Parlons Forme #018 : Techniques de sportifs pour un mental d’acier

Lorsque l’on observe des sportifs, on pourrait avoir tendance à croire que la source de leurs performances repose uniquement sur leur pratique sportive et leurs capacités physiques.

Pourtant c’est loin d’être le cas.

Cela fait même des décennies maintenant que les plus grands champions sont, pour la plupart, coachés psychologiquement et mentalement pour optimiser leurs compétences physiques.

Et quand on y pense, c’est tout à fait logique.

Comment réagirait le meilleur joueur de foot du monde s’il n’était pas assez fort mentalement pour tirer LE penalty qui peut changer le destin de son équipe ?

Si cette joueuse de tennis est envahie par le doute au moment de servir cette balle de match, quelles sont ses chances ?

Si ce judoka n’arrive pas à s’imaginer sur la première marche du podium, aurait-il le moindre espoir de gagner son combat ?

Vous l’avez compris, le mental est un élément déterminant pour les sportifs.

Mais vous vous en doutez, nous sommes tous des hommes et des femmes avec nos propres doutes sur nos capacités à réussir et à atteindre nos objectifs.

Dans ce cas, pourquoi ne pas s’inspirer des techniques de ces champions pour les appliquer dans notre quotidien et ainsi nous conditionner à une réussite « inévitable ».

Plutôt une belle promesse, non ? 😉

Je vous propose donc de découvrir cette conversion avec Alexis Santin qui a déjà coaché des centaines de personnes comme « vous et moi » afin de les aider à progresser rapidement dans leur pratique sportive, mais aussi dans leur vie en général.

Bonne écoute !

Au sommaire du dix-huitième épisode de Parlons Forme

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • Qui est Alexis Santin et quelle est son activité ?
  • En quoi le mental joue-t-il un rôle essentiel dans la réussite en général ?
  • Quelles sont les astuces d’Alexis Santin pour mieux définir nos objectifs ?
  • Comment améliorer notre gestion du temps pour passer à l’action ?
  • Comment mettre en place de nouvelles habitudes ou adapter les habitudes que nous avons déjà ?
  • Qu’est-ce qu’il faut faire une fois que nous avons identifié les émotions négatives et les résistances qui nous empêchent de réussir ?
  • L’importance des discours intérieurs positifs et des affirmations identitaires dans l’atteinte de nos objectifs.
  • Quelles sont les bonnes attitudes à adopter dans les moments de craquage ?
  • Qu’est que le biohacking ? Comment il se manifeste dans la vie quotidienne d’Alexis Santin ?
  • Et beaucoup d’autres choses…

Télécharger le résumé de l’interview

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Découvrir une autre discussion passionnante

Si comme Alexis ou moi, vous aimez tester des choses dans votre vie alors je vous propose de (re-)découvrir cette discussion avec Sébastien Payet où nous parlons de la méthode Wim Hof.

Un méthode qui repose sur 3 aspects :

  • La respiration
  • L’exposition au froid
  • Et la gestion du mental

Dans cet épisode nous avons mis notre attention sur la question de la respiration.

Sébastien nous donne de nombreux conseils pour pratiquer cette méthode et rapidement en ressentir les premiers bénéfices 😉

Episode à écouter ci-dessous ou téléchargez-le au format MP3 (Clic droit / Enregistrer sous…)

Accéder aux notes de cet épisode

Xavier : Bonjour Alexis ! Et merci de te joindre à moi pour ce podcast.

Alexis : Salut Xavier ! Ça va ?

X : Ça va très bien merci. Alors afin de mettre un peu de contexte auprès des personnes qui nous écoutent, est-ce que tu peux te présenter et nous en dire un petit plus sur ce que tu fais ?

A : OK. Je m’appelle Alexis Santin. Je suis fondateur d’un site qui s’appelle « nouvelhomme », d’une chaine YouTube du même nom. J’ai commencé il y a presque 10 ans maintenant. Fondateur de l’académie Tennis Tactique, aussi. C’est une académie de tennis en ligne, et aussi avec des stages d’ailleurs, et qui va appliquer des concepts de stratégies d’entreprises ou de développement personnel au tennis. Il y a des centaines de témoignages aujourd’hui de joueurs et j’ai vu que ça marchait très bien pour aider les joueurs. Voilà, sinon ingénieur de formation, biohackeur en ce moment. Ça fait 10 ans que j’écoute des podcasts (3 h à 4 h par jour) et j’adore apprendre, lancer des programmes et partager des connaissances avec les gens.

X : Justement tu veux parler de ton académie de tennis et je suppose que c’est un sport que tu as pratiqué à un certain niveau même.

A : Oui et non. C’est-à-dire que le tennis, j’en ai fait jusqu’à 14-15 ans. Je n’étais pas très bon. J’étais OK, mais… Pour ceux qui me connaissent, j’avais un classement jusqu’à 30, ce qui est très moyen. Ensuite, je n’ai pas touché une raquette pendant 12 ans, j’étais blessé, j’ai cassé ma clavicule en jouant en foot. Et le seul sport que je pouvais faire au bout d’un an en fait (après l’opération, etc.) c’était le tennis. J’ai appris le tennis. Et là, je connaissais un peu le développement personnel et les concepts de stratégies d’entreprise. J’ai appliqué ces concepts au tennis. Et j’ai progressé de manière fulgurante. J’ai gagné mes 13 premiers matchs d’affilés. Et voilà, j’ai fait la National Tennis Cup, c’est le plus grand tournoi de tennis amateur au monde (on joue par classement en France). J’avais été jusqu’en finale en France. Puis récemment, j’ai même décidé d’essayer d’aller sur le circuit professionnel et pour l’instant j’ai 2 victoires et 4 défaites sur le circuit. Tout en faisant ça, en jouant à peine une fois par semaine, et c’est vraiment hackant, ma progression et en utilisant tous ces nouveaux concepts qui ne sont pas du tout issus de la formation classique de tennis, mais qui sont issus plus du monde de coaching. J’ai pu progresser et faire progresser des centaines de joueurs (les joueurs me disent même des milliers). J’ai pas mal de vue et plein de témoignages, même moi, je suis très surpris de ces joueurs qui progressent juste en regardant une vidéo de 5 min.

