Parlons Forme #026 : Traiter l’acné à tout âge

L’acné reste un mystère pour de nombreuses personnes.

Que l’on soit en pleine adolescence ou à l’âge adulte, il est souvent compliqué de se débarrasser d’une acné persistante avec les conséquences que l’on connait sur la peau, mais aussi sur le moral et la confiance en soi de la personne.

Encore « pire » quand cette acné commence à se manifester à l’âge adulte alors que l’on avait été épargné jusqu’à présent.

Les solutions face à ces situations sont bien souvent inefficaces sur le long terme, car elles ne s’accordent pas à traiter les causes de cette acné, mais se focalisent plus sur les symptômes.

Ok, il est logique de chercher à atténuer cette poussée disgracieuse, mais il est plus malin et efficace sur le long terme de se demander « Pourquoi cette poussée arrive ? ».

Pour répondre à cette question, j’ai invité Dr Lothaire Benichou qui est spécialiste des traitements contre l’acné.

Lothaire est clairement dans cette démarche de comprendre pourquoi votre peau réagi ainsi et quelles seraient les solutions envisageables pour calmer tout ça.

La bonne nouvelle c’est qu’il existe des solutions naturelles et, comme vous allez le voir, notre style de vie joue un rôle essentiel… bien plus que la dernière crème ou la nouvelle « routine » du moment…

Bonne écoute !

Au sommaire du vingt-sixième épisode de Parlons Forme

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • Qui est le Dr Lothaire Benichou ?
  • Quels sont les différents types d’acné ?
  • Pourquoi l’acné a-t-elle tendance à apparaître à l’adolescence ?
  • Les différentes problématiques qui peuvent être liées à l’acné sur le plan psychologique ?
  • Quelles sont les erreurs à éviter pour ne pas aggraver la poussée d’acné ?
  • Les mauvaises solutions et les fausses croyances qui ne sont pas recommandées
  • Que pense Lothaire du Roaccutane ? Quelles sont les limites de ce médicament ?
  • Et beaucoup d’autres choses…

Télécharger le résumé de l’interview

Liens cités dans cet épisode

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Découvrir une autre discussion passionnante

Pour compléter cette interview, je vous propose de (re-)découvrir cette discussion avec Elodie Beaucent où nous parlions d’alimentation et de detox.

Dans ce podcast, Elodie nous partage plein de conseils pour mieux s’alimenter afin de faire le plein d’énergie, perdre du poids et se sentir mieux dans son corps et dans sa tête.

Episode à écouter ci-dessous ou téléchargez-le au format MP3 (Clic droit / Enregistrer sous…)

Accéder aux notes de cet épisode

Xavier : Bonjour Lothaire ! Et merci d’avoir accepté de te joindre à moi pour cet épisode du podcast.

Lothaire : Oui. Salut Xavier ! Merci de m’accueillir.

X : Avant de parler plus en détail de la question de l’acné qui est ta spécialité et donc tes solutions aussi qui existent autour de cette problématique, est-ce que tu peux te présenter et puis nous en dire un petit peu plus sur toi ?

L : Oui. Je suis déjà super content d’être là avec toi, je te remercie encore. Pour les gens qui ne me connaissent pas, pour me présenter un peu rapidement, en fait, avant, j’étais touché par l’acné en grandissant, et du coup même en continuant de mettre en place tout ce qui était possible de faire à l’époque, puis après en devenant pharmacien, etc. J’avais accès à tout. Et malgré tout ça, en fait mon acné revenait systématiquement. Donc je suis passé par la voie cutanée, je suis passé par pas mal de choses et c’est revenu systématiquement, et je me disais : « Mais, c’est quand même fou que dans un monde actuel on soit capable de soigner certains cancers, et on n’arrive pas à se débarrasser de l’acné en fait. »

Du coup je continuais de travailler dessus, de repartir à zéro. Et j’avais pas mal de chance aussi parce que j’ai pu travailler dans différents centres d’investigation clinique au CNRS puis dans un centre privé aussi. Et puis tu vois, en me servant un petit peu de tout ça, en reprenant toutes les choses à zéro, j’ai commencé à trouver des choses qui ont commencé à fonctionner pour moi, et j’ai commencé à avoir des résultats que je n’ai jamais eu, comme passer 3 à 4 jours sans boutons pour moi. Et voilà, en implémentant les choses, j’ai commencé à m’en débarrasser complètement puis il y a d’autres personnes qui ont commencé à me demander : « Mais Lothaire comment tu as fait pour te débarrasser de ça. » Et puis, mais tu vois, sans trop de conviction je vais commencer à dire : « Je veux bien t’aider un petit peu, mais je ne sais pas si ça va fonctionner pour toi ».

Et ça a commencé à fonctionner pour une, deux personnes au bout de la quinzième, vingtième personne, je me suis dit : « Waouh ! D’autres gens ont été là-dessus puis vingt personnes avec 100 % de résultats. Effectivement, il y a d’autres gens à aider ». Du coup j’ai fait un petit peu ce saut, quand on se dit : « Voilà, j’ai travaillé dans l’industrie pharmaceutique ». À l’époque, j’étais développeur d’affaire dans un centre d’investigation clinique. Soit je peux continuer de faire ce que je fais, mais je ne partage pas tout à fait les valeurs de tout ce qu’on fait là, soit je peux vraiment contribuer au maximum et m’occuper de toutes ces personnes qui ont besoin d’aide et le faire avec ma passion et en apportant vraiment une valeur personnelle tu vois.

X : Et ça fait combien de temps ce parcours, tes expérimentations et après le fait d’aider les gens ça fait combien de temps à peu près que tu fais ça ?

L : Alors moi j’aime bien dire que l’acné, ça a été avec moi depuis 13-14 ans quand même. Aujourd’hui j’ai 28 ans. Pour moi chaque année, elle m’a apporté énormément de choses. C’est un phénomène processus graduel. Après je dirai que j’accompagne des gens depuis environ 5-6 ans maintenant. Et ça va faire peut-être 3-4 ans maintenant que je fais ça à plein temps.

X : Alors avant de parler, parce qu’effectivement au sein de ce podcast on est là surtout pour apporter des solutions des problèmes pratiques et des aides pratiques, c’est quand même aussi bien de faire une base et de faire une sorte d’état des lieux. Déjà, ce que j’ai pu constater en préparant un peu ce podcast-là, c’est que finalement, on parle d’acné qui un terme assez générique. Mais il y a plein de choses différentes, il y a plein de figures différentes qui existent.

