insomnie, ce n’est pas juste j’ai mal dormi une nuit. Il y a carrément plusieurs critères. Les insomniaques s’ils font des siestes c’est une catastrophe en fait ils continuent à être plus insomniaques. Donc, faire très attention.

Par contre la sieste flash, elle n’impacte pas du tout sur le sommeil de la nuit. Pourquoi ? Parce que la spécificité c’est que tu ne rentres pas dans un cycle de sommeil. Alors les gens se disent comment je peux récupérer l’énergie si je ne rentre pas dans un cycle de sommeil. Comment je peux dormir si je ne rentre pas dans un cycle ? Alors, le principe de la sieste flash, c’est de basculer dans le sommeil, mais d’en sortir tout de suite. Alors qu’une sieste de 20 minutes, on va justement faire en sorte de rentrer dans un cycle de sommeil, mais de sortir du cycle de sommeil au niveau du sommeil léger en tout cas, on ne va pas rentrer en sommeil profond.

X : D’accord !

A : Mais on peut avoir cet effet, je pense qu’il y a peut-être des gens qui nous écoutent et qui ont déjà fait des siestes et qui quand ils se réveillent, ils disent : « Mais après, c’est pire ! »

X : Ouais, je vois ce que tu veux dire.

A : Tu vois, je fais une sieste et après je me sens pire qu’avant. Avec la sieste flash, tu n’auras pas du tout cet effet-là parce que tu n’es pas rentré dans un cycle de sommeil justement, et c’est quand tu rentres dans le cycle de sommeil que tu as cet effet derrière de « j’ai envie de dormir », « j’ai envie de continuer ma sieste ». Et en fait, tu es encore plus fatigué qu’avant. Donc voilà un peu les différences et puis, le fait de simplement basculer dans le sommeil et d’en sortir tout de suite te permet de récupérer. Dans le calcul que j’ai fait, c’est environ 1 heure et demie de ton temps dans la journée. Alors, comment est-ce que j’ai calculé parce que je ne peux pas étendre le temps ? On ne fait pas un voyage dans le temps !

Concrètement c’est que quand tu passes… tu as un gros dossier à réaliser par exemple et ça te prend la tête et c’est beaucoup de concentration, tu vas pouvoir rester concentré un certain temps, mais au bout d’un moment ta vigilance va commencer à baisser. Et tout ce temps-là où ça commence à baisser ou que tu sens que tu es fatigué, tu sens que tu n’es plus concentré, tu vas faire des fautes d’inattention. Mais tu veux continuer puisque tu dois rendre ce dossier dans 2 heures et que tu ne veux pas t’arrêter. Eh bien, tout ce temps-là en fait, c’est du temps où tu passes beaucoup plus de temps à faire ce que tu as à faire et aussi où tu fais des fautes et donc il va falloir prendre du temps plus tard pour revenir dessus et voilà tout ce temps-là, c’est... j’ai calculé à peu près c’est 1 heure et demie. Tu perds 1 heure et demie de ton temps à ne pas faire une sieste flash concrètement.

X : D’accord !

A : Alors que si tu l’avais faite, derrière tu repars complètement concentré avec les neurones en place et à fond sur ton truc sans fautes d’inattention, etc. Donc tu gagnes 1 heure et demie de ton temps concrètement.

X : Tu as parlé justement de concentration, du fait d’être plus… être concentré. Est-ce qu’il y a d’autres bienfaits qui peuvent être attendus par ce genre de pratique ?

A : Ah ouais alors là c’est, c’est… énormément de bienfaits, je n’ai plus la liste en tête là. Ça aurait été très bien que je la sorte d’ailleurs, comme ça j’aurais pu te lire tous les points, mais...

X : Mais les principaux qui te viennent !

A : Alors je vais te sortir tout ce qui me revient comme ça, mais concrètement tu as tout ce qui est vigilance.