X : Du coup les conseils que tu donnes, tu me confirmeras ou pas, ce ne sont pas forcément des conseils de pratique sur comment mieux jouer, mais ça va être plus sur la partie mentale, c’est ça ?

A : Oui, sur la partie mentale, sur la partie état d’esprit, sur la partie tactique. Comprendre ce qui se passe sur le terrain. S’entrainer différemment, arrêter d’être un zombie, arrêter d’être en pilote automatique, de venir : « Ah, eh bien, je viens jouer au tennis tous les mercredis après-midi, c’est comme ça et je ne sais même pas pourquoi je rentre sur le terrain aujourd’hui ». Comment faire pour que cet entrainement soit vraiment utile ? Qu’est-ce qui rendrait cet entrainement exceptionnel aujourd’hui ? Quelle est, aujourd’hui, ma contrainte ? Donc le premier truc que je donne aux joueurs c’est « la théorie des contraintes ». Aujourd’hui quel est l’élément numéro 1 qui t’empêche de gagner contre un joueur qui à 1, 2 ou 3 classements supérieurs à toi ? Qu’est-ce qui t’empêche aujourd’hui ? L’élément numéro 1. OK, ça, c’est ta contrainte. C’est comme dans une usine. Tu dois fabriquer différentes pièces, tu fais 100 pièces à l’heure. Parce qu’en fait, tu as 5 machines qui sont capables de fabriquer 200 pièces à l’heure et tu as une machine qui fabrique 100 pièces à l’heure. Du coup à la sortie tu ne peux faire que 100 pièces à l’heure. C’est la même chose pour le tennis. Tu as un élément dans ton jeu qui te limite tout le reste. Ensuite, on se concentre juste sur cet élément. Ça s’appelle la théorie des contraintes. C’est utilisé dans l’industrie. Et donc je l’applique au tennis.

X : Effectivement, c’est un sujet dont on a déjà parlé à quelques reprises dans ce podcast. Et justement l’importance du mental qui joue un rôle essentiel dans la réussite en général, finalement, que ce soit pour sa santé, ou en tant que sportif, ou en tant qu’entrepreneur. Et un des premiers points auquel, je pense, quand on souhaite atteindre un résultat c’est déjà d’essayer de se définir l’objectif qu’on souhaite atteindre. Est-ce que tu as des recommandations justement pour correctement se définir un objectif ?

A : Ouais et j’aimerai aussi parler de l’importance de ça. Grâce à Tennis Tactique aussi, ce que je fais sur internet, il y a le coach de Maria Sharapova qui a vu ce que je faisais. On s’est rencontré, il aimait bien ce que je faisais, il voulait qu’on se parle et tout ça. Et c’est vrai quand on a parlé, je me rappelle encore ce qu’il m’a dit et je partageais totalement ce point de vue. Je me disais « Ouah, c’est cool qu’un coach de ce niveau voie ça ». C’est que les profs de tennis classique, tu vas les voir : « Bonjour, je veux progresser ». « OK, viens sur le terrain et direct on joue ». Alors que si tu prends 1 heure avec ton joueur en dehors du terrain et tu commences à lui dire : « OK, quel est ton objectif ? Pourquoi c’est important pour toi ? Qu’est-ce qui va se passer ? À quel point tu es prêt à t’investir pour ça ? Quelle est l’importance derrière ? Qu’est-ce que ça va te permettre ? Selon toi qu’est-ce que tu vas devoir mettre en place ? »  Donc cet aspect de se fixer des objectifs, c’est primordial. Et je ne les vois jamais dans les coachings de tennis classiques. C’est une des premières étapes. Après pour donner un cadre, ou un truc un peu utile, pour sortir un peu du concept smart. Il y a une autre façon qu’on peut utiliser. Je fais une vidéo d’ailleurs là-dessus qui s’appelle « Vision-Stratégie-Aptitude-Attitude ». Et donc tu vas commencer par établir quelle est ta grande vision. Qu’est-ce qui te fait vibrer ? Qu’est-ce qui te semble impossible aujourd’hui, mais tu sais qu’au fond de toi, c’est ce dont tu rêves. Gagner le Rolland Garros, devenir Champion de France, avoir ton premier point sur le circuit professionnel. Voilà, qu’est-ce qui te fait vibrer à fond ? C’est ta vision. Et l’idée c’est de motiver les joueurs là-dessus parce que souvent ils ont un peu de honte sur leur grande vision, ils n’osent pas vraiment dire. « Ah ouais, on va se moquer, ah ouais, tu crois vraiment, tu rêves un peu », c’est ce qu’ils peuvent se dire. On s’est créé aussi de la bienveillance. Un cadre ou tout peut être dit. Ça, c’est la vision. Et ensuit on met en place les stratégies. Et l’idée c’est toujours de donner le leadership aux joueurs. C’est-à-dire d’arrêter de lui imposer ce qu’il doit faire. De dire : « OK, ben voici ce qu’on va faire, tu vas t’entrainer 3 fois par semaine, on va s’entrainer en revers ». Parce que là l’idée elle vient de moi, elle vient du coach. Et le joueur commence à subir. Surtout au tennis où tu es seul sur le terrain, l’idée c’est de développer son leadership et sa capacité à savoir qu’on a les ressources en soi. Et l’une des meilleures attitudes de coach à avoir c’est de poser des questions. « OK, tu veux atteindre ça ? Tu veux devenir champion de France cette année ? Donc c’est d’ici 7 mois le championnat. Selon toi, quelles sont les stratégies à adopter ? Qu’est-ce qui rendrait inévitable le fait que tu atteignes cet objectif ? »  Et voilà. La personne va trouver d’elle-même. Et là ça vient de la personne. Ça change toute la dynamique. Typiquement dans un entrainement, si on s’entraine, tu es en face, je t’entraine et je commence à te dire : « Hey Xavier, fais-moi un coup droit croisé puis un revers croisé ». Et si tu commences à louper, ça va m’énerver : « Mais non, mais Xavier, j’ai dit croiser ». Parce que c’était mon idée, c’est mon truc. Par contre si je prends 30 secondes, 1 minute et que je dis : « OK Xavier, selon toi, qu’est-ce qui aura le plus d’impact aujourd’hui sur ton tennis ? Qu’est-ce qui va te permettre de passer un cap ? »  « Je pense, ce serait d’enchainer des coups droits croisés — revers croisés ». « D’accord, OK, on peut essayer de faire ça ». Et là, l’attitude va être totalement différente. C’est-à-dire que si tu foires, ce n’est plus mon idée. Donc moi je suis beaucoup moins impliqué émotionnellement. Par contre toi tu vas avoir beaucoup plus d’envie. Et ça change complètement la donne. Le problème c’est qu’aujourd’hui on est toujours dans ce modèle de « c’est moi l’autorité, c’est moi le coach, et tu dois faire ça ». Voilà un petit peu pour tout ce qui est coaching, aussi l’état d’esprit par rapport au coaching et à la vision d’objectif. C’est donner le leadership aux joueurs. On fait une liste de ce que j’appelle « Vision, Stratégie à mettre en place, les Aptitudes à développer (avoir un meilleur service par exemple), les Attitudes à développer (je veux être plus positif) et ensuite on peut faire aussi une liste d’expérience (quelles sont les expériences à vivre : il faut que je m’inscrive à tel tournoi, il faut que je fasse ça, etc.). Donc ça, c’est une « frame» (un cadre) que j’ai appris de Rich Litvin l’auteur de «  The prosperous coach »  et ça marche bien.