L : Généralement les acnés tu sais sont classifiés en termes de sévérité et en type de lésion en fait. Il y a ça puis il y a aussi les fameuses acnés adolescentes et acnés adultes. Je pense que les gens ont pu se rendre compte et je pense que c’est quand même plus une majorité d’adultes qui écoute ça et s’il y a des gens qui ont encore de l’acné, ils se sont rendu compte que ce n’était pas si simple de s’en débarrasser et ce n’était pas comme on a toujours dit où ça va partir tout seul. Pour certaines personnes, c’est le cas. Et c’est vraiment une adolescence, une acné adolescente qui est très ponctuelle. Soit si vous avez déjà dépassé les 19-20 ans, là on rentre dans une acné adulte et on est vraiment sur d’autres processus physiopathologique post inflammatoire interne qui entretiennent ça en fait.

 Je voulais te parler aussi des différents types de lésions. On a les microkystes qui sont ces lésions qui sont sous la peau qui font un petit peu des petites bosses, mais qui ne sont pas forcément inflammatoire, pas forcément rouge. Et ça qui ont une tendance pas trop évoluée et les gens qui les ont, soit ils se disent : « La seule manière de les soigner c’est d’aller chez l’esthéticienne et faire un nettoyage de peau. C’est plus les dermatos qui peuvent les faire. Des fois les ouvrir au scalpel ou des choses comme ça, c’est un petit peu de la boucherie. Pour ça c’est un peu dommage puis ça laisse des fortes marques. Puis il y a des chances que ça revienne de toute façon puisqu’on ne traite pas la cause. Ça, c’est une chose.

Après on a effectivement les lésions qui sont plutôt inflammatoires. Ces lésions qui font mal et qui peuvent être soit des papules (tu sais ces fameuses têtes blanches), soit les kystes comme moi j’avais dans le dos. Ce que je n’ai pas dit c’est que j’étais touché sur le visage, ça me complexait beaucoup. Mais le truc qui me complexait le plus en grandissant, c’est d’avoir une acné hyper forte dans le dos. Puis j’essayais de ne pas y penser tu vois. J’ai grandi à Nice du coup. Quand j’avais tous mes amis qui allaient à la plage, je n’allais plus avec eux au bout d’un moment. J’avais toujours une bonne excuse. J’avais ces gros kystes dans le dos qui m’ont fait comme une acné conglobata.

Pour les gens qui ne savent pas ce que c’est une des formes les plus sévères de l’acné qui laisse des cicatrices très profondes chéloïdes, qui sont hypo et hypertrophiques (ça veut dire en creux ou en bosse). C’est clairement la chose pas la plus jolie. Et je n’avais aucune idée que ça ferait quelque chose comme ça. Même mes parents, ma mère qui me dit : « Oh la la, si j’avais su. » Je te parlais un petit peu des différentes lésions : microkystes, papules, éventuellement point noires aussi. On est là-dessus, mais clairement ce n’est pas la chose à laquelle les gens pensent le plus. Et ces fameux kystes qui peuvent être douloureux qui s’ouvrent ou qui ne s’ouvrent pas d’ailleurs pour certains, mais qui ont quand même laissé des marques ou des taches quoi.

X : Tu as parlé du fait qu’en général, une acné a tendance à apparaître à l’adolescence, et est-ce qu’on sait pourquoi à ce moment-là en particulier ?

L : Alors je pense qu’en fait, dans l’acné depuis les années 50-60, on a quand même pas mal de consensus et les gens sont restés un peu bloqués là-dessus. Il y a effectivement une composante hormonale et moi, ce que j’aime bien dire, c’est que l’acné c’est un panel en fait. Il y a différentes causes en fait. Il y a toujours un petit pourcentage de chaque cause. Et pour des gens qui ont par exemple une acné à l’adolescence et qui va s’apaiser, finalement on peut imputer un petit plus la partie hormonale. Et se dire effectivement qu’au bout d’un certain moment, il y a équilibration des hormones. C’est un petit peu ce que le consensus actuel se dit. Et pour certaines personnes, comme il y a peut-être d’autres choses en même temps, il n’y a pas ce phénomène-là en fait.

X : Donc après c’est pour ces personnes-là, c’est pour ça que ça se prolonge notamment à l’âge adulte...

L : Et puis il faut bien le dire aussi, il y a carrément des personnes qui n’auront jamais d’acnés, tu sais. Moi, c’est un truc qui m’a toujours passionné, c’est de dire : « Tiens c’est fou, comment ça se fait qu’il y ait des personnes qui n’ont pas du tout d’acnés, des personnes qui en ont et comment ça se fait effectivement comme tu l’as dit qu’il y a des personnes qui ont de l’acné, qui va partit toute seule et d’autres personnes qui ont de l’acné et ça ne va pas partir ».

X : Oui, puis il y a aussi le cas de figure des gens qui n’ont pas d’acné à l’adolescence et pour qui ça apparaît à l’âge adulte.

L : Absolument.

X : Et c’est vrai que c’est quelque chose auquel on ne va pas forcément penser et qui doit être d’autant plus difficile à vivre, je suppose.

L : Exactement.

X : Tu te sentais préservé et une fois à l’âge adulte tu te retrouves avec des boutons sur le visage et sur le corps.

L : Oui, complètement. Je m’occupe de pas mal de gens comme ça qui se disent, mais c’est complètement fou. Je ne suis plus adolescent et lors de mon adolescence effectivement je n’en avais pas souffert.

X : Au-delà de l’aspect purement physique, on va dire, il y a toute la question psychologique qui va tourner autour de cette problématique. Je suppose qu’il a des questions sur le moral, sur la confiance en soi, c’est quoi le discours que tu peux entendre de la part de ces personnes-là ?

L : Je pense que pour toutes les personnes qui ont eu de l’acné, je pense que le discours se ressemble beaucoup. C’est vraiment cette notion de, moi c’est un peu biaiser de la manière dont je vais le dire, parce que moi je le vois toujours avec le cran d’après qui est toujours la compréhension du corps en fait. Et moi, quelque chose qui m’a toujours frustré c’était d’avoir cette sensation de ne pas comprendre son corps. Le stade 1 c’est : « Ah, j’ai des boutons ». Ça joue sur mon moral, ça joue sur ma confiance en moi, je ne suis pas à l’aise avec les filles si je suis un mec, je ne suis pas à l’aise avec les garçons si je suis une fille. Je ne dis pas le nombre de personnes que j’ai au téléphone qui sont des femmes adultes qui ne peuvent pas se montrer sans maquillage devant leur conjoint ou des choses comme ça qui se maquillent le soir tu vois avant de se coucher.

Ou qui se lèvent très tôt le matin pour tout de suite se maquiller. On se bat tous, mais effectivement ça fait partie des gens, une fois qu’on est rentré dans ce complexe, on ne peut vraiment plus l’accepter et moi je peux tout à fait le comprendre. Parce que quand j’avais ce dos qui a empiré je sentais que j’étais arrivé un petit peu à un point de non-retour où non je n’avais plus mon très bon dos quoi. Donc effectivement, jouer sur la confiance en soi, c’est quelque chose, avoir cette sensation aussi quand on est adulte d’avoir des boutons, on a l’impression de ne pas être pris au sérieux, de toujours faire plus jeune, de toujours avoir l’impression d’être une adolescente.

