Parlons Forme #003 : Faire le plein de vitalité

A votre avis, combien de temps faut-il pour ressentir des effets positifs d’un changement d’alimentation ?

Lorsque je pose cette question, bien souvent on me répond qu’un faut au moins un mois, voir plus.

Pourtant la réalité est tout autre.

Bien souvent, il ne suffit que de quelques jours.

Quelques jours pour prendre conscience de l’impact positif que peut avoir notre alimentation sur notre corps en général et sur notre niveau énergie en particulier !

Lorsque vous mangez des aliments qui vous font du bien alors vous pouvez très rapidement vous sentir mieux dans votre corps et votre tête.

Je vous assure que c’est vraiment surprenant !

A chaque fois que je mange uniquement des aliments qui me conviennent alors je ressens un regain d’énergie et d’enthousiasme sans pareil :

  • J’ai plus d’énergie alors je dors moins et je me réveille naturellement avant l’heure.
  • Je suis plus concentré alors j’avance mieux dans mes projets et je ne ressens pas le besoin de faire de pauses.
  • Je suis plus motivé pour aller faire mon sport et mes séances sont plus intenses et efficaces.

Ce ne sont que quelques-uns des bénéfices que, vous aussi, vous pouvez ressentir en adoptant une alimentation qui vous correspond parfaitement.

Comment faire ?

Vous trouverez des pistes à suivre dans cette discussion passionnante avec Elodie Beaucent qui coach en nutrition et qui a déjà aidé des milliers de personnes grâce à ses programmes.

Bonne écoute !

Au sommaire du troisième épisode de Parlons Forme

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • Pourquoi et comment Élodie est-elle devenue coach en nutrition ?
  • Quels sont les impacts de l’expérimentation dans le parcours d’Élodie ?
  • En quoi consiste la naturopathie ?
  • Les grands principes de base pour être en forme et en bonne santé au quotidien ?
  • Pourquoi faut-il voir au-delà de la perte du poids ?
  • Quels sont les secrets d’une perte de poids saine et durable ?
  • En quoi l’état d’esprit joue-t-il un rôle sur le bien-être physique et la perte de poids ?
  • Quand, pourquoi et comment faire une détox ?
  • Quels sont les inconvénients et les bienfaits du jeûne ?
  • L’importance de l’expérience pour la connaissance de soi et de ses envies afin de se nourrir sainement avec joie et plaisir.
  • L’approche d’Élodie dans ses programmes pour se sentir mieux dans son corps, dans sa tête et mieux vivre.
  • Et beaucoup d’autres choses…

Télécharger le résumé de l’interview

Liens cités dans cet épisode

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Xavier : Bonjour, Élodie, et merci d’avoir accepté mon invitation pour ce podcast

ÉlodiE : Bonjour Xavier !

X : Alors pour commencer est ce que tu pourrais nous en dire un peu plus sur toi et sur ton parcours ?

E : Oui bien sûr, alors moi ça fait maintenant 10 ans que je travaille dans le domaine de la nutrition. Je n’ai pas eu un parcours classique pour arriver là. À l’origine, j’ai fait une école de commerce, ensuite j’ai été dans le domaine de l’enseignement dans une école pour des enfants de maternelle. Donc, à la base, je n’ai pas de formation académique qui m’a emmené naturellement à la nutrition. Par contre, ça a toujours été une passion, j’ai toujours adoré manger, cuisiner et tout ça. Et puis j’ai aussi été confronté à des problèmes de poids et je me suis rendu compte qu’il y avait des façons simples de retrouver la vitalité que j’ai mise en place. Au fur et à mesure, entre cette passion que j’avais pour l’alimentation et ses prises de conscience que j’ai eue sur les clés pour garder la forme à travers l’alimentation. J’ai trouvé ça passionnant et puis au fil du temps j’en ai fait mon métier. Je suis devenu coach en nutrition. Et ça fait maintenant 10 ans que je fais cette activité-là. D’abord, en présentiel chez les gens en coaching et puis maintenant beaucoup sur internet.

X : Est-ce que dans ton parcours il y a eu un moment, un déclic qui a fait que justement tu t’es dit que la situation que tu vivais à ce moment-là, elle était plus acceptable et donc que tu voulais changer ou c’est quelque chose qui s’est fait sur le long terme ?

E : J’ai eu plusieurs gros déclics. Le premier, quand j’étais commerciale dans le secteur pharmaceutique. Beh, c’était... me sentir super mal parce que je réussissais très bien, je remplissais mes objectifs. J’étais une bonne élève dans mon entreprise. Mais au fond de moi, j’étais malheureuse, parce que j’avais envie d’aider les gens. Au fur et à mesure, j’ai commencé à déprimer quoi ! À me sentir de moins en moins bien, de moins en moins d’énergie pour me lever. Là je me suis dit, il faut que je change quelque chose. À l’époque, je n’avais pas beaucoup travaillé sur moi, je ne savais pas trop quelle direction prendre. Et je me suis laissé prendre par l’idée de faire un tour du monde et je suis partie avec mon copain de l’époque, qui est devenue mon mari d’ailleurs, en voyage. Donc, ça, c’était un premier déclic pour un peu casser la routine du travail salarié et me rendre compte que j’avais plus besoin d’aller au contact de mes rêves. Puis en rentrant du voyage, je n’avais pas du tout envie de retourner à l’entreprise où j’étais avant. Je me suis dit : « J’ai besoin d’identifier les domaines qui me passionnent ». Et il y avait deux domaines : c’était l’éducation et l’alimentation. J’avais une amie qui ouvrait une école alternative à Paris. Il se trouve que j’ai pu avoir la chance de commencer à avoir des activités dans cette école, à faire de l’animation et puis d’avoir plus d’activité dans le domaine de l’enseignement. Et c’est là aussi que j’ai eu le déclic parce qu’à chaque fois que je créais des ateliers pour les enfants, j’avais toujours envie de faire des ateliers sur la nutrition. De leur faire à manger, de les faire cuisiner, c’était naturel chez moi.