X : Oui oui, puis comme je le disais, effectivement tu nous partages un peu toute ton expérience dans le cadre du tennis, mais, au-delà de ça, on peut très bien l’appliquer à quelqu’un qui veut avoir un meilleur sommeil, qui veut se sentir avec une meilleure énergie, et bien, on peut tout à fait utiliser ce cadre-là pour aller dans cette direction.

A : Tout à fait. En fait, ma copine est, justement, médecin et nutritionniste et tout ça donc je connais bien ce milieu. Et je lui disais : « Ouais je sens que tu t’impliques trop». Il faut être aussi précis, c’est-à-dire, motiver les gens sur pourquoi c’est important pour eux, etc. Et laisser les gens prendre le leadership plutôt que de tout leur dire exactement ce qu’ils doivent faire. Et essayer de les impliquer plus.

X : Est-ce que justement, on n’a pas aussi cette habitude si on se positionne par exemple en tant que coaché, justement d’attendre que les réponses arrivent de la personne qui est là pour nous conseiller et nous guider ?

A : Ben tout dépend du type de coaching, mais ça forme des gens qui ne sont pas dans leur souveraineté personnelle, ou dans leur leadership ou dans leur puissance personnelle. Ça fait des gens qui continuellement vont attendre de l’autorité extérieure d’avoir le droit de faire ça. Et ils vont faire de moins en moins attention à leur intuition, à leur sensation, à leur instinct. Et c’est très important à développer pour que les gens puissent se faire confiance sinon je ne peux pas me faire confiance. C’est toujours les autres qui ont raison pour moi. Mais en tant que coach c’est important de donner des : « Ah tiens ! J’ai une idée, je pense que ce qui serait utile ce serait peut-être de faire ça, qu’est-ce que tu en penses ?» Voilà parce qu’en tant que coach c’est toujours très facile, on est observateur extérieur, on voit tout. On sait exactement ce que l’autre doit faire, pour maigrir, pour mieux jouer, on voit tout, c’est toujours très facile.

X : Alors justement l’étape suivante, si on peut dire, après avoir réussi à définir ses objectifs et donc pourquoi on le fait et quels sont les différentes expériences vers lesquelles on devrait se tendre, après il y a toujours cette phase de passage à l’action et de réalisation des différentes étapes et souvent, une des problématiques, ça va être justement d’avoir suffisamment de temps pour réussir à faire tout ce qu’on doit faire. Est-ce que c’est une problématique qui te revient régulièrement auprès des gens que tu coaches et dans ce cas-là, qu’est-ce que tu peux leur recommander de faire ?

A : Pour le temps, je les calme tout de suite. L’idée c’est de créer un cadre où : « Écoute, moi je veux des joueurs uniquement très motivés, qui sont prêts à s’investir. Je comprends que tu n’as pas le temps». Et du coup ça les remet un peu, ils sont en train de se dire : » OK, est-ce que je vais prendre le temps pour moi de faire ça ou non ? Est-ce que c’est réellement important pour moi de faire ça ? Et c’est très important pour le coach de donner ce cadre. De dire : « OK, ce n’est pas ma décision, c’est toi qui décides ». Écoute, moi, je travaille uniquement avec des personnes qui sont prêtes à mettre le temps pour le faire, par exemple pour le tennis. Mais par exemple, dans la santé ou qui sont prêt à mesurer, je ne sais pas, leur calorie, ou à mesurer s’ils prennent bien leur goutte, leurs compléments alimentaires, savoir combien de sommeil ils ont dormi, etc. Donc c’est de leur demander, leur challenger sur leur investissement. Est-ce que c’est réellement important pour toi ? Et du coup, ça les bouscule un peu, plutôt que de remettre leur problème : « Ah ouais, mais tu sais Alexis, je n’ai pas le temps de faire tout ça, moi je ne suis pas comme toi, je n’ai pas le temps, etc. ». Très bien, pas de souci, moi je travaille uniquement avec les gens qui veulent atteindre leur objectif quoiqu’il arrive. Et du coup, ça les renvoie à leur propre responsabilité.

X : Et puis s’ils n’ont vraiment pas le temps ou s’ils n’en trouvent pas, c’est peut-être parce que ce n’est pas le bon moment pour eux aussi. Et c’est peut-être que ce n’est pas si important que ça. Et du coup, on imagine qu’on a trouvé le temps, qu’on soit prêt, mais que malgré tout, il y aussi cette question de volonté, d’agir, faire qu’on sait régulièrement parce qu’on est confronté à ça, où on prend une décision à un instant t, OK je décide de perdre 5 kg, je suis motivé. Et puis passé 2 semaines, finalement, la volonté sur laquelle on s’est appuyé s’est un peu envolée, et du coup on n’a plus vraiment cette motivation ?