Par exemple, il y a de grosses catastrophes qu’on connait tous, genre Tchernobyl, Challenger qui s’est explosé là-haut. Tout ça, ç’a été prouvé que ce sont des troubles de vigilance sur des personnes humaines. Donc en fait, c’était des travailleurs, des gens qui travaillaient de nuit. Et donc comme ils travaillaient de nuit forcément, au niveau du sommeil, c’est un peu compliqué. Donc perte de vigilance à un moment donné qui fut une erreur humaine et cette erreur humaine a mené à une grosse catastrophe. Et ça peut être évité, ce genre de chose peut être évité, en faisant des siestes. Donc c’est vraiment vigilance et sécurité.

Ensuite, tu as tout ce qui est performance physique forcément, tu récupères quand même physiquement alors ce n’est pas comme dans un vrai sommeil. Parce que des fois, j’ai des gens qui me disent : « C’est super votre principe de la sieste flash, mais est-ce que je peux faire que des siestes flash et arrêter de dormir la nuit ? » Alors, la réponse est non !

X : D’accord !

A : Surtout pas ! Et non, comme j’ai dit comme on ne rentre pas dans un cycle de sommeil et donc ne cicatrise pas, etc.

Donc c’est très important de dormir quand même la nuit. Mais on récupère en termes d’énergie, ça rebooste, c’est un reboosteur d’énergie, il y a plein de choses pour rebooster l’énergie, par exemple ça va être je me lève de ma chaise, je bouge, je marche, je saute un peu, je mets une musique, etc. Mais il y a aussi simplement se reposer et faire une sieste flash par exemple. Donc en termes d’énergie, de concentration, de créativité. Créativité c’est très important, quand on a un métier créatif c’est super de faire des siestes flash, parce que parfois on bloque sur un truc et on se dit : « Je n’y arrive plus, je n’arrive plus à réfléchir, je n’arrive plus à créer, je n’ai plus l’inspiration ». Le fait de faire une sieste flash permet derrière de trouver une solution, je ne dis pas à tous les coups hein, forcément, mais j’ai déjà eu des résolutions d’idées moi-même dans le cas d’une sieste flash. Je n’y arrivais plus, je fais ma sieste, je ressors de là et je dis ça y est, c’est bon j’ai trouvé. Ça m’est arrivé deux trois fois. Alors moi je ne suis pas dans un métier pas forcément non plus, mais ça m’est arrivé deux trois fois comme ça, mais je me suis dit dans la créativité, ça joue vachement aussi. Donc créativité.

Ça régule ton sommeil parce que je disais au début que tu as un sommeil personnalisé la nuit : à quelle heure je me couche, combien de temps je dors et à quelle heure je me lève ?

Mais ce n’est pas parce que ton sommeil sera ultra-adapté que dans la journée, tu seras exempt de sieste, la sieste c’est écrit dans... en gros, dans ta biologie, dans ton ADN. Ça veut dire que, je ne sais pas si, si... on va refaire une petite parallèle historique, on est des mammifères…

X : Hum !

A : Jusque-là je pense que tout le monde est d’accord et sur cette planète nous sommes le seul et unique mammifère à avoir ce qu’on appelle un sommeil monophasique, c’est à dire je dors en une phase. Donc, je dors à peu près 6-8 heures pour la majorité. Après on me demande d’être performant, souriant, agréable, créatif, etc. pendant 16 heures. Sauf que le corps, il n’est pas du tout adapté pour ça.

En tant que mammifères, on n’est pas fait pour ça. Un mammifère, il est fait pour avoir un sommeil polyphasique. Mais on a la société qui fait qu’on se lève pour travailler, etc.

Et puis le soir on se couche. Alors, il ne s’agit pas non plus de vivre comme les marins, toutes les 2 heures, toutes les heures on va dormir 20 minutes, ce n’est pas non plus ça. Mais il faut qu’à un moment donné dans notre vie, on remontre au corps quand même qu’on a un sommeil polyphasique.