Un jour, j’ai fait un atelier un peu plus spécifique sur la découverte de l’alimentation saine, puisque les enfants dont je m’occupais, déjà dès 3-4 ans, ils avaient des blocages alimentaires sur des crudités, sur les légumes. J’organisais un grand buffet où il y avait plein de choses rigolotes aussi comme du tofu, des graines germées, mais aussi des crudités. Et l’idée c’était de faire un visage avec des morceaux de légumes et du buffet. C’est eux qui choisissaient, ils avaient le droit de manipuler avec les doigts et ils avaient droit de se raconter des petites histoires et tout ça. Il y avait dans la classe une petite Jeanne qui détestait les carottes et elle a décidé au cours de l’atelier de prendre un gros bâton de carotte pour faire le nez de son bonhomme. Il se trouve qu’elle l’a mangé avec grand plaisir, très naturellement. Et elle est venue me voir et m’a dit : « ça y Élodie ! J’aime les carottes ! » Elle était hyper fière d’elle et tout. Du coup, j’ai trouvé ça génial quoi ! Le lendemain, la maman est venue me voir et m’a dit : « Mais Élodie, comment tu as fait ? » Et je ne savais pas lui répondre puisque pour moi je n’avais rien fait quoi ! J’ai beaucoup réfléchi à ça et j’ai essayé de comprendre ce qui s’était passé. En fait, j’ai compris que j’avais le début d’une pédagogie autour de l’alimentation saine, ludique et joyeuse. Et que Jeanne avait été dans un cadre loin des injonctions parentales (finis ton assiette, dépêche-toi, mange tes légumes) loin du stress, souvent maternel, des mamans qui s’inquiètent parce que leur enfant ne mange pas certains légumes. En fait, elle avait créé sa propre relation à l’aliment autour du jeu et spontanément, elle avait eu envie de gouter et spontanément elle s’était rendu compte que c’était bon. Et je me suis dit, si je peux aider un enfant à faire ça, je peux aider des enfants à faire ça, à manger des légumes, à manger plus sainement. Ensuite, ça veut dire qu’ils en achèteront pour leur famille, que... il y aura plein d’effets positifs sur leur santé. J’ai trouvé que c’était super ! Je me dis que je pouvais aussi aider les adultes, qui sont de grands enfants et les entreprises et je me suis dit : « allez j’ai envie de développer cette activité ». Puis avec les bouches à oreilles, au fur et à mesure avec l’école, j’ai eu des coachings en privé avec des enfants qui avaient de grosses difficultés alimentaires. Donc, j’ai commencé tout de suite dans le dur sur le terrain. Puis au fur et à mesure, j’ai coaché aussi des parents, puis des familles, puis en individuel, beaucoup de femmes qui avaient des soucis avec leur alimentation. Du coup, c’est devenu mon métier au fur et à mesure. Ensuite, j’ai créé mon entreprise.

X : Alors, tu disais que tu n’avais de parcours - on va dire institutionnel - de formation autour de la nutrition et du coup comment est-ce tu t’es formé où tu as réalisé tes différents apprentissages sur le sujet ?

E : Ouais. Alors je me suis beaucoup formé avec les livres, j’ai beaucoup lu sur la naturopathie, sur la macrobiotique. J’ai moi-même beaucoup expérimenté de chose sur moi. Parce que je pense que la nutrition et l’alimentation c’est des choses très concrètes. Il faut expérimenter, plutôt que de parler comme un bouquin et faire de la théorie. Je me suis formé aussi auprès du Dr Curtay, en nutrithérapie. En fait, je me suis rendu compte au fil du temps que je n’avais pas envie d’adhérer spécialement une paroisse (j’appelle ça des paroisses dans la nutrition) c’est... il y a à fond végane, à fond bio, à fond naturo, à fond paléo, etc. J’ai testé tout ça, j’ai été végane pendant plusieurs années, j’étais végétarienne aussi, j’ai pratiqué le paléo aussi pendant un certain temps. Et je me suis rendu compte qu’en fait la vie, si on veut vraiment être en phase avec elle, bah il y a des moments où on fait des extras, il y a des moments où on a envie d’être gourmand, il y a des moments où on a envie de faire des detox et se purger un peu. Que finalement, le plus amusant je trouve, c’est d’arriver à jouer avec tout ça, tout en ayant des bases pour être sûr de rester tout le temps rester en bonne santé et de gérer les écarts. Du coup, c’est ce qui a fait que j’ai choisi par exemple de ne pas faire de diplôme de diététique. Et puis un jour, je me suis retrouvé face à une DRH puisque j’ai aussi animé des ateliers en entreprise qui m’a dit : « Mais attendez ! Vous n’avez même pas de diplôme de diététicienne et vous voulez former nos salariés à l’alimentation saine au bureau chez nous ! Mais ça ne va pas le faire, ce n’est pas possible ! » Et de cet entretien, j’en suis sortie en larme parce que moi je savais que j’avais toutes les compétences et que je n’avais pas besoin d’un diplôme pour aider les gens à manger sainement. Et ça m’a... et en même temps, ça m’a beaucoup fait travailler sur moi. Il se trouve que j’ai eu un entretien de la sorte 3 semaines après et là je lui ai dit, mais vous savez j’ai pas de diplôme académique, mais j’ai un diplôme en résultat. Et là je lui ai sorti une longue liste de toutes les personnes que j’avais aidées : les enfants, les familles, les femmes qui ont changé leur vie grâce à mes conseils. En tout cas, j’ai contribué à leur permettre de vivre une vie non seulement plus saine au niveau de l’alimentation, mais avec d’autres conséquences positives dans leur vie. À partir du moment où je me suis vraiment aligné avec ça, alors les portes se sont ouvertes aussi. Et j’ai pu développer tout ce que je développe en ce moment. Après, je me forme aussi un peu intensément, en ce moment en naturopathie parce que je trouve que ça reste ce qu’il y a de plus proche de ce que j’aime. Donc, si tout va bien, je devrais être certifiée « naturopathe » en septembre de cette année.

X : D’accord ! Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus la naturopathie, puisque voilà je ne connais pas les grands principes finalement ?

E : Bien sûr ! La naturopathie en fait c’est une sorte d’approche de prévention. Le but c’est d’aider les personnes à stimuler leur vitalité, à stimuler leur force vitale. Et pour stimuler la force vitale et la maintenir, il y a plusieurs axes. Il y a l’alimentation, mais il y a aussi plein d’autres axes. Il y a comment on gère l’équilibre acido-basique dans son corps. C’est à dire comment on fait pour faire en sorte que notre corps ne soit pas acide au quotidien ou favoriser les aliments qui viennent alcaliniser notre terrain. Il y a plein de principes aussi autour de l’aromathérapie. Donc, là on rentre dans un autre champ lié aux huiles essentielles. On utilise aussi la phytothérapie avec les plantes. On utilise aussi la réflexologie plantaire. Donc, il y a... en fait ce que j’aime c’est que ça va plus loin que la nutrition. C’est vraiment prendre l’individu sur un plan holistique globale. On ne le considère pas comme... en fait on ne regarde pas à la loupe le symptôme comme on le fait en allopathie. Par exemple, une jambe, hop on va faire un.. La loupe sur la jambe cassée puis on va dire nous on ne peut s’occuper que de la jambe cassée et le reste on s’en fiche. On va regarder l’être humain dans sa globalité aussi, avec ses émotions, avec son terrain et on arrive à identifier sur un plan morphologique aussi, quels sont les carences en minéraux, en vitamines, quels sont les plantes qui peuvent venir soutenir. En fait c’est très complémentaire à une approche purement nutritionnelle. Même si en naturopathie, l’alimentation est un gros gros pilier. On arrive à résoudre beaucoup de choses déjà avec ça.