A : Exact. Pour ça, il faut hacker un peu les habitudes. Il y a plusieurs états d’esprit à avoir parce qu’en général, on va être très réactif. Imaginons par exemple, je vais au supermarché. J’achète des chips. Tout d’un coup il y a des chips qui se retrouvent dans ma cuisine. Au moment où j’ai faim, qu’est-ce que je fais ? Je ne vais pas aller prendre le brocoli ou autre aliment qui pourrait être sain et donner de l’énergie saine pour mon corps. Je vais aller pour le truc le plus salé ou le truc le plus sucré qu’il y a dans mon tiroir. Donc ce qui s’est passé c’est vrai c’est que j’étais réactif, et je me suis laissé embarqué. Et je peux décider être proactif et encore mieux il y a un concept qui s’appelle de devenir préactif. C’est-à-dire de créer les conditions autour de toi pour que quand tu vas être en mode réactif : « Ah j’ai faim tout d’un coup » (tu n’as plus le choix), tu ouvres ton frigo : « Eh ben mince je n’ai pas de chips ». Alors qu’être proactif ça aurait voulu dire : « Ah non, ce matin, j’ai bien mangé équilibré, etc. donc je n’ai plus faim ». Et c’est très dur au bout de 2 semaines, tout d’un coup, on commence à être démotivé, on n’arrive plus à avoir la force et la volonté. « Préactif », c’est créer un environnement autour de soi. Ou je ne peux que régir dans le bon sens. C’est-à-dire que, soit j’ai engagé un coach par exemple, qui toutes les semaines vient sonner à ma porte à 8 h du matin pour me dire « Hey oh Alexis, réveille-toi, on va aller courir ». Ou j’ai commandé sur internet toutes les semaines, les aliments que je dois manger et du coup chez moi il y a uniquement de bons aliments. C’est-à-dire que quand je suis en train de paniquer dans la cuisine, parce que je vais manger quelque chose, ben je ne peux manger que quelque chose de sain. Donc ça, c’est un peu les stratégies que je pourrais recommander.

X : C’est ça, cette notion à la fois d’adapter son environnement pour tendre vers la réussite et vers l’objectif qu’on veut et donc cette idée aussi de mettre en place un système et de bonnes habitudes qui nous font réussir. Du coup, il y a peut-être 2 questions qui pourraient découler de ça. Est-ce que tu as des recommandations pour mettre en place des nouvelles habitudes et aussi, pour en perdre une habitude qu’on peut déjà avoir et qu’on souhaiterait (pas forcément perdre) adapter pour que ça nous aide à aller dans le bon sens ?

A : Ouais. J’avais créé d’ailleurs un programme qui s’appelle « Habitude qui dure ». J’avais listé un peu toutes les stratégies qui permettent d’acquérir des habitudes. Ma préférée c’est la technique des 5 min. C’est se dire juste 5 min, je range ma chambre, je n’ai pas envie de ranger ma chambre. OK je vais juste faire 5 min. Je vais te raconter l’histoire de comment j’ai repris le sport en utilisant cette technique. Parce que si tu dis à un gars : « Ouais je vais reprendre le sport, mais juste 5 min par jour », le gars il va se moquer de toi. Il va dire : « Ouais, ça ne sert à rien, etc. ». Pourtant c’est surement la meilleure stratégie à utiliser. Parce que ce qu’on veut, c’est créer une habitude. Installer l’habitude dans sa vie. Si je commence à courir 1 h par jour, au bout 1 à 3 fois par jour, au bout de 2 à 3 semaines, j’abandonne. J’arrête. Et quand tu vois des gens, un peu en surpoids qui sont poussés à faire ça, ils vont abandonner. Parce que c’est trop dur, ça charge trop. Et ce que j’ai fait, je me rappelle, ça faisait 1 an sans sport avec ma blessure et je me suis dit OK, je vais juste aller dehors 5 min. Parce que si je commençais à me dire, arrivé chez moi, et me dire : » Ohh, j’ai pas la motiv, je n’ai pas le temps de faire 1 h de sport, etc. », c’est sur je vais abandonner. Par contre 5 min, je mets mon short, je vais dehors. Et une fois que j’étais dehors, j’allais courir et puis une fois que je suis parti, ben je suis parti quoi. Soit je courrais effectivement 5 min, mais souvent, une fois que j’étais parti, ça dure 10, 15, 20, 30 min et puis je fais autre chose même. Je fais des exercices plus poussés. Donc franchement la stratégie des 5 min, piéger ton cerveau, à lui dire juste 5 min, ça marche de manière géniale. Et pour enlever les mauvaises habitudes, le mieux c’est de créer de nouvelles habitudes qui feront que tu n’auras pas le temps d’avoir de mauvaises habitudes. Typiquement si je vais courir 5 min, tout d’un coup je vais enlever ma mauvaise habitude de regarder YouTube ou de regarder la télé quand je rentre.

X : Pour un peu rebondir là-dessus, c’est qu’effectivement je suis d’accord avec cette technique. Pendant longtemps j’ai eu mal au dos, pendant longtemps on m’a dit que de toute façon il faut faire du gainage, et pendant longtemps je ne faisais pas de gainage jusqu’au moment où je me suis décidé à vraiment en faire. Effectivement, j’ai commencé très simplement en faisant à 20sec de gainage avec 4 positions différentes. C’est comme ça que petit à petit, j’ai passé de 20sec à 2 min de gainages tous les jours et je n’ai plus mal au dos. C’est vrai que cette technique de commencer petit, ça fait aussi qu’effectivement, on n’a pas d’excuse, ça ne fait pas peur. Et c’est ça qui est très bien finalement, quel que soit l’objectif qu’on se fixe c’est qu’en fait, on est le seul maitre du jeu et on peut tout à fait se fixer des règles et qui vont faire que ce soit facile pour nous.

A : Exact. C’est un beau témoignage de ce genre de stratégie. Mais pareil hein, c’était la même chose pour moi pour le sport.