Et c’est là que c’est important de refaire des siestes même quand on a le sommeil adapté la nuit. Donc ça régule le sommeil puisque si je refais mes siestes, ça régule aussi mes sommeils de la nuit. Si tu es sur une sieste flash, attention si tu dépasses la sieste comme je disais tout à l’heure tu risques de retarder ton sommeil. Donc voilà un peu tout le panel d’avantages qui me reviennent, il y en a encore plein d’autres, mais c’est les principaux.

X : Je pense qu’il y en a un que tu n’as pas cité, mais je pense que je prends trop de risque en le citant, mais c’est la notion du stress aussi.

A : Mais oui bien sûr ! Tout à fait ! Oui tout à fait ! Bon, ça allait un petit peu avec ce que je disais sur l’énergie et tout ça. Mais oui complètement, tu as raison. Ça régule complètement le stress, dans ta journée tu as un pic de stress, l’idée : tu vas te reposer, tu te détends et ce qu’on appelle les ondes alpha, les ondes alpha cerveau.

C’est-à-dire : quand je suis là avec toi comme ça en train de parler, j’utilise les ondes bêta de mon cerveau et si je ferme les yeux, instantanément je passe sur les ondes alpha. Les ondes alpha, les scientifiques les ont appelés les ondes de la relaxation, ce qui veut donc bien dire qu’on se détend rien qu’en fermant les yeux. Et quand tu fais une sieste flash, tu fermes les yeux donc forcément ça agit énormément sur le stress complètement !

X : Est-ce que c’est quelque chose que tout le monde peut pratiquer ?

A : Oui complètement ! Il y a des gens aujourd’hui d’ailleurs qui le font naturellement tout seul. Je rencontre des fois des gens quand je leur explique la sieste flash, il me dit « Je le fais déjà naturellement, je me pose, je ferme 10 minutes, je me réveille » et ça y est, elle repart hyper en forme. Alors il y a des gens qui gèrent très bien ça tout seuls.

Et puis il y en a d’autres, ceux en général à qui je m’adresse, pour qui c’est plus difficile, qui n’arrivent pas naturellement à fermer les yeux, se reposer, se détendre et ne pas continuer de penser au truc qui leur prend la tête à ce moment-là. Donc, voilà, mais c’est comme si en fait... Moi, je fais tout le temps la parallèle avec la guitare ou le piano. C’est-à-dire si on me posait la question est-ce que faire du piano ou de la guitare c’est accessible à tout le monde ?

X : Oui !

A : Eh bien, oui ! Mais il suffit de prendre des cours et de pratiquer. Et bah là, c’est exactement la même chose, ça s’apprend à faire et une fois qu’on l’a appris après il faut pratiquer. C’est exactement ça !

X : D’accord. Après même les... est-ce que ça peut être quelque chose qu’on peut utiliser même avec les enfants ?

A : Oui ! Alors, alors, là je mettrais un : attention ! Alors attention, je n’ai pas encore mesuré en termes d’âge où est-ce qu’il faut s’arrêter. Alors je dis ça parce que ma fille, bon ma fille a 4 ans et je ne lui ai pas forcément appris la sieste flash, mais j’ai déjà remarqué que ça lui arrivait des fois d’être tellement fatigué que… je me rappelle une fois, elle était dans son bain, un petit exemple, elle a fait une sieste splash.

X : Donc là, ce n’est peut-être pas la meilleure des environs.

A : J’ai appelé la sieste splash. En fait, je l’ai mis dans une petite baignoire qu’elle avait et puis elle avait le rebord sur lequel elle avait mis la tête, elle était un peu fatiguée, je suis partie faire un truc, puis à un moment donné j’entends : « Splash ! ». En arrivant, je la regarde et je me rends compte qu’elle s’était un peu endormie sur le rebord de la baignoire et qu’à un moment donné, le corps a une perte de vigilance musculaire quand on est en train de s’endormir et de rentrer dans un cycle de sommeil. Ce qui est exactement ce qui se passe dans la sieste flash.