X : Tu disais qu’il y avait des bases pour être en bonne santé, alors est-ce que tu peux nous parler de ces bases justement ? Pas d’une façon très détaillée (après on rentrera dans les détails plus tard), mais justement les piliers qui vont permettre aux personnes selon toi de justement d’améliorer leur santé, de se sentir bien au quotidien.

E : Oui, bien sûr ! Bien là je peux partir des grandes erreurs que les personnes font souvent. La première, c’est que beaucoup de gens disent : « oui, mais pour mincir, il faut que je mange beaucoup moins et que je fasse beaucoup de sports » donc il rentre dans un truc un peu extrême où c’est dur, où il faut en souffrir, où il faut avoir faim, etc. Mais le problème avec ça c’est que si on se met comme ça à se priver fort et à faire des séances de sport intensif, le corps va réagir... Les premiers temps, oui c’est sûr. Il va y avoir une perte de poids, il va y avoir un... on va se sentir allégé. Par contre, le problème c’est que ça déclenche un mécanisme de survie dans le corps et en fait on est programmé pour résister à la famine. Donc, le problème c’est que ce type de comportement, ça va faire baisser notre métabolisme. Du coup, à un moment donné on va plus perdre du poids. On va stagner, alors qu’on ne mange rien et qu’on fait du sport comme des dingues. L’approche, en fait, qui ressemble à l’approche de régime, puisqu’il y a beaucoup de régimes comme ça qui sont assez drastiques dans leur approche où boum ! On change complètement sa façon de manger du jour au lendemain. Et je ne la trouve pas pertinente. J’ai vu les dégâts. Si je prends juste l’exemple du régime Dukan par exemple qu’on a appelé le régime « Ducon » aussi (je l’ai vu sur certains blogs). Voilà, c’est une aberration parce que se mettre à manger des tonnes de protéines animales, ça acidifie énormément le terrain. Cela aggrave certaines pathologies et surtout j’ai vu beaucoup de personnes faire le régime Dukan revenir vers moi et me dire : « Bah, en fait j’ai repris tous mes kilos et je ne sais plus quoi faire ». Et ça, c’est ce qu’il y a de pire puisque ça entraine l’effet yoyo et le corps du coup ça l’abime, ça le fatigue sur le long terme. Là aussi. Oui, vas-y...

X : Est-ce que tu penses que la perte de poids ça doit être un objectif en soi ? Ou est-ce que dès le départ, il faut essayer de voir peut-être plus grand ou plus global justement au niveau de sa santé ?

E : Ah complètement, pour moi en fait la perte de poids c’est le haut de l’iceberg. Les personnes arrivent et me disent : « je veux perdre du poids » OK... « j’ai tout essayé » alors très souvent ils n’ont pas tout essayé. Ils ont essayé quoi... allez 3-4 régimes différents, mais bon ! Il y en a beaucoup plus. En tout cas, il y a beaucoup plus de méthodes pour mincir. Et elles me disent : « Voilà, je veux perdre du poids ». Mais en fait, en dessous de l’iceberg, beaucoup plus profondément, il y a énormément d’autres choses à visiter parce qu’une personne qui est en surpoids, c’est souvent une personne qui ne s’écoute pas assez. C’est souvent une personne qui a des soucis avec ses émotions, c’est souvent une personne qui a des soucis avec son pourquoi, qui n’est pas au clair sur l’importance d’être en bonne santé. Pour elle, qui n’a pas mis au centre son corps, qui n’en a pas fait quelque chose de tellement important dans son quotidien, qu’elle ne va pas négocier et saboter ses séances de sports ou ses repas sains ou sa façon de faire ses courses. Donc, en fait il y a énormément de choses à dérouler et à mettre à plat quand on veut vraiment réorienter son alimentation de façon durable. Et moi en fait, c’est mon travail. Les personnes viennent chez moi à 80 % pour des raisons de perte de poids et moi, je les emmène dans complètement autre chose. Évidemment, on va parler de l’assiette, de ce qu’il faut manger, mais la plupart des personnes savent bien quels sont leurs excès et qu’est ce qu’elle ne devrait pas manger. On sait tous qu’on ne doit pas manger trop gras, trop sucré et qu’on doit manger 5 fruits et légumes par jour, on nous rabâche ces messages en permanence, mais la question c’est plutôt : « OK, on sait ça, mais pourquoi on ne le fait pas ? Et pourquoi on ne le fait pas ? » C’est parce qu’on ne s’intéresse pas à la cause et la vraie cause, elle n’est pas dans l’assiette. Donc, dans mes programmes, je prends beaucoup de temps pour emmener les personnes vers ce qui se passe en dessous. Quelles sont les émotions qu’elles ressentent ? Quel est leur pourquoi ? Pourquoi est-ce que c’est important pour elle de changer ? Puisque la motivation, c’est un formidable levier et le fait de prendre soin de soi au travers d’une alimentation saine, c’est la clé en fait pour que ça soit durable sur le long terme.

X : Ouais et puis il y a aussi cette idée de réfléchir sur soi-même, c’est ça aussi qui va permettre d’installer les résultats sur le long terme ?

E : Complètement ! Parce que quelqu’un qui mange sainement, c’est quelqu’un qui s’aime tout simplement. C’est quelqu’un qui met assez de soin dans son assiette et dans son hygiène de vie pour que les choses se passent bien et que son corps fonctionne bien. Quelqu’un qui ne mange pas sainement, c’est quelqu’un qui cherche un plaisir immédiat. Mais, plaisir immédiat qui le nuit tout de suite puisqu’en général juste après, il y a la culpabilité, le mal-être, le souci physique et psychologique liés à ça. Et donc c’est quelqu’un qui ne s’aime pas au fond, et s’il ne s’aime pas... Eh bien ! Il y a une raison. Souvent, il ne s’agit pas de rentrer en thérapie, s’allonger un divan pendant 10 ans... ce n’est pas ça ! Souvent, on peut vraiment comprendre les choses qui bloquent très rapidement. Du coup, en accompagnant ça avec un changement alimentaire, et en fait ça transforme complètement les personnes quoi !