X : Est-ce que tu utilises, ou en tout cas, tu recommandes, par exemple je sais qu’il y a un des outils qui est utilisé par les sportifs, c’est la visualisation. Est-ce que ça fait partie des outils que tu peux utiliser auprès des gens que tu coaches ou même pour toi même dans ton quotidien ?

A : Alors je l’utilise, mais en relation avec ce que j’appelle le « travail de l’ombre ». C’est-à-dire que je vais utiliser la visualisation. Par exemple visualiser le fait de gagner un match par exemple, ou d’atteindre un objectif. Mais au bout d’un moment que tu as visualises ça, tu vas sentir comme des résistances, commencer à sentir que peut être que la coupe elle est en train de se dérober autour de toi ou tu vas commencer à sentir du jugement. Tu vas dire : « Ah ouais, mais si je gagne, les gens vont me juger, etc. ». Et toutes ces pensées et émotions qui arrivent sont ce qu’on appelle des émotions qui viennent de ton ombre. Ce sont des choses qui sont non intégrées à ta personnalité. Et donc, c’est utiliser la visualisation et commencer à se dire : « Waouuh quand je visualise ça tout d’un coup, je sens une pression au niveau de mon cœur, ou je sens ma gorge se nouée ». Et c’est de travailler là-dessus. « OK, je sens cette sensation qui vient là, c’est qu’elle a un message pour moi ». C’est une sensation qui doit être vécue. Je n’ai pas mal d’exemple de joueur, j’essaie d’en retrouver un précis là-dessus. Par exemple, si je me visualise en train de servir fort, de bien jouer, etc., et tout d’un coup je vois que j’ai du mal à servir fort. Quand je serre, quand je visualise mon service, ça va dans le filet. « Mince ! C’est bizarre je suis en train de visualiser, mais ça va dans le filet ». Et je sens qu’en fait j’essaye de trop en mettre. Et donc je me dis « Waouh ça vient d’où ce truc, ah oui je veux trop montrer ». Mais si je suis capable de lâcher cette émotion de dire « Tiens je veux trop en mettre ». Tout d’un coup qu’est-ce qui vient ? Ah ouais tiens voilà, sur le coup je peux jouer, je peux faire un service relâché ». Donc je vais utiliser la visualisation plus pour faire apparaitre les résistances. Puisque la visualisation toute seule, de manière un peu, OK je visualise exactement comment je veux jouer, je trouve qu’elle est moins utile que celle-ci qui va plus loin parce qu’on va au cœur du problème des résistances intérieures et des émotions qui viennent nous saboter.

X : Et une fois que tu as identifié ces émotions et ces résistances qu’est-ce que tu fais derrière ?

A : Généralement, comme je te l’ai dit, soit « Ah ouais tiens, tout d’un coup, si je lâchais cette idée de vouloir servir fort et de montrer aux autres comme je sers fort », je lâche cette idée tout d’un coup, « Ah ouais, je vais ajouter du relâchement ». Tout d’un coup j’imagine ça et : » Waouh, je joue mieux, je joue plus relâché ». Ou alors je peux sentir une émotion, c’est à dire une sensation corporelle, je vais sentir, peut-être une boule à l’estomac, je vais me concentrer sur cette boule, et je vais la laisser vivre en ayant une respiration connectée c’est-à-dire sans pause. Généralement on se met en apnée, quand on a une émotion on bloque la respiration qui fait que la sensation reste bloquée. Dans la tradition, il y a un terme qu’on utilise c’est les samskaras. C’est des nœuds émotionnels tout simplement qui sont bloqués, qui vont réapparaitre. Qui réapparaît notamment dans le tennis dans les moments importants. Balle de break, balle de match, avoir les matchs importants. Et rien que le fait de suivre la sensation et de la laissée vivre, jusqu’à ce qu’elle finisse, en général on peut finir par pleurer, c’est une émotion qui va nous envahir, plutôt que de la bloquer dans un endroit, bloquer sa respiration. Eh bien, ça libère, voilà.

X : D’accord. La question c’était plus dans la pratique de la visualisation, est-ce que tu t’installes d’une façon particulière ? Comment tu fais ça ?

A : Tu mets une musique (moi j’aime bien mettre les musiques un peu épiques), tu commences à visualiser ton objectif, tu t’allonges, tu restes allongé. Tu respires et tu fais attention à ce qu’elle soit toujours connectée. Pas de pause, parce que dès qu’il y a une pause c’est un blocage, c’est quelque chose que tu retiens. Donc, s’assurer d’avoir une respiration connectée. Et dès que tu sens une émotion qui vient ou quelque chose comme un blocage, une résistance, tu la suis. Tu n’essayes pas de l’éviter, tu n’essayes pas de dire : « Non non, je ne veux pas ressentir ça ». Typiquement c’est vraiment d’utiliser la visualisation pas pour éviter le truc et dire : « Non non, je ne veux pas visualiser l’erreur que je fais si je fais du ski sur une porte, sur le tennis, une double faute ». Non, j’observe qu’est-ce qui provoque ça, qu’est-ce qui vient me saboter, à l’intérieur de moi. Et du coup c’est comme une méditation intérieure et généralement c’est des morceaux de nous. En fait il y a différentes parties de nous. Il doit y a voir le juge intérieur, l’enfant intérieur, le doute intérieur, qui vont se manifester en nous. Et l’idée, c’est de la faire ressortir. Donc, je vais y penser, je vais imaginer le doute intérieur, qui va me dire par exemple « Pour qui tu te prends Alexis d’oser faire des tournois professionnels, etc. ». Et je vais me distancer, j’imagine que cette partie-là vient à 1 mètre, 2 mètres à l’extérieur de moi. Et je commence à créer de l’intimité avec cette partie de moi qui me sabote. Je lui demande « OK, qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce qui se passe ? »  Et j’essaie de voir aussi comment je me comporte face aux doutes intérieures, aux juges intérieurs, peut-être que je me sens petit, je me sens comme un enfant qui a 10 ans et qui se fait gronder et qu’il ne doit pas trop se montrer, ne doit pas trop montrer son talent. Et tout d’un coup, j’installe ce dialogue avec cette partie de moi, « OK, qu’est-ce que tu veux ? »  Et en général c’est toujours une partie de nous qui a besoin d’amour, qui a besoin d’être englobé par l’amour, l’acceptation, la compassion. Et de commencer à créer ce dialogue pour savoir ce que cette partie de nous veut, recherche. Pourquoi c’est important pour elle de nous saboter ou d’apparaitre à ce moment-là. Et généralement c’est pour nous protéger, c’est-à-dire que c’est quelque chose qu’on a appris dans l’enfance, dans l’adolescence ou au cours de notre vie, pour nous protéger. » Ah non, non, Alexis, il ne faut pas que tu te montres trop sinon tu vas te faire gronder, c’est pour ton bien que je te limite sur les points importants parce que tu pourrais aller trop haut et être trop exposé ». Et commencer à le rassurer, « OK, merci de prendre soin de moi, j’apprécie beaucoup, et à partir de maintenant c’est moi qui prends la responsabilité ». Voilà, tu fais ça et généralement ça finit quand même en pleurs, parce qu’il y a beaucoup d’émotion de réintégrer cette partie de toi.