Et dans la sieste flash, il y a un stylo qui tombe ou une cuillère ou des clés ou je n’en sais rien qui fait que ça nous réveille. Là, elle, elle est tombée dans l’eau, ça a fait splash, ça l’a réveillée et il était 19 h 30 puisque je l’avais couchée vers 20 h à peu près. Et derrière, pendant 3 heures, ça a été l’enfer, elle n’a pas dormi, c’était une catastrophe... Je me rappelle très bien, elle avait une pêche incroyable et ce jour-là je me suis dit il faut juste ne surtout pas faire faire de sieste flash aux enfants parce que c’est l’enfer. Alors bon, après je pense qu’il y a un âge. Là, à cet âge-là si elle refait une sieste… derrière elle était ultra en forme.

Bon ! Ceci dit les enfants, ils font des siestes, mais leur sommeil n’est pas du tout le même, il faut qu’ils fassent des siestes, mais beaucoup plus longue. Donc, on n’est pas sur la sieste flash pour les enfants en bas âge. Si on devait donner un âge, je ne sais pas, je ne me suis pas vraiment posé la question encore, mais est-ce que 10-12 ans, une sieste flash ? Moi je dirais plus vers l’adolescence en fait, faire l’adolescence sur la sieste flash. Avant, très concrètement, ils ont besoin de faire des siestes.

D’ailleurs. Des siestes beaucoup plus longues concrètement. D’ailleurs à l’école, ma fille elle est en moyenne section de maternelle, ils ont déjà arrêté de leur faire faire une sieste et moi je trouve ça vraiment aberrant, parce que le soir, c’est l’enfer quoi, elle est ultra excitée tellement, elle est fatigué en fait c’est une catastrophe et puis je vois des parents qui me disent ils ont arrêté de faire la sieste parce que les enfants ne veulent plus faire la sieste. Mais en fait, c’est plus dans notre culture, c’est... et du coup les parents se disent : « Bon et bien, il fait plus la sieste c’est fini ».

Moi, je dis à ma fille : « Écoute, je t’apprendrais la sieste flash à un moment donné quand ce sera le bon moment, mais tu vas continuer de faire des siestes par contre ». Parce que pour elle, c’est vachement important et d’ailleurs je me rends compte que ma fille fait partie des enfants les plus calmes de manière générale parce qu’elle dort, concrètement. Donc voilà !

X : Donc, on a parlé tout à l’heure de l’environnement du bain qui a priori n’est pas forcément le meilleur endroit pour une sieste flash, mais au-delà de ça, est-ce que on... ça doit se faire dans un environnement particulier ? Où ça peut se faire un peu partout ?

A : Alors il y a plusieurs manières de voir les choses ! Moi, quand je me suis intéressée à la sieste flash, que j’ai trouvée très intéressante dans ce modèle, c’est que tu peux la faire n’importe où et n’importe quand. À partir du moment où tu peux t’asseoir et t’allonger. Et ça, je trouvais ça génial parce que je n’étais pas obligé d’être dans le noir avec aucun bruit, avec personne à côté et personne qui va me déranger dans les 5 minutes parce que ce moment-là, il n’arrive jamais.

X : Surtout quand tu travailles !

A : C’est ça les gens vont me dire, je n’ai pas le temps, je n’ai pas trouvé l’endroit, je n’ai pas trouvé ceci. Là, il n’y avait plus d’excuses. Il n’y a pas besoin d’avoir forcément une salle de repos dans ton entreprise, il n’y a pas forcément besoin d’être dans le noir, etc. Donc, c’est vraiment… C’est sûr que quand on est dans le noir, sans bruit et qu’il n’y a personne qui nous dérange et qu’il n’y a rien à faire dans l’heure qui vient, on se sent plus apaisé, plus calme donc c’est plus propice à s’endormir.