X : Tu dis très rapidement. En général quand tu commences à avoir des résultats auprès des personnes que tu accompagnes au bout de combien de temps ?

E : 1 mois

X : 1 mois ? Donc, effectivement très rapidement !

E : En 1 mois, on fait des choses formidables. Dans le programme de detox que j’ai, c’était un pari d’ailleurs que j’ai fait, puisque je voulais accompagner les gens autour du principe de la detox. Où certes, on a un peu de perte de poids, mais c’est surtout du nettoyage. Un nettoyage du corps comme une sorte de « reboot » quoi ! Comme si on redémarrait son ordinateur. Il y a beaucoup d’effets puissants autour de tout ça. Aussi, des effets psychologiques. Et j’ai fait le pari dans ce programme de passer la première semaine uniquement sur le même set quoi. C’est-à-dire le mental, état d’esprit. C’était un gros pari, parce que les personnes qui avaient acheté le programme me dis : « Mais attends ! Moi je veux savoir ce que je dois manger ? On est censé faire une detox ! Il faut que je prépare mes cours, que j’aménage mes placards, mes frigos, dis-moi qu’est-ce qu’on fait. » Alors je disais : « Non non ! On va d’abord s’occuper de vous, on va d’abord s’occuper de vos émotions, on va savoir quel est votre grand pourquoi. C’est à dire pourquoi vous voulez faire ce programme. Quelle est votre vision de vous à 5 ans, à 10 ans, à 20 ans ? Qu’est-ce que vous voulez vraiment changer dans votre vie ? Quels sont les effets positifs de changer ? Et quel est le coût de ne pas changer ? » Une fois que tout ça, c’était bien installé, qu’ils étaient au taquet, au bout d’une semaine, avec leurs objectifs clairs, avec un plan d’action clair, avec un pourquoi clair. Eh bien, là, on pouvait aller tranquillement vers l’assiette, les courses et ça a fait que les personnes qui suivent les vidéos du programme, ça va nickel. Elles n’ont aucun problème à faire une detox. Leurs peurs sont effacées, tout va bien et ça se déroule très bien jusqu’à la fin. Parce qu’on s’est d’abord intéressé à la cause.

X : Sur cette idée de detox, est-ce que tu pourrais nous en dire un peu plus ? Alors là on a vu qu’effectivement l’aspect psychologique est très important et même fondamental. Mais après du coup sur le côté pratique et nutritionnel est ce que justement tu as des recommandations pour ce genre programme ? Sans forcément entrer dans les détails puisqu’on aura pas forcément le temps, mais voilà dans les grandes lignes ?

E : Oui bien sûr ! Alors, la base de la detox, c’est justement lié à l’équilibre acido-basique. Alors, pour rentrer dans les détails sans expliquer tout ça trop en largeur, mais... Dans notre corps, il y a un système de régulation sur l’acidité et l’alcalinisation du corps. C’est un peu comme avoir... c’est comme la température dans le corps. Notre corps est la plupart du temps à 37 °C, mais si je te prenais là température là, Xavier maintenant, peut-être qu’elle est à 36,5 °C, dans une heure tu seras peut être à 37,1 °C. En fait, le corps passe son temps à flirter avec cet équilibre de 37 °C, en mettant plein de mécanismes en œuvre à l’intérieur pour tenter d’atteindre ce qu’on appelle « l’homéostasie » c’est à dire, le corps qui fonctionne bien dans toutes ses dimensions. Et l’équilibre acido-basique en fait, c’est l’équilibre entre l’acidité et la partie basique, donc on est censé à être à un pH à peu près neutre dans le corps. Sauf que le problème c’est qu’on a acidifié notre corps avec beaucoup de sources acidifiantes dans nos vies modernes. Il y a bien sûr le stress, qui est un stress oxydatif qui vient acidifier le corps. Il y a la pollution aussi qui joue un rôle dans l’acidité du corps. Mais, il y a surtout l’alimentation et les aliments qui viennent acidifier notre terrain, c’est essentiellement : les protéines animales, les céréales raffinées, le sucre, les fromages, les produits laitiers, extrêmement acidifiants. Donc, notre alimentation aujourd’hui, elle contient beaucoup de ces produits-là et ça nécessite quand on fait une detox de justement réduire et éliminer pendant un court temps ces produits-là pour venir alcaliniser son terrain. Et à la place on va mettre des aliments alcalins qui sont les légumes, principalement... surtout les crucifères et également les fruits. Certains fruits sont exclus comme les agrumes, mais la plupart des fruits sont très très basifiant, y compris les fruits secs. Et aussi, les fruits frais. Donc, en fait on va faire une sorte de nettoyage du corps. En plus, il faut savoir que tout ce qui est légumes et fruits c’est riche en micronutriments. Les micronutriments pour faire simple c’est ce qui vient nettoyer les cellules en fait, c’est ce qui vient aider le corps à fluidifier son activité et à se rajeunir, pour faire simple. Et après tout ce qui est protéines et céréales, ce sont plein de macronutriments qui sont pleins de macronutriments, qui sont importants aussi pour le corps. Ce sont comme de grosses briques qui viennent construire une maison. C’est ce qui vient nourrir les muscles entre autres, mais le problème c’est quand on prend trop, ben... du coup, ça vient encrasser le système, alors que les micronutriments du fait qu’ils sont microscopiques, ils viennent vraiment dans les profondeurs du corps pour nettoyer les cellules et régénérer le corps. Du coup, quand on fait une cure comme ça d’aliments parce qu’ils sont riches en micronutriments et qui sont riches aussi en alcalinisation du corps. Eh bien, on va venir nettoyer, vraiment régénérer le corps en profondeur. Et c’est très important parce que quand on est dans une dynamique de perte de poids, si on se retrouve comme dans le régime Dukan à faire le plein d’aliments très acides et très riches en macronutriments. Du coup, on va épuiser nos ressources intérieures, et ça va faire que notre corps va s’affaiblir. Il y a un exemple qui est souvent donné en Naturopathie avec les produits laitiers puisqu’on nous dit : « oui, il faut manger beaucoup de produits laitiers pour avoir beaucoup de calcium ». Sauf que comme les produits laitiers sont très acidifiants, ce qui se passe c’est que notre corps quand il y a trop de produits laitiers, il va chercher une source interne pour alcaliniser le terrain. Il va chercher dans les sels alcalins des os. Ça veut dire qu’il va venir raboter nos os au fur et à mesure. Et c’est pour ça qu’on se retrouve dans les pays de l’Europe de l’Ouest à avoir de très hauts taux d’ostéoporose alors qu’en Asie, il y en a très peu. Donc en Europe de l’Ouest, on mange plein de produits laitiers et on a des os fragiles et en Asie, on en mange très peu et ils ont des os beaucoup plus fort que nous. Donc voilà !