X : Et effectivement il y a le côté très important, ce que tu disais, le fait d’avoir un discours intérieur qui va être positif et avec potentiellement différentes entités on va dire qu’on peut avoir au sein de nous, et est-ce que les affirmations c’est quelque chose que tu utilises aussi ou pas spécialement ?

A : Ouais, je peux les utiliser.

X : Effectivement, pour peut-être préciser le fond de ma pensée pour les gens qui nous écoutent et qui ne sont pas forcément très, au fait de tout ça, faire que l’idée effectivement c’est de se dire, si on continue sur l’exemple du tennis, c’est que voilà, je suis très fort du revers, ou je vais gagner telle compétition ou tel match. Et en fait si tu répétais ça de façon régulière, ça peut être tous les jours ou même plusieurs fois par jour, et du coup de finir par se convaincre que tout ça, c’est une réalité et qu’en fait c’est tout à fait logique d’aller gagner un match contre un adversaire qui finalement serait potentiellement beaucoup plus fort que nous.

A : Exact. Il y a un bouquin qui s’appelle « 10 minutes mental toughness » (10 min par jour d’entrainement mental, pour être dur mentalement). Il parle de ça, il dit justement que ça, ça s’appelle une affirmation identitaire. C’est à dire s’identifier à cette affirmation, je suis le meilleur serveur du circuit. Voilà, quelque chose comme ça. Et du coup nos actions, vont commencer, on va se sentir un peu obligé à faire en sorte que nos actions soient alignées avec cette identité.

X : Et du coup toi, les affirmations c’est quelque chose que tu utilises aussi ?

A : Je peux les utiliser, je les ai déjà utilisées même plus sur le côté business ou dans ma vie. C’est comme si pour certains ça a marché, pour d’autre ça a moins bien marché. Et pareil, il y a toujours une part d’émotion. C’est-à-dire, « OK, si je dis que je suis le meilleur joueur de France, je l’imagine et tout d’un coup qu’est-ce qui vient me saboter ? Quelle est l’émotion, la résistance intérieure qui vient ? Donc je l’ai utilisé de la même manière que pour la visualisation. Quelles sont les émotions qui m’empêchent d’y croire pleinement ?

X : Il y a peut-être aussi, quand on parlait tout à l’heure d’objectif, on parlait de stratégies, d’attitudes à avoir pour atteindre cet objectif, et quand on n’arrive pas, enfin il y a aussi des moments où tout ne se passe pas forcément comme prévu. Et donc si on reprend l’objectif, ce qu’on se disait tout à l’heure, sur par exemple le fait de perdre du poids et que malgré tout on a acheté ce fameux paquet de chips, et puis on craque à un moment ou un autre. Quelle serait la bonne attitude à avoir à ce moment-là ?

A : De bien se sentir coupable ! (rires). L’idée, c’est justement, c’est de ne pas se sentir coupable. De ne pas rajouter de la culpabilité qui est en fait une vibration, une émotion un peu basse et un peu malsaine qui vient nous rendre petits. Et voilà, je n’aurais pas forcément de réponse là-dessus, à part le fait de se pardonner et de faire en sorte que ça n’arrive pas.

X : Oui, c’est de le prendre comme une leçon sur le fait qu’effectivement, voilà, à la base, on n’avait pas créé le bon environnement, imaginons.

A : J’ai une vidéo sur le tennis justement là-dessus, c’est de se poser la question qu’est-ce que je vais faire la prochaine fois. Par exemple il y a beaucoup de joueurs au tennis, ils font une faute, ils s’insultent, ils s’énervent. « Putain, je suis nul, blablabla, etc., je n’y arrive pas aujourd’hui. »  Ça, c’est la première étape. Ou alors ils vont dire : « Ahh, mais pourquoi je n’y arrive pas aujourd’hui ? »  Ton cerveau c’est comme Google, il va trouver la solution. Pourquoi je n’y arrive pas aujourd’hui ? Je ne me suis pas bien réveillé, je ne me suis pas entrainé. Le terrain il n’est pas bien. Le gars en face il n’a que de la chance. Ma raquette elle n’est pas bien cordée. Toute une liste. Par contre si je me pose la question : « OK, qu’est-ce que je vais faire la prochaine fois ? »  Boum, ton cerveau automatiquement, il se dit : « Ah oui, tiens, c’est vrai ! Si je m’engage plus dans la balle pour chaque coup. Ah tiens ! Je me mets avec cet appui la prochaine fois. »  Donc c’est changer les questions que tu te poses. Les qualités de ta vie sur ces questions.

X : C’est se poser les bonnes questions et du coup justement essayer de tirer une leçon de cette erreur pour essayer de ne pas la reproduire à l’avenir. Tout à l’heure dans ton introduction, tu as cité comme ça, brièvement, sur le fait que tu te présentes comme biohackeur actuellement, c’est ça ? Est-ce que tu peux nous en dire un petit plus sur cette notion de biohacking ?