C’est pour ça que je dis que la sieste flash ça se pratique, puisqu’en fait qu’est-ce qui fait qu’au début on ne va pas réussir à s’endormir dans la sieste flash ? C’est qu’on va stresser parce qu’on va dire dans un quart d’heure, j’ai un truc qui commence parce qu’on va entendre un petit bruit à côté d’une imprimante qui est en train d’imprimer quelque chose. Voilà, il y a plein de choses qui font que du coup le cerveau est tellement survigilance sur le milieu extérieur, qu’on a du mal à se concentrer sur nous et c’est ça qui se pratique. Mais après, tu peux la faire partout. Tu peux la faire en boite de nuit, tu peux la faire dans une bibliothèque, tu peux la faire dans le parc, tu peux le... dans le bain effectivement, ce n’est pas forcément adapté, mais moi je la fais aux toilettes, tu vois.

X : Beh ouais, ouais.

A : Donc voilà, tu peux la faire. À partir du moment où tu peux t’asseoir, t’allonger et que tu es assez rehaussé pour que quelque chose tombe de ta main. Tu vois, tu sens que ça te crée un effort dans ta main de tenir un stylo ou quelque chose. Donc, ce que je veux par là c’est que tu ne la fais pas dans un jardin par terre parce que là en l’occurrence tu ne peux rien faire tomber de ta main, tu es déjà par terre. Donc, se mettre sur un banc ou quelque chose comme ça. Après tu peux la faire n’importe où et n’importe quand.

X : Alors, tu as dit assis et allongé. Du coup, il faut avoir les deux ou c’est l’un ou l’autre ?

A : Ah pardon, non non, c’est l’un ou l’autre ! Tu peux la faire assis ou tu peux la faire allongé. Non non tu peux la faire...

X : D’accord ! Alors, il y a vraiment cette idée effectivement d’entrainement ou de pratique où effectivement au début, on ne sait pas trop bien le faire. Donc si on peut avoir un endroit calme ce sera mieux, mais à terme on peut le faire dans un environnement plus diversifié et beaucoup moins calme, quoi.

A : Oui, après, je ne sais pas si c’est une bonne idée de s’entrainer dans les endroits parce qu’on s’y habitue et après il faut se réhabituer à un endroit bruyant. Donc après je pense qu’il faut dès le début, il faut s’habituer à le faire n’importe où, n’importe quand et puis au fur et à mesure apprendre à prendre de la distance avec ce qui se passe dans le milieu extérieur.

X : Est-ce que tu recommandes éventuellement de ne faire qu’une seule sieste ou d’en faire plusieurs dans une même journée ?

A : Tu peux en faire plusieurs. Tu peux en faire une. Je dirais que ça dépend de ton état. Si justement ce qu’on disait tout à l’heure, tu t’es endormi plus tard que ce que ton cycle dit à la base, peut-être qu’il va être nécessaire dans la journée de faire une ou deux siestes.

Pareil, si tu es en jet lag, que tu voyages et que tu as vraiment besoin de récupérer rapidement. J’ai eu le cas de quelqu’un dernièrement qui m’a dit : « Écoutes je reviens des États-Unis, je ne sais plus d’où il revenait exactement » et le lendemain, elle réattaquait les cours à la fac et elle devait être recalée. Donc là, je lui ai dit : « Eh bien, là, tu n’as pas le choix, ça va être sieste flash. 10 fois dans la journée s’il le faut, ça va être comme ça ». Et elle s’est recalée de cette manière-là.

L’avantage de la sieste flash, c’est comme elle n’impacte pas sur ton sommeil de la nuit, tu peux en faire plusieurs dans la journée. Et tu peux même en faire par exemple, je recommande souvent d’en faire une le soir après le travail. Si tu es un salarié ou même un entrepreneur qui rentre le soir chez lui, qui à sa deuxième journée après soit avec sa famille, soit avec des amis, soit tout seul, bref il a sa deuxième journée après, pour être en forme le soir, il rentre à 18-19 ou 20 h, il peut faire une sieste flash à 20 h ou 21 h et puis s’endormir derrière à 22 ou 23 h, ça ne décalera rien du tout.