Tu vois, j’ai des femmes qui ont 3-4 enfants et qui ont toujours un petit peu cette appréhension quand elle rencontre des gens. Les gens leur disent toujours : « 4 enfants si jeunes ! » Je n’ai pas 24 ans j’ai 32 ans. C’est vrai que ça peut être marrant de temps en temps, mais ça peut en gêner pas mal aussi. J’avais des clientes qui m’avaient dit : « Moi, j’aime bien qu’on me prenne pour plus jeune, mais pas pour mes boutons ».

X : Pour ne vexer personne, si je rigolais c’est exactement parce que la remarque que je me suis faite, c’est vrai qu’effectivement on te prend pour quelqu’un de plus jeune, mais parce que tu as des boutons. Donc ce n’est pas le meilleur des compliments au final.

L : Bien sûr.

X : Est-ce que tu penses que tout cet aspect psychologique et du coup le fait peut-être de se déconnecter de son corps et de vouloir un peu le rejeter, parce qu’il est dans un état, on va dire qui ne correspond pas à ce qu’on attend en tant qu’individu, est-ce que tu penses que ça joue aussi sur, d’une façon ou d’une autre peut-être sur la persistance de cette acné.

L : Alors c’est super ce que tu dis là. Parce que je pense qu’il y a quelque chose après. Tu sais c’est un peu comme la nourriture ou plein de trucs. C’est-à-dire que c’est beaucoup basé sur des croyances. Tu vois ce que je veux dire, c’est-à-dire que les gens vont soit croire : « Bah non, mais moi je suis convaincu que l’esprit joue énormément sur le corps donc ça ne vient que de l’esprit, etc. », et il y a d’autres gens qui ne vont pas y croire du tout et dire que c’est quelque chose de physique, etc.

Moi j’aime bien dire qu’il y a un juste milieu qui est que tout ce que tu penses et tout ce que tu te dis, ça va influencer indirectement ou indirectement ton comportement au niveau de ton subconscient. C’est-à-dire que si dans ta tête tu te dis un truc super simple : « Oh je ne suis pas beau, etc., personne n’a envie de me parler, je suis dégueu, etc. », tu ne vas pas avoir envie d’aborder des filles ou si tu es une femme est-ce que tu vas vraiment te sentir à l’aise quand quelqu’un va venir t’aborder ou quelque chose comme ça en fait. Donc tu vas avoir un comportement qui va être en accord avec ta croyance. Après pour revenir sur le fait : est-ce que le psychologique entretient l’acné ? Je pense qu’il l’entretient déjà de manière indirecte. C’est-à-dire que si on n’est pas bien avec soi, etc., on va plus se focaliser sur son mal-être plus que se focaliser sur les solutions.

Et quand il y a une solution qui se présente, comme on est déjà, pour certaines personnes, dans ce rôle de victime : « De toute façon, rien ne marche pour moi, etc. » Même s’il y a la solution en face, il y a tout ce qu’il faut, ils ne vont pas le faire. Parce qu’ils vont valider ce rôle-là et ça, c’est très dommage. Et de l’autre côté, on a d’autres personnes qui finalement se disent : « Non, mais, il y a quelque chose qui ne va pas, effectivement, ça me pèse sur mon moral. Mais je veux m’en débarrasser et je sais que je trouverai quelque chose, etc. » eux, une fois qu’on les a au téléphone ou quelque chose comme ça, ou qui voient peut-être une de mes vidéos ou des choses comme ça ils se disent : « Ca y est. C’est ça. » On les a au téléphone, ils comprennent, c’est clair et puis go ! On y va. En quelques semaines, quelques mois ils n’ont plus du tout de boutons en fait.

X : Oui, il y aura toujours une page qui est liée avec le podcast qu’on enregistre actuellement. Et du coup je pourrais mettre sur cette page-là des liens. Tu as publié sur YouTube notamment sur ta chaîne récemment deux études de cas de personnes qui avaient des difficultés sur ce sujet. Et effectivement c’est assez impressionnant et puis même on voit sur ta page Facebook tout ça où régulièrement tu postes des avis. Et c’est plutôt cool tout ça.

L : Je te remercie.

X : Avant peut-être de parler des recommandations, tu peux donner une première piste à suivre, ce serait déjà d’arrêter de faire ce qui ne fonctionne pas ou potentiellement peut aggraver la situation. Je ne sais pas si tu aurais 3 ou plus des mauvais conseils ou des choses à éviter de faire.

L : La première chose qu’il faut arrêter tout de suite, c’est d’écouter des personnes qui soit, n’ont jamais eu d’acné soit n’ont jamais aidé une personne à s’en débarrasser. Parce que le gros problème c’est que tout est basé encore une fois sur des croyances, des mythes. Je pense que quand tu vas sur internet et que tu tapes « acné ». Tu as autant d’informations que si tu tapais « Star Wars » ou je ne sais pas. C’est immense le nombre de blogs et tout le monde qui donne son avis, les informations sur les forums, etc.

X : C’est quoi par exemple les trucs qui te font bondir, dresser les cheveux sur la tête ?

L : Ce qui me fait souvent bondir, c’est quand une personne va par exemple aller sur un forum et va dire : « Ah j’ai vu que telle personne avait utilisé telle crème et ça avait marché pour elle. » Oui, mais tu sais, un, c’est une information à un moment donné où la personne elle dit : « Ah j’avais de l’acné pendant 6 ans, je viens de faire ça et ça y est je n’ai plus de boutons. » La personne s’est réveillée le lendemain d’avoir essayé une crème, elle n’a pas eu de nouveau bouton, elle est toute excitée, elle marque son commentaire. Et tu ne sais pas ce qui s’est passé deux jours après ou l’après-midi. Tu vois ce que je veux dire ! Et du coup, ça biaise absolument tout. Du coup, on a des kilos d’informations qui ne sont absolument pas valables. Pareil, ce que j’expliquais souvent aux personnes quand les gens me disent, mais c’est bizarre qu’il n’y ait pas de commentaire sur les personnes que tu accompagnes, qu’ils ne retournent pas sur Doctissimo. Une fois que tu t’es débarrassé de ton acné, tu n’y penses plus. Tu ne vas pas aller sur des forums ou des choses comme ça pour te soucier de ça, en fait. Ça ne fait même plus partie de ta tête, de ton esprit.