A : Carrément. Biohacking, ça vient du monde des ingénieurs et du fait que le monde de la médecine est un peu sclérosé et complètement bloqué par le scientisme, l’Ordre des médecins qui fait que si tu bouges un peu par l’investissement massif de l’industrie pharmaceutique dans le monde de la médecine qui fait que si tu essayes d’innover dans la médecine, boum, tu te fais dégommer. Et il y a des ingénieurs qui commencent à s’intéresser au monde de la médecine et, « attendez les gars, nous on va vraiment aller au fond du sujet, on va classer tous les mythes. Casser les mythes du cholestérol par exemple, un truc sur le cholestérol code. C’est des ingénieurs, ils ont récupéré toutes les données des assurances sociales des États-Unis, ils ont plus de 10 000 ou 12 000 données ou peut-être même plus. Ils ont vu zéro corrélation entre cholestérol et maladie cardio-vasculaire. Alors que tout le blabla autour de ça, en fait tout ce qui est autour du cholestérol, etc. Ils démystifient tous les mythes autour de ça. Et ces des gens qui se moquent un peu, ils ne font pas partie de l’ordre des médecins et ils disent : » Attendez les gars, dans la médecine, qu’est-ce que vous faites ? Vous ne pouvez plus rien faire. Vous faites des méthodes alternatives, vous vous faites défoncer. Nous, on va hacker notre biologie et on veut vraiment être en bonne santé face à tout. Que ce soit la lumière bleue, face aux ondes, face aux types d’alimentations. Voilà, c’est hacker sa biologie pour être en super forme.

X : Et du coup qu’est-ce que tu..., sans forcément tout nous dire, puisque je suppose que tu fais plein de choses différentes, mais concrètement comment ça se manifeste dans ton quotidien ?

À : Alors, bio hackeur par exemple qui va aimer et mesurer. Par exemple son sommeil. Ou alors il va porter des lunettes anti-lumières bleues dès que le soleil est couché. Pour régler son cycle circassien, c’est à dire toujours être en phase avec le soleil. Et s’endormir facilement. « Qu’est-ce qu’il va faire ? »  Il va prendre du bulletproof coffee (c’est du café avec du beurre). Il va tester le régime cétogène. Le régime cétogène, c’est le fait d’être en cétose et d’utiliser le gras plutôt que le glucide. Par exemple, moi en ce moment, je teste le régime carnivore. Je ne mange que de la viande. Et donc je me renseigne beaucoup là-dessus. Je vois qu’en fait tout ce qu’on nous dit sur l’élevage et la pollution, etc., tout est basé sur le fait que si les bovins mangent des céréales, si tous les bovins de la terre mangeaient de l’herbe, en 10 ans, on aurait séquestré tous le dioxyde de carbone qu’on a émis depuis la révolution industrielle. Et de voir que voilà, il y a plein de mythes et de tester différentes choses pour sa santé. En ce moment je teste aussi un déparasitage, je fais un truc pour tout ce qui est l’intestin imperméable. Voilà, donc du méga-dosing de L-glutamine. Voilà, faire des tests sanguins régulièrement, voir où j’en suis. Voilà à peu près quelques pratiques.

X : Quand tu dis le régime carnivore, tu ne manges que de la viande ?

A : Ouais. Que de la viande !

X : Pas du tout de légumes, de fruits, rien de tout ça ?

A : Là, pendant 30 jours, c’est que de la viande. Aucun légume. Et les bienfaits, en fait, j’ai commencé ça parce que je commençais à voir des Anglophones qui faisaient ça et les effets sur la santé étaient incroyables. Et notamment, je ne sais pas si tu connais Jordan Petterson, un psychologue qui fait des millions de vues en ce moment sur internet. Sa fille est sous antidépresseur depuis qu’elle a 12 ans. Elle a 26 ans. Elle a commencé un site qui s’appelle « Don't eat that » (ne mange pas ça). Elle est arrivée avec une liste très minimale d’aliments qui ne vont pas la faire réagir, qui vont lui permettre d’avoir un meilleur… Comment dire, être dans un meilleur état, meilleur état mental et physique ? Et là, récemment elle a commencé le régime carnivore. Son père aussi, sa mère aussi et tout le monde se sent mieux. Et je suis sur différents groupes Facebook, il y a un site qui s’appelle « meatheals.com » (la viande guérit). C’est un site avec tous les témoignages des gens qui ne mangent que de la viande et qui vont inverser leur diabète, qui vont enfin être en bonne santé. Moi je sens beaucoup de clarté dans la tête par exemple. Beaucoup moins d’allergies, j’ai beaucoup moins le nez pris, clarté dans la tête, plus de motivation, je peux travailler plus facilement, plus de productivité. Et voilà, il y a beaucoup d’aliments sur lesquels on va réagir. Ça permet au corps d’aller mieux, il n’y a pas de flatulence, le ventre plat, voir un peu les impacts qu’il y a pour moi, et je vais tester 30 jours et au fur et à mesure ajouter d’autres aliments et voir sur lesquels je réagis.

X : Du coup, je pense qu’il y a 2 choses. La première question, c’est de savoir si c’est quelque chose que… là, tu les fais sur une période de 30 jours, mais est-ce que, à terme, c’est un type d’alimentation que les gens peuvent suivre, je ne sais pas pendant plusieurs mois ou années ?