X : Oui, et puis en plus pour cet exemple en particulier, je me souviens d’avoir vu une courbe où on voyait quasiment en parallèle la croissance de la consommation des produits laitiers avec la croissance des cas d’ostéoporose. Alors, je ne sais plus vraiment dans quel pays d’Asie, mais c’était vraiment flagrant où le fait sur les 10 ou 20 dernières années, les deux montaient en parallèle. Et que finalement cette croissance qu’on peut avoir sur le fait que les produits sont importants pour renforcer nos os est loin d’être vraiment justifié scientifiquement.

E : Tout à fait ! Donc les principes de base d’une alimentation saine, c’est d’avoir un équilibre. On peut bien sûr manger des protéines, on peut également consommer des céréales, si on le souhaite et si on en a vraiment envie et si on les digère bien. Mais on a besoin de faire une grosse part dans notre alimentation, aux légumes et aux fruits. Alors, vous allez me dire : « ça, on le sait, on l’entend à toutes les sauces, etc. » Mais problème c’est que le message il est très controversé, enfin... il est très modifié par les médias. Quand je vois sur une canette de Minute Maid, un jus de pomme... que si on boit la canette de jus de pomme, c’est comme manger une pomme, ça rentre dans les 5 fruits et légumes par jour, ça me fait mourir de rire quoi. Des fois, ça me fait mourir de rire, des fois, ça me met en colère, mais...

X : Ouais, c’est ça, c’est ce que j’allais dire....

E : N’importe quoi, c’est vraiment n’importe quoi. C’est que des fois, ils se foutent des gens, quoi ! Aujourd’hui, oui manger de pomme, mais pas boire un jus de pomme. Qu’est-ce qui se passe dans le corps quand on boit un jus de pomme ? C’est une bombe glycémique, donc ça va faire monter l’insuline. Donc, ça va faire monter l’insuline, qu’est ce qui va se passer là ? Ça va générer du gras et ça va faire grossir. Basiquement... très basiquement ! Par contre, quand on mange un fruit en entier... il y a les fibres qui vont faire que, oui en effet, il y a les doses de sucres de fructoses en l’occurrence, mais qui va être modéré. Le pic glycémique va être modéré du fait qu’il y a les fibres de la pomme. Et qu’il va y avoir le système digestif qui va être enclenché, ça ne va pas passer directement dans le sang. Et puis surtout, il y a beaucoup plus de minéraux, de vitamines dans une pomme fraîche que dans un jus qui est là dans sa canette depuis X temps. Sans compter toutes les substances nocives pour notre corps qui peut y avoir dans l’emballage de la canette. Donc bref, ça ne se compare pas, c’est juste incomparable ! Et donc, il faut faire attention à ces messages-là ! Bon, on va vraiment partir des choses. En fait une alimentation saine, c’est une question de bon sens. C’est... j’aime bien cette phrase que j’avais entendue une fois : « si l’aliment que je consomme... si ma grand-mère ne connaissait pas l’aliment que je mange, ça veut dire qu’il ne faut pas que je le mange ». C’est très vrai, donc tout ce qui est aliments modernes, par exemple le surimi (ça, c’est un exemple que je prends souvent). En plus, beaucoup de gens s’imaginent que c’est sain le surimi, alors que c’est juste une catastrophe écologique, puisqu’il faut énormément de ressources magnétiques pour produire le surimi base, c’est-à-dire la pâte du surimi. En plus, c’est fait avec des déchets de poisson. En plus, il y a du glutamate dedans qui attaque le cerveau. On sait aujourd’hui qu’il y a des liens directs entre le glutamate et les maladies neurodégénératives comme le Parkinson ou l’Alzheimer. Et on vient nous faire avaler, en nous faisant croire que c’est du crabe. Plein de gens qui croient que c’est du crabe, mais c’est juste un arôme crabe. Donc, encore une fois des additifs chimiques et industriels. Et c’est plein de sel. Donc, il vaut 100 fois mieux manger du poisson frais que du surimi, c’est incomparable encore une fois. Donc, partir d’une alimentation locale, connue de tous depuis des centaines d’années voire des dizaines d’années. En tout cas que notre grand-mère connaissait. Elle savait ce que c’était qu’une carotte, un poireau, une pomme de terre, voilà des aliments de base qui sont 100 fois plus sains que tout ce qu’on veut bien nous vendre comme édulcorant ou produits lite. Juste des coups marketing en fait.

X : Tu recommandes de faire les périodes de detox... tu les recommandes de faire sur combien de temps environ ?