Et un truc que je dis souvent, je pense que c’est le plus important, c’est cette idée qu’il faut frotter, il faut décaper sa peau, il faut irriter sa peau pour pouvoir s’en débarrasser. Il faut sécher les boutons. C’est ce qu’on a fait dans les années 50-60, il y a eu une étude qui avait été publiée. Si tu as un tout petit peu lu un peu sur l’acné tu as dû voir ce nom : propionibacterium acnes. C’est une bactérie Gram-positif. C’est une certaine membrane qui a été mise en rôle dans le rôle pathologique de l’acné en fait, dans le processus inflammatoire. Et parce qu’ils s’étaient rendu compte peut-être (je n’ai pas retrouvé l’étude), mais que les personnes qui avaient de l’acné avaient une propension à avoir plus de ce type de bactérie sur leur visage en fait. Tout en sachant aussi que sur d’autres personnes, ces bactéries-là sont présentes et que ça ne pose pas de problème.

Mais bon, ils étaient un peu assez focalisés là-dessus donc ils se sont dits : « Super, l’acné c’est une pathologie infectieuse. Donc qu’est-ce qu’on va faire ? On va donner des antibiotiques ? On va tuer les bactéries et puis tout va bien se passer ». Et en fait j’ai envie de dire, la prolifération bactérienne c’est le dernier processus inflammatoire qui va provoquer le bouton en fait. Et derrière il y a tout un tas de processus qui ont généré l’inflammation. Et d’ailleurs on peut le voir pour certaines personnes déjà ces crèmes ne fonctionnent pas ou même les antibiotiques au bout d’un moment ne fonctionnent plus. Alors il peut y avoir un phénomène de résistance, mais il y a aussi un phénomène qui explique un petit peu finalement que ce n’est pas uniquement quelque chose de bactérien. Et puis d’ailleurs si c’était uniquement bactérien, on prendrait les antibiotiques puis ils seraient comme une angine ou un truc comme ça, une angine bactérienne ou tu as pris tes antibiotiques, tu es guéri, c’est bon on n’en parle plus. Ce n’est pas uniquement quelque chose d’infectieux.

Et de voir qu’on continue de développer des nettoyants très asséchant, de continuer de proposer des thérapeutiques très fortes avec l’acide salicylique ou avec du peroxyde de benzoyle qui décolore les draps ou de l’adapalène, la Differine, etc. qui vont finalement venir encore irriter la peau. Alors qu’on est là pour lui permettre de se rééquilibrer. C’est là où, en fait, je ne sais pas si ça va parler un petit peu aux gens, mais je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé de tester quelque chose pour vous débarrasser de l’acné et de vous retrouver encore pire quand vous faites quelque chose que quand vous ne faites rien en fait. Tu vas te retrouver avec une peau irritée, qui va squamer et de se dire : « Oh la la, c’est encore pire ! Ça régresse, etc., il vaut mieux que j’arrête quoi ».

X : Ou il faut que j’en mette encore plus !

L : Exactement, tu as raison. Et c’est le pire d’avoir une peau irritée et de continuer d’irriter derrière. C’est aussi ça, tu vois. Il y a cette croyance tu sais qu’on dit toujours « Oui pour un traitement de l’acné, il faut toujours attendre 3-4 semaines avant de voir les premiers résultats ». Déjà ce n’est pas spécialement vrai, dans ce qu’on fait nous ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Du coup ça renforce l’idée que ce n’est pas grave si ça s’aggrave dans les premiers temps. D’ailleurs, il y a plein de gens qui pensent que c’est normal qu’au début d’un traitement de l’acné, il y ait tous les boutons qui sortent.

Comme s’il y avait des boutons sous la peau qui attendaient dans les tranchées et qui se disent : — « Lors de votre traitement, on sort ». — « Combien vous êtes ? » — « Nous sommes un » — « Encerclez-les ! ». C’est vraiment différent et en fait ces lésions-là elles sont provoquées par l’irritation. Ce n’est pas des lésions qui étaient là et il faut cette idée de se dire que tout va ressortir et ça va marcher. Non. Du coup c’est ça qui encourage aussi les gens à se dire que ce n’est pas grave si ça s’aggrave dans le début, je vais continuer à irriter la peau, etc. puis un matin je vais me lever et ce sera mieux. Non, c’est un processus graduel. Si là il y a déjà de l’irritation, c’est que ce que vous êtes en train de faire ce n’est pas bon.

X : Il y a une question qui revient régulièrement, et je pense que je n’ai pas vraiment d’avis donc je te pose la question. Tu parles des fameux boutons blancs-là, est-ce qu’il faut les percer ou pas ?

L : Tout le monde te dira : « Non, non, il ne faut pas les percer », mais tout le monde les perce parce que ce n’est pas évident de garder ça sur le visage. Moi, ce que j’aime bien dire, c’est que le plus possible, il ne faut pas les percer parce que ça laisse des traces.

X : Pourquoi il ne faut pas les percer ?

L : C’est une bonne question. Clairement, il y a plus de chance que ça laisse une marque, mais de toute façon un bouton quand il est là, il va laisser une marque de toute façon puisqu’il y a le processus de cicatrisation. Mais c’est vraiment cette notion, déjà le blanc tout le monde trouve ça dégueu en se disant « Ah c’est du pus, ces bactériens, etc. » Alors évidemment t’as un petit peu de bactéries dedans. Mais ce qui constitue ce blanc aussi, c’est tes macrophages, c’est tout ton système immunitaire aussi. Il y a un travail qui est en train d’être fait à cet endroit-là. Et la deuxième chose c’est que ce n’est pas facile de rester avec un bouton blanc dans le visage. On se dit toujours que tous les gens vont regarder, etc. Qu’il soit blanc ou rouge, les gens vont quand même tendance à regarder un petit peu ces choses-là, ça attire leur regard. Mais s’il ne faut pas le percer, c’est parce que le processus inflammatoire est en train de se résorber. Ton système immunitaire est en train de lutter en fait et donc de rajouter des variables en le perçant, etc. On va aller un petit peu à l’encontre de ça. C’est un petit peu lorsque tu enlèves une croûte sur une cicatrice ou sur une lésion en fait.

X : Ouais effectivement je vois bien l’idée. J’avais aussi une question sur le Roaccutane. Tu en as parlé précédemment justement, du Roaccutane ou d’autres médicaments, mais a priori c’est quand même celui-là le plus connu on va dire dans cet univers et du coup si tu as une position à ce propos.

L : Écoute, moi, dans ma vision des choses, je suis passé par là aussi en me disant que j’en pouvais plus et qu’il fallait que je fasse quelque chose. Mais même en le prenant en fait, je me souviens, j’avais ça dans un coin de ma tête et pourtant à l’époque j’avais peut-être 17 ans. Je me disais, si jamais ça revient, de toute façon je n’ai rien compris à ce qui s’est passé en fait. Et donc ma seule solution sera de le reprendre à nouveau. Donc intérieurement, je sais que j’avais déjà cette idée et quand ça a commencé à revenir j’étais dans le déni aussi, je ne voulais pas le voir, mais effectivement quand ta peau commence à continuer de se dégrader, c’est vraiment frustrant. Mais il y a quelque chose qui est assez biaisé aussi, c’est que, même quand il est prescrit ce médicament, généralement les personnes ne retournent pas chez les mêmes dermatologues ou des choses comme ça. Après quand elles ont une rechute ou des choses comme ça, même le feed-back envers les professionnels, on ne peut pas spécialement s’y fier en fait.