A : Ouais. Il y en a qui le font pendant 20 ans. Il y a l’histoire de Charlene Anderson, par exemple. Elle a écrit des pavés, elle a été malade. Elle avait une maladie auto-immune, tout ce que tu veux, l’exéma, etc. Pas bien ! Et elle a commencé à voir tous les docteurs possible et imaginable. Elle a commencé à voir la relation avec la nourriture. Elle a commencé à prendre des notes, jusqu’à arriver au fait qu’il y a que le bœuf quoi. Et elle ne mange que de la viande depuis 20 ans. Elle a 45 ans, elle a un corps d’une femme de 25 ans. Elle va très bien, son mari aussi, pareil. Et un coté très simple aussi que j’aime bien, tu achètes juste de la viande. Et aussi ce qui m’a impressionné, c’est d’entrer dans un supermarché, et de se dire, « Moi, je n’achète que de la viande ». Et je me dis : « Ouahh, tout ce qui est là, c’est pourri. Enfin ! C’est dans des boites, il y a de l’emballage, ça vient de je ne sais pas où, ça vient de 10 000 km d’ici, des fruits, des bananes, des trucs comme ça) ». Et que tu as le côté locavore : « Tiens, je vais aller chez mon boucher, je veux m’assurer que ce sont des vaches qui mangent de l’herbe, qui broutent de l’herbe ». Et il y a toute une notion par rapport à la pollution, et le fait que si les vaches broutent de l’herbe, justement elles ne vont pas péter, parce que si on leur fait bouffer des céréales effectivement, elles vont dégager du méthane et péter parce qu’elles vont avoir des problèmes digestifs. Parce qu’elles ne sont pas adaptées pour manger ça. Et voilà la viande est meilleure et... Voilà ! Ça touche plein de sujets en fait.

X : Il y a vraiment l’idée de choisir une viande de bonne qualité, c’est ça aussi le deuxième point sur lequel je voulais parler. Quand tu parles de viande, en plus, tu as parlé de bœuf, mais du coup ce n’est que du bœuf ?

A : Ça peut être tout en fait. Il y en a qui vont faire avec du saumon ou d’autres viandes. Mais en général, ça va être moins rassasiant le poulet ou le porc, etc. Et c’est plus facile aussi de s’assurer de la provenance des vaches et des bœufs, de demander à un producteur local, à un éleveur ou à un boucher. Et de s’assurer que ce sont des bœufs qui sont nourris à l’herbe. D’ailleurs, il y a un entrepreneur français qui s’appelle Pierre Hinard qui a écrit un bouquin qui s’appelle « Omerta sur la viande ». Il a fait leboeufdherbe.com et tu peux commander en ligne.

X : Du coup après, vu qu’on en parle, je sais que la viande de bœuf c’est pareil, je la commande auprès d’un producteur, mais ce n’est pas sur le bœuf d’herbe que je connais, mais c’est une ferme qui s’appelle « Vivien d’Anjou » et c’est pareil. Ce n’est que des viandes qui sont en train de passer bio, mais voilà, ce n’est que des vaches qui sont élevées à l’herbe. Où effectivement, c’est beaucoup mieux ainsi. Alors pour terminer le podcast, est-ce que sur tes différents tests de biohacking, est-ce que t’en as peut-être un ou deux points qu’on pourrait recommander ? Peut-être un petit moins extrême on va dire que le fait de ne manger que de la viande pendant 30 jours ? Mais voilà des pratiques où t’as senti que toi, vraiment dans ton quotidien, ça a fait une grande différence.

A : En fait, en relation avec le truc de la viande là justement, on appelle aussi ça le « régime 0 carb » ou le « régime 0 glucide ». Donc, faire en sorte d’avoir moins de glucides, ce n’est pas mal comme biohacking, et d’observer ce qui se passe dans le corps. Sinon les lunettes bleues, dès que le soleil est couché ou les lunettes anti lumières bleues. Ça permet justement de s’endormir plus facilement et d’être en synchronicité avec le cycle circadien. Et en fait il y a tout un système qui se passe dans notre corps. C’est-à-dire, on a notre horloge interne, et il y a des fonctions de nos organes qui vont se dérouler en fonction de cette horloge. Et avec les écrans, si tu regardes ton téléphone à 22 h, t’es en train de dire à ton cerveau « il est midi, il est midi, il est midi » et ça dérègle toute ta machine en fait. Tu vas moins bien récupérer, ça va dérégler des processus hormonaux et la production de mélatonine aussi. Tu vas moins bien dormir, etc. Donc, porter des lunettes anti lumières bleues ce serait le biohack simple et un peu connu et j’espère qu’il va devenir un peu plus répandu. Et changer ses ampoules aussi. Prendre des ampoules incandescentes, parce que toutes les ampoules LED et fluorescentes ont des pics de lumières bleues qui font que, dès que tu les allumes, pareil, tu fais : « il est midi, il est midi, il est midi ». Les ampoules incandescentes ont un très faible, très peu de lumières bleues dans leur spectre.

X : Mais les ampoules incandescentes ce ne sont pas celles qui sont censées disparaitre dans les années à venir non ?

A : Ouais, c’est pour ça qu’il faut se dépêcher de les acheter. Il y en a beaucoup qui lisent ça par rapport à nos mitochondries, à l’explosion de cancer, maladie auto-immune, etc. C’est à la fois la lumière bleue, l’électricité, les ondes wifi, etc. Parce que c’est ça qui a changé et la nutrition aussi. C’est ça qui a évolué ces 50-100 dernières années. Avec toutes ces maladies de civilisation.

X : Ça marche. Bon, eh bien, écoute merci Alexis pour toutes tes réponses. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ou est-ce qu’on peut aller si on veut te suivre et justement savoir plus sur tes activités et tes expérimentations futures ?

A : Pas de soucis. Je partage sur Facebook donc facebook.com/nouvelhomme.fr, donc là c’est pour, on va dire tout le reste. Et j’aime bien apporter des idées nouvelles ou innovantes. Tu vois quand je parle du régime carnivore que c’est bon pour la planète. Forcément, il y a tout le monde qui vient qui dit : « Non, c’est faux, ce n’est pas vrai, l’impact de l’élevage est terrible, etc. ». Et donc j’aime bien fournir un nouveau point de vue et expliquer aux gens ou toucher des trucs un peu controversés. Et le plus important, j’ai nouvelhomme.fr/lettre, pour être abonné à ma newsletter, c’est là où s’il y a quelque chose d’important j’envoie un émail. Et l’autre c’est tennis-tactique. Pareil, il y a un Facebook où je publie des articles régulièrement sur la préparation mentale, préparation physique, ou la préparation émotionnelle. Et tennistactique.com, pareil, abonnez-vous à la newsletter, j’envoie un email quand il y a des choses intéressantes qui se passent pour devenir meilleur au tennis.

X : Eh ben merci Alexis !

A : Avec grand plaisir Xavier !

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