E : Alors les périodes de detox, souvent ce qui est recommandé, c’est de les faire à ce qu’on appelle les « demi-saisons » en médecine chinoise. C’est à dire le printemps et l’automne puisqu’en fait le printemps et l’automne, ce n’est pas des saisons franches, comme l’été et l’hiver qui elles sont franche. On voit bien la différence entre l’été et l’hiver. Alors que le printemps et l’automne, c’est des saisons de transitions et c’est les saisons où notre corps est en train d’adapter ses rythmes biologiques au changement. Puisque l’on se rend même plus compte, mais en fait, notre corps fait un gros gros gros travail pour s’adapter aux changements de lumières, aux changements de températures. D’ailleurs, souvent, les femmes ont des chutes de cheveux importantes en automne, il y a plein de mécanismes qui se mettent en route. Hormonaux et biologiques globalement dans le corps qui font que ça nous demandes un gros effort en fait. C’est pour ça aussi, qu’il y a beaucoup de gens qui font des dépressions en hiver où il y a ce fameux syndrome ou dès qu’il y a un peu moins de lumière, un peu de froid, on ne se sent pas bien. C’est parfois tout simplement parce que le corps n’est pas bien accompagné et du coup avec des carences qui sont déjà là. Et ben ça va créer des problèmes ensuite au niveau de l’adaptabilité de la saison. Donc, c’est vraiment bien de faire une detox en automne et au printemps. Ça vient nettoyer le terrain et ça vient du coup aider à trouver de la vitalité pour être bien tout simplement et bien s’adapter au changement biologique et au changement de rythme à l’extérieur, météo quoi. Et aussi, tout simplement aux aléas de la vie, le stress, et toutes les choses que l’on peut avoir dans la vie. Donc, en fait la detox, c’est non seulement une façon de s’alléger quand on a fait des excès... c’est quelque chose qui passe bien aussi après les fêtes ou après les moments de famille où on a un peu exagéré. Mais, ça marche aussi, encore mieux aux changements de saison. Après, idéalement une detox peut se faire à chaque fois qu’on fait... à chaque fois que l’on ressent le besoin, quoi. Puisque la detox en soi c’est un mot qui veut tout et rien dire, chacun à sa façon de faire. Moi, j’ai une vision de la detox qui est très souple, je ne pense pas que pour faire une bonne detox, il faut 100 % manger cru ou forcément boire que des jus à l’extracteur ou forcément... voilà... Ne manger qu’un produit, genre faire une mono diète de pomme en tant que ça. Je pense que tout ça, c’est intéressant, il n’y a pas d’exclusion par contre, le plaisir reste important. Donc, pour moi la detox dans les programmes, je propose aussi des soupes. Donc, avec des aliments cuits avec des cuissons douces, mais avec des aliments cuits. Mais, je propose aussi des salades. Et dans les salades, il peut aussi y avoir un peu d’épices et quelques graines. Je pense qu’en fait du coup, ça assoupli le mécanisme de detox qui fait qu’on peut facilement s’insérer une journée detox après les excès des fêtes ou après une soirée un peu trop arrosée. Juste pour du coup avoir les bases, de savoir comment on régénère son corps facilement sans devoir acheté des produits très chers, sans devoir consommé des supers-aliments tout le temps ou passer des heures à faire ses jus avec son extracteur tous les jours.

X : Oui... Donc il n’y a pas de durée ? Comme ça peut être une journée, comme ça peut être potentiellement, je ne sais pas, 2 semaines-3 semaines, si on sent que ça... voilà qu’on en a besoin et que ça nous fait du bien ?

E : Ouais... En fait, tout est possible ! C’est vrai qu’il faut minimum une journée pleine, une journée-nuit pour commencer à drainer. Mais, ensuite, si on veut avoir des effets detox plus longs, il faut au minimum 3 jours. Parce qu’en fait, c’est le temps d’adaptabilité du corps pour qu’il comprenne ce qui se passe. Quand on fait une detox, on change quand même beaucoup son alimentation par rapport à une alimentation standard de tous les jours. Donc, le corps, il met un moment à se dire : « Mais il se passe quoi là ? » D’ailleurs, parfois il y a des effets secondaires, lorsque la detox est mal préparée. Avec des maux de tête, avec des étourdissements, avec des sentiments de grand froid, avec des jambes très très frileuses par exemple ou avec des palpitations. Et ça, c’est vraiment des signes de detox, c’est la preuve que le corps n’est tellement plus habitué à se drainer, à se nettoyer que du coup, toutes les alertes sont en route, le ventre envoi des messages : « mais qu’est-ce qui se passe, il y a que des salades là-dedans... j’ai faim ». Il y a la psychologie qui se met en route avec peur aussi, et il y a tout un système qui se met en route aussi de corps, de système de survie qui se dit « mais attend ! Il faut que je me mette ne mode économie d’énergie parce là il y a un gros problème quoi ». Jusqu’au moment où le corps en fait, comprends ce qui se passe et il se dit : « ah... en fait je vais en profiter pour me nettoyer ». Et en fait, ce qui se passe aussi en detox, c’est que comme on allège les aliments dans le bol alimentaire. Donc, du coup on n’est qu’en mode micronutriment, c’est beaucoup plus facile à digérer, beaucoup plus léger que les macronutriments comme les protéines et céréales. Et du coup le corps a plus de temps pour s’occuper d’autre chose que de la digestion et il va pouvoir nettoyer en profondeur le foie, par exemple, qui est un organe extrêmement important. C’est ce qu’on appelle les organes émonctoires en naturopathie. C’est les organes qui sont là pour nettoyer le corps, qui travaillent beaucoup. Mais si le digestif est tout le temps chargé, mais ils n’ont pas le temps de bien faire leur travail. C’est là aussi où les reins vont mieux fonctionner comme on boit beaucoup en detox et qu’on s’hydrate. Donc, du coup ça aide à beaucoup drainer à travail les urines. C’est aussi l’occasion pour la peau de mieux se drainer. Parce qu’avec la transpiration aussi, on élimine des toxines. Et en detox, j’encourage beaucoup à ne pas faire de sport intense, mais à faire des marches longues, à aller à la piscine, à faire travailler aussi un peu ce système. Il y a les poumons qui travaillent mieux à travers... quand on perd un peu de poids, on arrive à respirer plus amplement. En fait, tous ces systèmes-là vont mieux travailler à la fois parce que la personne a un mode de vie différent et est en train de plus prendre soin d’elle et à la fois aussi parce que le système digestif est allégé.

X : Quand je t’écoute, ça me fait penser beaucoup et c’est ce qui est logique finalement, car c’est aussi le cas. Mais, ça me fait penser beaucoup aux bénéfices, et aux bienfaits qu’on peut ressentir quand on fait du jeûne pendant un ou plusieurs jours. Et est-ce que c’est quelque chose que tu as déjà testé de ton côté ?

E : Oui, j’en ai fait plusieurs.

X : Et du coup, est-ce que tu as senti une différence entre le fait de jeûner complètement ou le fait de faire une detox où justement tu vas que te contenter d’aliments dont tu nous parles depuis tout à l’heure ?