Donc je ne pense pas qu’il y ait de volonté de pousser ce médicament ou des choses comme ça. D’ailleurs il n’y a pas mal d’études et j’en ai publié sur mon blog. Et ce sont des études qui ne sont encore une fois pas parfaitement menées parce que c’est très difficile de suivre toutes ces personnes-là. Des études qui montrent qu’à 2 ans, il y a entre 10 à 60 % de rechute. Et je me souviens, je ne peux plus te dire exactement ce qui est marqué dans l’étude, mais c’était bien noté que c’était uniquement sur les personnes que eux qui s’étaient représentaient au même endroit en fait. Donc ça veut dire que s’il faut c’est bien plus et puis peut-être des gens qui ont rechuté après les 2 ans, en fait. Moi je sais que c’était revenu tu vois dans les 8-12 mois après que ces lésions sont parties une fois que j’ai arrêté le traitement.

X : L’idée du Roaccutane, c’est quoi la promesse on va dire ?

L : L’isotrétinoïne elle agit, encore une fois, quand tu vas dans le Vidal et que tu regardes la pharmacodynamie, ils vont te dire qu’il y a des choses qu’ils ne savent pas comment véritablement comment ça fonctionne. Mais ils vont voir aussi qu’il y a, je pense que c’est une action maximale là-dessus qui est le plus intéressant, c’est le fait que ça atrophie pas mal de secrétions et ça va notamment atrophier les glandes sébacées en fait. C’est pour ça que ça sèche autant de choses en fait. Et en atrophiant les glandes sébacées, là on va limiter effectivement un petit peu cette prolifération bactérienne et moins entretenir d’inflammation au niveau de la peau. Pour moi, c’est ça qui explique les choses simplement. Une fois que ta peau n’est plus en contact avec l’isotrétinoïne, les glandes sébacées reprennent leur fonctionnement normal, la grande majorité en fait. Et du coup si le problème n’est pas traité à la base, les boutons vont revenir.

X : Oui c’est ça. C’est, encore une fois, on agit sur les symptômes et pas sur la problématique de base.

L : Oui, oui. Je ne jette pas la pierre. L’industrie pharmaceutique fait beaucoup de bien à beaucoup de gens. C’est juste qu’avec le modèle qu’ils ont, qui est finalement une industrie. Ça veut dire c’est une usine. L’objectif c’est qu’elle produise. Je ne les vois pas du tout comme des gens diaboliques, même si c’est des gens qui veulent aider, etc., le modèle économique qu’ils ont, c’est de vendre des produits en fait. Les recherches ont vraiment poussées pour comprendre véritablement ce qui se passe, mais pour comprendre juste assez pour avoir un produit qu’on va pouvoir commercialiser en fait.

X : Ouais c’est ça. On l’a dans la problématique de l’acné, mais surtout tu as un tas de problématique comme tu le dis. Il y a vraiment cette ambivalence entre le fait d’être une industrie où tu soignes des gens, mais à partir du moment où tu les soignes vraiment, du coup tu perds tes clients on va dire. Comment arriver à gérer ça sans chercher à diaboliser la terre entière, je suis d’accord avec toi !

L : Tout à fait. Ah oui, puis encore une fois, moi, je ne pense pas qu’il y a eu quoi que ce soit diabolique et au contraire je trouve qu’il y a de l’aide qui est faite et sur beaucoup de choses. Et d’un autre côté, il y a plein de choses dont on n’a pas notion. Tu vois notamment les capitaux immenses dont ils ont besoin pour travailler sur ces choses-là et développer les choses. Après ce que je me dis simplement, c’est qu’il y a peut-être des gens aussi qui en ont, je dirais, un peu marre de toujours être dépendant de médicament ou de ne pas comprendre ce qui se passe. Et ces gens-là ils ont peut-être envie de peut-être se connecter un peu plus avec leur corps et de véritablement comprendre ce qui se passe pour pouvoir agir de manière saine, de manière durable. Et qui vont pouvoir transférer à leur enfant, etc. plutôt que juste prendre une pilule pour masquer des symptômes en fait.

Du coup je me dis que ce soit des gens comme toi ou comme moi, ce qu’on fait c’est un petit peu ça. On développe un modèle parallèle en disant qu’il y a une autre manière de faire. On ne diabolise rien de l’autre. Et puis si les gens adhèrent à ça, et bien c’est là où ils mettent leur argent, c’est là où ils mettent leur confiance. Et puis c’est là qu’ils vont. En fait on est juste là pour proposer quelque chose de différent. Et s’occuper du mieux qu’on peut des personnes qui nous font confiance.

X : Là on a fait une synthèse quand même assez complète on va dire de la situation. Alors maintenant est-ce que tu es d’accord pour qu’on passe sur le côté plus solution. Pas forcément solution, mais en tout cas conseil. J’ai pensé à deux cas de figure finalement. Le premier, ça va être : « Qu’est-ce que je peux faire pour finalement peut-être atténuer ou traiter les poussées que je peux déjà avoir, peu importe l’endroit, sur le corps. Et après, qu’est-ce que je peux faire aussi avec cette vision un peu plus long terme que t’as évoquée pour limiter justement l’apparition de futures poussées ?

L : Alors déjà, la première chose qu’il faut se demander c’est « Est-ce que je veux juste limiter ? » ou « Est-ce que je veux m’en débarrasser complètement ? »

X : C’est une vraie question qui se pose ? Parce que je pense que les gens veulent se débarrasser de leur acné non ?

L : Non non, mais c’est pour te dire parce que des fois, il y a beaucoup de gens qui ont des croyances tu sais sur le fait qu’on ne peut pas s’en débarrasser. Et ça s’est renforcé par toutes les expériences passées de « J’ai tenté beaucoup de choses et finalement c’est revenu à chaque fois en fait ». Tu sais j’avais fait une vidéo là-dessus. Je ne sais pas si es passé sur la chaîne. C’était sur l’impuissance acquise. Quand tu essaies de trouver une solution à un problème plusieurs fois et que tu es frustré. À un moment, tu n’essaies même plus.