X : Ouais et puis du coup ça permet de vraiment profiter de sa deuxième partie de journée finalement !

A : Exactement !

X : Et ne pas être à bout de force pour gérer les enfants et tout ce qui va avec.

A : Tout à fait. Exactement !

X : Et... je sais que j’ai vu sur ton site que tu disais qu’il y avait 3 niveaux de récupération, je ne sais pas si c’est en général ou si c’est propre à la sieste flash. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu plus ça ?

A : Oui, tout à fait ! En fait, les 3 niveaux, je les ai créés parce qu’à force de faire des siestes flash, je me suis rendu compte qu’il avait des stades un peu différents. Et puis je me suis rendu de quelque chose aussi, c’est qu’il y a des gens à qui j’apprenais à faire des siestes flash qui me disait après : « Oui, mais je n’arrive pas à faire tomber le stylo ». Et je me suis dit que quand on fait une sieste flash, il ne faut pas vouloir faire tomber absolument le stylo parce que si tu veux absolument faire tomber le stylo, tu vas stresser. Tu vas te focaliser sur le stylo et donc c’est exactement pareil que la nuit quand tu te réveilles, tu te réveilles la nuit et là, tu regardes l’heure et tu commences à stresser et te dire : « Demain, j’ai un truc important, il faudrait que je dorme » et donc là, tu ne sécrètes pas les bonnes hormones qui ne vont pas faire que tu vas t’endormir, mais qui vont plutôt te réveiller. Et c’est exactement pareil dans la sieste.

Donc, du coup, tu peux me rappeler la question précise que tu as posée ?

X : C’était les 3 niveaux de récupération.

A : Les 3 niveaux, merci ! Donc, du coup je me suis vraiment rendu compte qu’il avait 3 stades et que dans les 3 stades tu récupérer quand même. Et je leur ai donné un nom, c’est par rapport aux ondes du cerveau, mais en gros tu as le stade alpha, le stade téta et le stade delta.

Le stade alpha, c’est celui où pendant les 5-10 minutes tu as fermé les yeux, les as relaxés, mais à aucun moment le style est tombé. Soit parce que ce n’était pas le meilleur moment pour faire la sieste flash, alors tu peux la faire à tout instant, mais il y a de meilleurs moments pour la faire que d’autres, pareil de manière personnalisée pour la personne. Et donc du coup il a juste fermé les yeux, il s’est reposé la personne, mais le stylo n’est pas tombé. Ça ne veut pas dire que je n’ai pas réussi ma sieste flash, ça veut juste dire que c’était le moment pour moi d’être comme ça et pas autrement, mais j’ai quand même récupéré. Les ondes alpha, les ondes de relaxation, j’ai quand même récupéré. Par contre à ce stade-là, je n’ai pas récupéré 1 h 30 d’énergie, j’ai récupéré un peu moins, je n’ai pas calculé exactement, mais je récupère quand même. Forcément, ça me fait tu bien.

Il y a le stade téta, le stade téta, c’est celui où, alors j’ai remarqué aussi que ça arrivait souvent, c’est-à-dire que je me détends tellement dans ma sieste flash, mais je ne suis endormie. Je me détends tellement que le stylo glisse de ma main, mais je ne me suis pas forcément endormie. Et ça, c’est le stade encore après. C’est-à-dire que je me suis détendu encore plus, vraiment, et tellement qu’à un moment donné on se rend compte en fait qu’à force de faire la sieste flash qu’il y a une phase au début où on sent le stylo entre les doigts et puis à un moment donné où on est tellement détendu, on est bien là, on est bien réveillé, mais le stylo, on a l’impression qu’il n’est déjà plus dans la main alors qu’on le tient encore. Alors on n’a plus la sensation du stylo au bout des doigts. Et là, c’est le moment où parfois il peut tomber s’il n’est pas bien tenu ou si on a les doigts qui glissent un peu ou je ne sais pas. Bref, c’est le moment où il peut tomber. Et ce moment-là, ce n’est pas encore arrivé au moment où on s’est endormi. Donc pareil, on a récupéré encore plus donc c’est chouette, mais on n’est juste pas encore arrivé aux 1 heure et demie de récupération.