E : Alors, moi le jeûne, je trouve que c’est quelque chose de magique, je trouve qu’il y a... et d’ailleurs on s’en rend compte de plus en plus, ça commence à faire son trou, que le jeûne en fait est une vraie technique thérapeutique. Je trouve ça... et il y en a plein des cas qu’on peut retrouver, qui sont documentés de personne avec des cancers, personne avec des maladies graves qui ont des rémissions ou de fortes améliorations avec le jeûne. Et maintenant ce qui est prouvé scientifiquement, c’est qu’il y a une réelle amélioration pour tous les traitements, les chimiothérapies quand il y a un processus de jeûne qui est mis en place avant la chimio, le corps réagit beaucoup mieux. En fait, tout ça, c’est très logique parce qu’en effet, c’est le même principe dont je viens de parler. C’est à dire quand on allège le système digestif, et ben ça aide le corps à s’autonettoyer quelque part. C’est un peu comme si on avait une femme de ménage intérieur et quand elle a trop de travail dans la cuisine, donc le système digestif. Elle a le temps de nettoyer que la cuisine. Alors que quand il n’y a pas trop de travail dans la cuisine... elle a le temps de faire la salle de bain, les chambres, et tout le reste. Et bien, c’est exactement ça en fait. Et en jeûne c’est encore plus fort, puisque du coup comme il n’y a quasiment rien à faire au niveau de cuisine, et là, elle a le temps de faire les fenêtres et tout quoi. La femme de ménage, elle y va à fond, elle y va en profondeur. Et c’est pour ça qu’il y a parfois de bons résultats. Après le jeûne, l’inconvénient du jeûne c’est pour moi en tout cas, c’est que c’est quelque chose qui est difficile à faire dans la vie de tous les jours. Quand on travaille ou quand on a un mode de vie... voilà avec pas mal d’activités au quotidien. Je trouve que ce n’est pas évident d’insérer le jeune, en tout cas moi, j’ai essayé de le faire et pourtant je n’étais pas chez moi, à l’époque j’étais pour une semaine à la campagne. Et on a décidé avec mon mari de faire une semaine de jeûne. En fait, c’était difficile parce que j’avais mon petit garçon de 2 ans qui mangeait... évidemment. Donc, je préparais ses repas et en fait, le fait de manipuler l’alimentation alors que je jeûnais, le fait d’être dans une maison où du coup on était tous les deux et parfois on manquait d’énergie pour aller marcher, pour se dynamiser, etc. Beh, ce n’était pas un jeûne très agréable. Par contre, quand je jeûnais dans des structures où j’ai été marcher ou j’ai vraiment pris une semaine pour moi. Du temps pour moi où je n’étais pas en train de gérer mes enfants ou je n’étais pas en train de... d’être dans la logistique encore un peu du quotidien. Là j’ai eu de super expériences. Mais pour moi un jeûne bien réussit, ça doit déjà être un jeûne et randonnée parce que c’est indispensable d’activer son corps pendant la journée quand on jeûne. En fait, ça aide le processus de detoxification et ça aide surtout le corps à ne pas entrer en mode économie d’énergie, repli sur soi déjà et être au fond d’un fauteuil, avec ses couvertures et son eau chaude quoi. Et dans ces cas-là, ce n’est vraiment pas une belle expérience à vivre. Alors que justement, développer les ressources de son corps c’est un peu le forcer aussi à aller marché alors qu’on a le ventre vide et à se rendre compte qu’en fait, on active le corps et on lui montre que non, ça continue, que ça marche et qu’il est temps qu’il se nettoie quoi. Mais c’est difficile à faire dans la vie de tous les jours, alors qu’une detox c’est doux en fait. Une detox c’est plus facile à intégrer dans la vie de tous les jours. Moi, dans mon programme, il y a trois jours de légumes et un peu fruits. Et il y a une phase de prépa de detox où on élimine les aliments au fur et à mesure. Ensuite, il y a une phase de sortie detox quand on les réintroduit au fur et à mesure. Et les personnes, si elles se sentent bien au bout de trois jours, peuvent continuer 5jours-7jours en mode beaucoup de légumes et un peu de fruits. Et en fait, comme c’est sur toutes ses formes, ça peut être des salades, ça peut être des smoothies verts, ça peut être des jus, ça peut être des soupes cru, des soupes chaudes. Et donc, les personnes s’amusent avec toutes les recettes et peuvent aussi l’intégrer plus facilement au bureau. Si elles envient après leur 3 jours de continuer leur vie pro tout en étant en detox, c’est plus facile d’emmener une salade que de ne devoir rien manger du tout. Et du coup de choisir des moments un peu d’étourdissement, etc. De ne pas pouvoir marcher comme on veut, comme c’est nécessaire au jeûne, etc. C’est plus intégrable en fait dans la vie de tous les jours.

X : Ouais, et puis, il y a le côté social aussi qui rentre en jeu.

E : Ça, c’est super important, autant les 3 jours de detox, ils sont facilement « casables » sur un week-end prolongé, autant pour les personnes qui veulent continuer. Beh voilà, le jeûne, c’est quand même plus compliqué, c’est moins évident, surtout qu’on est débutant. Qu’on est aguerri à tout ça, c’est plus facile d’intégrer les choses. Mais, quand on débute, je trouve que c’est vraiment bien de commencer par la detox, parce que le jeûne, ça fait peur, ça demande quand même une préparation et ça demande de prendre un vrai temps pour soi. Pour moi, pour qu’il y ait de bons résultats, c’est comme ça que ça doit se passer.

X : Tu en as parlé justement tout à l’heure sur le fait que tu avais testé différents types d’alimentation on va dire. Et du coup aujourd’hui, parce que je me rappelle, la première qu’on s’est rencontré, donc c’était il y a quelques années, et à cette époque-là donc tu étais végétarienne et aujourd’hui, au final, qu’est-ce que tu pratiques dans ton quotidien ? Est-ce que c’est toujours le cas ?