 C’est l’histoire de l’éléphant quand il était gamin, tu sais, qui était accroché à un pilonne de béton avec une chaîne en métal. Il a essayé tout ce qu’il a pu pour s’en défaire il n’a pas réussi et du coup c’est pour ça que tu trouves ces immenses éléphants qui sont juste accrochés avec une petite cordelette et un pieu dans le sol et ils ne vont même pas essayer de tirer dessus en fait. Pour rentrer un petit peu plus là-dedans, je pense que les gens ont compris, on ne peut pas continuer de restes à l’aveuglette. Il faut comprendre ce qui se passe et la première chose que je peux donner tu vois là-dessus c’est une des choses qu’on fait dans le programme, mais de manière extrêmement carrée.

C’est d’arrêter de partir sur des croyances. Notamment sur l’alimentation ou des choses comme ça. De nos jours, l’alimentation et pas mal de choses sont basées sur des croyances. Il ne faut pas manger de viande, il ne faut pas faire ci, il ne faut pas faire ça. Ça, c’est sain, ça, ce n’est pas sain. Et du coup tu as des gens qui vont manger super sain, tu vois ils vont poster leur photo sur Instagram. C’est beau. Ça ressemble à quelque chose de super. Par contre ça va entretenir leur acné. Parce que dedans il y a des choses qui continuent d’entretenir leur acné. Et même s’ils disent « J’arrête le gluten, j’arrête le lactose », ça ne suffit pas. Parce qu’il y a d’autres choses qui sont très spécifiques à l’acné. D’ailleurs c’est ça qui est très marrant aussi. C’est que toutes les personnes que j’accompagne, elles ont toutes les mêmes sensibilités. Et c’est la même sensibilité que j’avais. Il y a vraiment une génétique en commun là-dessus.

X : Quand tu dis : sensibilité, c’est le genre de sensibilité alimentaire c’est ça ?

L : Alimentaire, absolument ! Il y a bien une composante alimentaire qui pour moi est très importante, mais effectivement ça ne suffit pas. Je pense que s’il y a des gens qui nous écoutent et qui ont déjà fait des modifications dans l’alimentation et qui disent : « Ahh, mais j’ai déjà essayé, ça n’a pas marché » ou des choses comme ça, oui. C’est possible et surtout c’est parce que c’est très complexe. Et moi ce que j’ai mis en place, c’est l’alimentation Skin Campus. C’est vraiment une alimentation qui est basée uniquement sur du résultat.

Ça veut dire que non seulement elle est saine, mais surtout elle a été développée. J’ai envie de dire mon propre laboratoire c’était moi-même en fait. Puisque j’étais mon propre cobaye, je faisais tout sur moi et c’est mon corps qui m’a permis d’aider les autres. De mettre ça en place et de me rendre compte que pour toutes les autres personnes, c’était les mêmes sensibilités aussi. Et c’est que des choses très précises, des fois des choses complètement contre-intuitives. Beaucoup de gens sont focalisés sur le gluten ou des choses comme ça parce que tout le monde en parle. C’est devenu très marketing maintenant de faire du sans gluten de ci de ça. Mais il y a plein d’autres choses qui se comportent de la même manière dans l’intestin.

Première chose, ne résonner qu’à partir de résultat et ne pas résonner à partir de croyance. Excuse-moi, je vais déblatérer tu m’arrêtes, je repensais à quelque chose dont on avait parlé à un certain moment. « Oui, mais dans la médecine chinoise, il faudrait plutôt faire ci, il faut plutôt faire ça ». Oui. J’avais cette cliente qui m’a demandé, mais Lothaire, moi j’avais peut-être aussi une douleur un petit peu dans le dos, mais mes lésions sont très très bien apaisées. Et du coup je vais voir une praticienne de médecine chinoise qui m’a dit : « Il faudrait que vous changiez votre alimentation pour enlever vos douleurs au cou. Il faudrait que vous mangiez un peu plus de ça et de ça ». Elle me dit, mais c’est en contradiction avec ça. « Mais j’aimerais bien le faire. Qu’est-ce que tu en penses ? » Je lui dis écoute, moi je t’invite à le faire si tu le souhaites, mais est-ce que tu penses que lorsque tu consommes ces aliments et que ça va te générer des poussées, est-ce que tu penses que c’est un indice que ton corps tolère ces choses-là.

Et que ça va vraiment t’aider à te rééquilibrer. Parce qu’il y a cette croyance aussi que finalement plus les choses sont des anciennes médecines ou des médecines traditionnelles, elles ont plus de justesse que maintenant. Ce n’est pas forcément vrai. Je ne dis pas que maintenant on est complètement dans le juste, mais ce n’est pas parce que c’est vieux que c’est vrai.

X : En plus ce n’est pas forcément, enfin c’était adapté à un environnement qui n’est plus forcément le même type d’environnement qu’on peut avoir aujourd’hui. Il y a ça aussi quoi.

L : Voilà. Ce n’est pas parce que c’est vieux que c’est faux, mais ce n’est pas parce que c’est vieux que c’est vrai et puis comme tu le sais, je ne vais pas rentrer dans le truc de mon centre et tout ça, mais tout ce qu’on consomme actuellement sont déjà tous transformés et on n’a plus du tout les mêmes graines que 5000 ans av. J.-C. bien sûr.

X : même 200 ans.

L : Même 100 ans peut-être même. Voilà, moi ce que je dis toujours, c’est le résultat qui compte. Et de la manière dont on l’obtient.

X : Si on expérimente par exemple sur la question de l’alimentation vu que tu as parlé de ça. On peut espérer avoir de résultat au bout de combien de temps à peu près ? Sachant que ça varie en fonction des individus.

L : Alors là tu poses une question que tout le monde se pose en fait. Au bout de combien de temps si je fais ces efforts-là je vais avoir des résultats. Moi ce que j’aime bien dire, c’est que si tout est parfaitement cadré, vous allez le voir dès la première semaine. Mais le problème de ça, et même pour les gens que j’accompagne, c’est pour ça qu’on a un accompagnement qui est très suivi. On valide l’alimentation plusieurs fois dans le programme parce qu’il suffit qu’il y ait le moindre petit gravier qui vienne se mettre dans l’engrenage et toute la machine va tout bloquer et ça va masquer les efforts qui sont faits en fait. Même si on continue de travailler sur l’inflammation profonde, localement on va continuer de voir des petites inflammations. Et du coup, pour une personne qui n’a pas assez de connaissance là, ça va mettre, c’est possible déjà qu’elle ne voie pas de résultat et du coup qu’elle baisse les bras au bout de 3 semaines, 3 mois, 6mois. Parce que quand tu ne vois pas de résultat combien de temps tu continues.