Et après, il y a le stade delta. Là, c’est-celui où en gros, je m’endors et en m’endormant, j’ai une perte de vigilance musculaire qui fait que le stylo tombe et la seule manière de savoir que je suis arrivé vraiment à ce stade et que je ne suis pas encore en téta, c’est qu’au moment où le stylo tombe, il y a le cerveau reptilien qui se met en alerte parce qu’il vient d’entendre un bruit de quelque chose qui est tombé juste à côté de nous alors qu’on dormait. Et donc, il nous met en grosse alerte et il fait : « C’était quoi ce bruit ? »

X : D’accord !

A : Et à partir du moment où on a la réflexion de se dire c’était quoi ce bruit ? Une sorte de petite peur on va dire hein sur le moment, ce « Heu heu… qu’est-ce qui se passe ? Et tout ». Et la seconde d’après on se dit c’est rien c’est juste que je faisais une sieste flash, tout va bien. Rien que ça, ça nous permet de se rendre compte qu’on s’est endormi, que le stylo nous a réveillés et que là on a récupéré 1 heure et demie.

X : Donc du coup en fait, le stylo dans la main c’est l’astuce pour ne pas s’endormir plus de 5 à 10 minutes, c’est ça ?

A : Exactement !

X : Et si le stylo ne tombe pas ? On reste une demi-heure et…

A : Exactement ! Il y a des gens qui m’ont dit ça à un moment donné, au début je n’avais pas prévu ce truc-là. Il y a des gens qui m’ont dit ça et je leur ai dit : « C’est simple ! Ce que tu fais c’est que tu mets un réveil à 10 minutes où à 15 minutes le temps que tu as devant toi ». Du coup, tu es safe pendant ce temps-là et tu peux complètement te détendre. Et peut-être que ton stylo, il va tomber avant que le réveil sonne et tant mieux ! Comme ça s’il tombe, le réveil te dis : « Ça y est, c’est fini ! » et puis là, tu retournes travailler ou faire autre chose.

X : Bref et bon voilà ! Merci Aurore, pour toutes ces informations. Est-ce que tu peux nous dire, enfin à moi comme aux personnes qui nous écoutent, où ils peuvent aller s’ils veulent te suivre pour en savoir plus sur ces sujets ?

A : Ouais, tout à fait. Il y une page Facebook déjà qui s’appelle « Sieste flash » tout simplement. Et sur le site internet tu as www.siesteflash.com où là, il y a pas mal d’infos sur la sieste flash et puis j’ai créé dernièrement un autre site dont je ne me suis souviens plus du tout de l’URL, mais c’est sur l’étude sommeil.

X : Tu peux me le donner après du coup. Et de toute façon, il y a les notes du podcast qui sont mises sur le site. Donc, si les gens veulent venir, il y aura le lien vers le nouveau site sur les notes.

A : Le site en gros c’est vraiment l’étude de sommeil dont je parlais au début. C’est à dire vraiment pouvoir faire une étude de sommeil sur la personne sur un mois et lui dire de manière personnalisée à quelle heure elle doit se coucher, combien temps elle doit dormir et à quelle heure elle doit se lever. Donc voilà, j’ai créé cette partie-là principalement sur ces outils-là, le site et la page Facebook.

X : OK. Eh bien, merci beaucoup.

A : Un grand merci à toi Xavier.

X : À bientôt

A : À bientôt ! Ciao !

  • Partager cet article

Commentaires

Laissez un commentaire

2017 - 2018 © ExtraForme.fr - Mentions légales