Comme je te l’ai dit, s’il y a des choses qui sont toujours en train de perturber ces résultats-là, tu peux ne jamais avoir de résultats en fait. Il y a beaucoup de gens qui se focalisent là-dessus, tu sais sur ne plus manger de sucre pendant 1 an. Tu sais cette histoire de candidat détox ou des choses comme ça. Alors nous, il y a un processus qu’on fait dans le programme où on travaille effectivement là-dessus. Mais d’une manière très cadrée encore une fois, ce n’est pas des croyances, c’est basé uniquement sur des résultats et des personnes qu’on a accompagnées et de leur réussite là-dessus. Mais c’est de se donner un objectif qui est complètement fou comme ça même s’ils n’y arrivent pas ils peuvent toujours se dire, mais c’est parce que je n’ai pas complètement pu suivre le truc à 100 %, etc. Et de se donner l’objectif de ne pas manger du sucre du tout pendant un an, c’est complètement faisable.

X : Oui c’est ça.

L : Du coup on peut toujours se dire « Ah c’est de ma faute si je n’ai pas réussi à le tenir, mais ça va marcher. Et du coup pendant toute l’année ils vont continuer d’avoir des poussées, et ils vont croire qu’un matin ils vont se réveiller et 365e jour, paf ! Plus de bouton. Soit c’est graduel, soit ce n’est pas possible.

X : Et donc le programme que vous faites, vous, c’est accompagnement sur combien de temps ?

L : Oui c’est une bonne question. Écoute, nous ce qu’on aime bien dire c’est que c’est un programme de 8 semaines dans lequel on va travailler sur les différentes causes chaque semaine sans s’embrouiller tu vois. On va commencer par la peau, ensuite on va travailler plus l’alimentation. Puis on va optimiser tout ça, etc. On va travailler aussi sur les hormones d’une manière naturelle sans utiliser de pilule, de médicament, etc. Peu importe qu’on soit un homme ou une femme.

X : Et chaque semaine, ça s’accumule d’une semaine sur l’autre ?

L : Exactement. De mettre les choses en place sans se stresser aussi. Pas juste arriver, donner un maximum d’information aux gens qui se perdent, etc. Ce n’est pas ça du tout. C’est très cadré. Tu as accès d’ailleurs à la semaine d’après que quand tu as mis en place ce que tu as fait, ce qui avait à faire pour la semaine 1 par exemple. Du coup, moi j’aime bien dire que pendant 8 semaines les gens vont avoir des informations nouvelles et ils pourront les mettre en place. Et après j’aime bien dire que l’accompagnement dur tu vois entre 11-12 semaines. Parce qu’à partir de là, les gens commencent à prendre de bonnes décisions pour leur peau et ils savent ce qu’ils font et ça fonctionne pour eux en fait. Et puis ils ont le contrôle, c’est aussi ça le but. C’est de l’autonomie. Après le vrai bénéfice dans tout ça c’est que de toute façon au début on se disait on va donner accès à la communauté juste pour un an ou juste pendant les 12 semaines ou quelque chose comme ça. Mais finalement, on n’a jamais mis personne dehors en fait. La communauté a continué de grandir. Et du coup ce qui fait que les personnes continuent d’être accompagnées jusqu’à ce qu’elles se débarrassent complètement de leur acné. Et si un jour il y a la moindre petite question qui revient ou un truc comme ça, elles ne sont plus seules. Elles peuvent reposer leur question. Et du coup on est sûr que les personnes qu’on accompagnait il y a 2 ans, elles ont toujours plus d’acnés et il n’y a jamais eu de rechute en fait.

X : Est-ce qu’au-delà de l’alimentation on trouverait une autre voie sur laquelle on pourrait mettre son attention ?

L : Je t’ai parlé de la peau, je t’ai parlé de l’alimentation. Et donc la peau, de bien penser à diminuer cette irritation. Ne pas se baser uniquement sur des théories et des choses toutes faites, etc. et de vraiment partir du principe que c’est le résultat qui ait le plus d’importance en fait. Qu’est-ce que je pourrais partager d’autres ? On a parlé aussi des émotions, et du stress. Ce que j’aimerai c’est parler un petit plus du stress pour dédramatiser un petit peu tout ça. Parce que tu as beaucoup de gens qui se disent aussi que je ne vais jamais pouvoir me débarrasser de l’acné parce que je suis trop stressé, je suis trop anxieux.

X : Ils ont cette idée que l’un influe l’autre, ce qui est déjà peut-être une prise de conscience pour certaine personne qui ne se disent pas qu’il y a cette relation-là.

L : Après, moi, ce que j’aimerai démystifier là-dessus c’est cette notion que ce n’est pas le stress en lui-même qui va générer les poussées. C’est ce que vous allez faire quand vous êtes stressés qui va entretenir vos poussées. Ça veut dire que quand tu es stressée. Quand tu as quelque chose, par exemple un livre à rendre ou que tu as une présentation à faire ou que tu as un examen si tu es ado ou quelque chose comme ça, enfin si tu es étudiant ou tout ça. Tu sais que tu es dans une période de stress et du coup, il va généralement y avoir des poussées. Je me souviens qu’en période d’examen, que ce soit moi ou mes collègues on avait tous pas des super peaux (rires). Et quand tu regardes un petit peu plus ce que tu fais — on met toujours tout ça sur le dos du stress en se disant : « Oh la la, je suis stressé, j’ai une poussée — et les gens font rapidement ce lien-là. Alors qu’en fait il faut regarder ce qu’ils font quand ils sont stressés.

X : Oui ! Quelles sont les actions que ça engendre ?

L : Exactement. Je n’ai pas le temps de me faire à manger correctement donc je vais manger un kebab ou je vais faire ci, je vais manger dehors. Quand on mange dehors, etc., il y a plein de variables qu’on ne peut pas maîtriser. On va s’exposer à d’autres choses qu’on ne va peut-être pas forcément être bien tolérées qui vont entretenir notre acné. Quand on est stressé, on n’a peut-être pas le temps de s’occuper parfaitement de sa peau aussi. Il y a plein plein de facteurs en fait qui vont directement expliquer une poussée sans que ça ait un rapport avec le stress en fait. Et du coup, de se focaliser sur le stress, là-dessus le diminuer, c’est une chose c’est intéressant, mais ce n’est pas en faisant une retraite bouddhiste ou de se poser dans un temple et faire de la méditation que vous allez vous débarrasser de votre acné. S’il y a bien des choses à gérer en profondeur, ce n’est pas juste en étant super calme et super posé que vous n’aurez plus du tout de bouton. Je pense qu’il y a des gens qui peuvent se rendre compte de ça. Même quand ils sont en vacance ou que tout va bien pour eux, ou qu’ils ne sont pas dans une période spécialement stressée, ils ont quand même les boutons en fait.

X : C’est effectivement l’accumulation des différents facteurs en fait qui va jouer là-dessus.

L : Exact.

X : Ça doit être une question qui revient, mais qui m’est venu là quand tu parlais du fait de prendre soin de sa peau tout ça, je sais quand on suit un peu en particulier des blogueuses beauté ou des YouTubeuses, elles ont toutes les semaines ma nouvelle routine pour mon visage, pour ceci ou pour cela, je me dis qu’effectivement vu ce que tout ce dont on vient de parler sur le fait qu’il faut aussi laisser un peu de temps et que les choses s’installent. Il y a aussi les questions de maquillage qui me vient à l’esprit, c’est des choses qu’il faut éviter ? Qu’est-ce qu’on doit en penser ?

L : C’est des superbes bonnes questions. La première qui est en fait sur laquelle je voulais revenir, c’est un truc que tu viens de dire, c’est que les gens changent de routine trop régulièrement et tout ça.

X : Ils parlent de routine, mais ils changent toutes les semaines donc ce n’est juste pas crédible (rires).

L : Il faut les comprendre parce que généralement ça vient du fait, et je pense que les gens ont pu se rendre compte de ça aussi, c’est que, quand ils utilisent quelques choses des fois ça va peut-être marcher pendant quelques jours et quelques semaines. Et après, même s’ils sont toujours rigoureux, etc., ils ont l’impression que les produits perdent de leur efficacité ou que leurs boutons reviennent, etc. Donc à ce moment-là ils se disent : « Ah ma peau s’est habituée, il faut que je passe à une autre routine ». Il y a beaucoup de gens qui pensent comme ça. J’ai envie de dire, on pourrait résonner comme ça et c’est quelque chose qui vient à l’esprit assez rapidement. Et ça, ça vient du fait que la manière dont ils utilisent leurs produits fait qu’effectivement, ça perde son efficacité. Il y a bien une manière de le faire en fait. Et nous, c’est un peu ça qu’on apprend dans la première semaine. C’est vraiment d’apprendre aux gens à utiliser une routine de soin sans qu’elle perde de son efficacité. Et ça c’est très important et surtout qu’elle puisse être tolérée sur un long cours et que la peau soit bien équilibrée et qu’on n’obtienne pas de nouvelles poussées. J’ai envie de dire même si tu fais tout bien et que tu ne fais que ta routine, si tu ne gères pas les autres facteurs, tu vas quand même avoir d’autres poussées. Et c’est ce qui explique, et ça, c’est le bonheur des marques cosmétiques, si ça ne marche plus au bout d’un moment on va devoir sortir un nouveau produit puis les gens vont passer encore à un autre produit, etc. C’est super. Ils continuent de produire leur produit et ils continuent de les vendre. Encore une fois je ne diabolise pas du tout. C’est juste qu’indirectement, c’est eux qui bénéficient de ça en fait. Et je sais plus ce qu’était ta deuxième question.

X : La deuxième question c’était sur la question du maquillage.

L : Oui. Alors je pense que tu as dû peut-être voir ça sur ma chaîne YouTube. J’ai fait une vidéo là-dessus parce qu’il y a beaucoup de missed conception. Tu sais des choses qui n’ont pas été clarifiées là-dessus. Effectivement il y a une croyance qu’on a, c’est que le maquillage va générer des poussées. Et ça peut être vrai dans certains cas, mais c’est 1-2 % des cas. C’est juste que quand tu vois par exemple une fille qui a beaucoup de lésions et qui met 3 tonnes de maquillage, pour masquer tout ça, tu te dis que le maquillage génère des poussées. Non elle utilise du maquillage pour masquer ses poussées. Ce n’est pas pareil. Et effectivement, ça ne va jamais être super bon, mais ce n’est pas non plus le facteur numéro un. Et moi ce que j’aime bien dire d’ailleurs, les premières questions que les personnes posent généralement, les filles surtout, c’est : « Ah Lothaire quand je vais entrer dans le programme, est-ce que je vais devoir arrêter complètement le maquillage ? » Et la réponse, c’est non. Si tu fais ce qu’il faut pour prendre soin de ta peau correctement et que derrière on va travailler sur tous les autres variables là-dessus, tu peux continuer de te maquiller sans problème. Et les gens sont toujours très surpris quand je leur dis ça.

X : Du coup, je ne suis pas vraiment concerné par la question, mais je me dis que quand les gens... Effectivement une femme qui va mettre « une tonne de maquillage » sur son visage, c’est plus le côté où elle empêche la peau de respirer ou des choses comme ça et derrière ça va entraîner effectivement peut-être plus de boutons et d’infections.

L : Exactement, mais c’est des choses qu’on entend alors bien entendu se démaquiller avant de se coucher ou... Pour les gens qui sont dans le programme, ils savent que de toute façon ils ont une routine à faire avant de se coucher ou des choses comme ça. Ils vont forcément le faire. C’est vrai qu’on a plein de croyance là-dessus qu’on va boucher nos pores, on va faire ci. Après on a aussi le degré de « comédogénicité » de certains cosmétiques. Et encore ! Même cette valeur-là, avec tout ce que je fais, je me rends compte qu’elle n’est pas du tout fiable. Il ne faut pas juste se focaliser là-dessus. C’est devenu un argument marketing maintenant hein ! Un petit peu comme hypoallergénique, non comédogène, tu vois ? Ça ne veut pas dire grand-chose. Parce que de toute façon si une personne, elle n’a pas son alimentation cadrée, elle peut utiliser les cosmétiques les moins comédogènes du monde, elle va continuer malheureusement d’avoir des soucis de peau. Et ça n’aura rien à voir. Alors qu’une personne qui est parfaitement, qui par exemple a fait notre programme et qui sait parfaitement ce qu’il faut faire et qui le fait, etc. qui n’a plus du tout de bouton, elle peut utiliser la pire crème comédogène, elle n’aura pas de bouton !

X : OK. Eh bien, écoute, merci pour toutes ces réponses à mes questions. Les personnes qui t’ont découvert ou qui veulent en savoir plus sur toi, sur ton activité, est-ce que tu peux leur dire où ils peuvent aller pour te suivre ?

L : Oui très bien. La première chose que je peux vous suggérer c’est d’aller voir un petit peu la chaîne YouTube, de vous abonner là-dessus. Ma chaîne s’appelle Skin Campus. Pour les personnes qui veulent aussi peut-être les petits conseils que je partage sur Facebook, il y a la page Skin Campus. Pour les plus audacieux qui veulent voir un petit peu plus de témoignages ou des choses comme ça, vous pouvez m’ajouter en ami sur Facebook, il n’y a pas de problème. Et puis pour ceux qui veulent vraiment s’en débarrasser, qui veulent agir maintenant, le plus simple c’est soit d’aller sur le site, soit de cliquer peut-être sur un lien que tu pourrais mettre ici Xavier. Pour voir un petit peu plus ce qu’on fait et 53:48 éventuellement prendre rendez-vous avec moi ou une personne de mon équipe pour voir comment... pour vous et échanger les choses rapidement en fait si c’est ce que vous voulez.

X : Merci beaucoup Lothaire !

L : Je t’en prie. Merci encore à toi, Xavier, c’est un plaisir !

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