E : Alors, moi, j’ai été... déjà avant la phase où on s’est rencontré, j’ai été végane, assez longtemps. J’ai été végane strict, donc je ne portais pas de cuir, carrément jamais. Donc je ne mangeais pas de miel, enfin très... enfin pour moi, c’était très important, c’était suite à des vidéos que j’avais vu sur l’exploitation animale liée à la viande, etc. Et ça m’avait beaucoup choqué, j’avais beaucoup pleuré. Moi, j’aime énormément les animaux, donc, j’étais très touchée émotionnellement et je m’étais dit : « Allez c’est bon ! Je deviens végane ». En fait, pour être honnête, j’avais des frustrations par moment que je faisais taire en moi. J’avais des moments où j’avais envie de viande, des images qui m’arrivaient dans la tête, tu vois ? Et je me disais : « Non non non, je suis végane, les animaux, les animaux, les animaux » et puis j’ai continué comme ça, un certain temps. Jusqu’au jour où j’habitais à Paris et je suis passé devant une rôtisserie d’une boucherie où il y avait des poulets rôtis qui tournaient et j’ai eu une espèce de pulsion, mais vraiment forte où j’avais une envie d’ouvrir les vitres et de croquer dans le poulet. C’était hyper fort, franchement j’étais à deux doigts de le faire. Et je me suis dit : « Bon là, il y a un souci cocotte, ça ne va pas quoi ! Si ça en est à ce point-là ». Et puis je ne me sentais pas bien avec ça, je me sentais frustrée. À l’époque aussi, j’étais beaucoup dans le prêche avec mes amis, j’étais chiante en fait. Au restaurant, j’étais là : « Ah, tu manges de la viande, mais tu sais la viande et nana.... » Et au fond, je n’étais pas très épanouie dans mon mode alimentaire. J’avais une fierté, mais j’avais plus trop de plaisir. Et puis, j’avais carrément de grosses frustrations et j’étais pénible avec mon entourage. Donc, je me suis dit : « Il faut que je fasse quelque chose ». Ça s’est couplé avec une grosse fatigue à l’époque où j’avais fait des dosages sanguins et je me suis rendu compte que j’avais de grosses carences en vitamine B12 et en fer. Alors que je prenais des compléments alimentaires, je prenais des B12 tous les jours. Bon, donc là, je me suis dit : « OK moi je respecte 100 % les véganes et tout, mais peut être qu’à moi ça ne me convient pas » peut être que ce n’est pas ce qu’il me faut à moi. Peut-être que je peux être en équilibre avec mes valeurs et mon éthique tout en étant en équilibre avec mon plaisir. Du coup, j’ai remangé du poulet, du poulet... Bon évidemment, je l’avais sélectionné mon poulet hein... c’était un poulet bio, machin que j’avais acheté localement et tout ça. Et je me suis dit : « Qu’est-ce qui va se passer quand je vais manger ce poulet » parce que justement j’avais l’impression de manger du cadavre. Et en fait, j’ai eu un énorme plaisir à manger mon blanc de poulet quoi, c’était un kiffe énorme quoi. Donc, je me suis dit qu’il faut que je régule les choses et je suis devenue végétarienne. Donc j’ai réintégré les œufs, j’ai continué une alimentation végétarienne et tout. Mais bon, j’avais encore des envies de viandes, c’était moins intense, mais c’était encore là. Et je me suis dit, je vais rentrer dans un mode flexitarien où de temps en temps, je mange la viande quand je la sélectionne vraiment bien, que je connais la provenance, etc., et que ça me fait vraiment plaisir. Et c’est ce que je fais aujourd’hui en fait. C’est-à-dire que je mange essentiellement des œufs, un petit peu de poissons à droite à gauche. La viande, c’est très occasionnel, ce n’est quasiment jamais de viande rouge, c’est surtout du poulet, un peu de dinde, ce genre de chose et c’est quand j’en ai vraiment envie. Et que je connais la source et que je le fais en mode extra kiffe. Au même titre qu’une personne qui mange sans sucre peut se faire une pâtisserie, je le vois un peu comme ça. Et au fil des coachings que j’ai faits avec les personnes, car j’ai aussi accompagné beaucoup de véganes et de végétariens. Je me suis rendu compte que pour moi aujourd’hui, le secret dans l’alimentation, c’est trouver cet équilibre entre ses valeurs, son éthique et son plaisir. Et j’ai eu beaucoup de personnes qui étaient en surpoids alors qu’elles étaient véganes, voire carrément obèses. J’ai eu des personnes aussi qui mangeaient bio et qui avaient des problèmes de poids. Donc, en fait, ce n’est pas parce qu’on a ce mode alimentaire, qu’on mange forcément sainement et qu’on est forcément bien dans ses baskets. Bah... moi, c’est ce que j’ai compris avec mon histoire et donc c’est pour ça que je trouve que le piège dans l’alimentation d’aujourd’hui c’est d’appartenir trop à une chapelle, à une paroisse, du coup à rentrer dans le prêche, et s’astreindre à être rigide et à se dire c’est comme ça, ce n’est pas autrement, je ne fais pas d’écart, etc. Parce que du coup on perd un peu le sel de la vie quoi. On perd un peu cette magie de l’alimentation, cette variété incroyable, cette richesse et notre corps est fait pour ça. Une des règles de base et de bons sens aussi dans l’alimentation c’est de manger varié et d’écouter ses plaisirs et d’être à l’écoute de son corps. Et c’est ce que je n’ai pas fait moi, pendant longtemps. Quand j’étais végane, avec cette histoire de poulet j’ai enfin compris. Mais c’est ce que je cherche en fait à faire avec mes clients, je les aide à faire des expériences, soit l’expérience de la detox, dans d’autres programmes je les accompagne dans une alimentation sans gluten, sans lactose. Ils font l’expérience. J’ai souvent des personnes qui me disent : « ah, je me demande si je ne suis pas intolérante aux glutens » et je leur dis : « Mais, essaye ! Essaye tout simplement pendant 2 semaines de manger sans gluten et tu vas voir si tu te sens mieux, si tu as un confort digestif, tu vas voir si tu as meilleur moral » puis qu’aujourd’hui c’est prouvé aussi que les personnes intolérantes aux glutens peuvent avoir des déprimes ou des émotions négatives, parce que ça joue aussi sur ce système-là. Donc, en fait il n’y a rien de mieux que l’expérience, et plus on fait de l’expérience, plus on a d’infos sur comment on fonctionne et ce qui nous correspond le mieux. Et c’est ce qui fait que moi aujourd’hui, quand j’étais jeune maman, j’avais 14 kilos de trop et je suis resté avec mes 14 kilos de trop 1 an et demi après ma grossesse et j’en pouvais plus, c’était horrible. Je me détestais, je me voyais dans la glace, je portais encore mes pantalons de grossesse, 1 an et demi après l’accouchement quoi. Et parce que c’était les seuls dans lesquels je rentrais et je le refusais à m’acheter d’autres plus grands pantalons. Donc, c’était horrible quoi, en termes de féminité, d’image de moi, je me regardais dans la glace, je me détestais. Et en même temps, à l’époque, j’avais déjà commencé mon activité de coach en nutrition, je me suis senti hyper pas aligné, hyper pas exemplaire. J’ai dit : « mais il y a un problème quoi ! Comment ça se fait qu’avec tout ce tu sais, tu n’arrives pas à l’appliquer ». Mais en fait, ben alors, il y a plein de réponses à ça, on pourrait presque on faire une émission entière sur ce sujet-là. Mais, dans les prises de conscience que j’ai eue, c’était vraiment le fait que j’arrivais plus à prendre soin de moi quoi, que je mangeais du sucre tous les jours, des trucs sucrés, je mangeais du fromage tous les jours, et après j’étais épuisé, je m’occupais de mon fils qui ne faisait pas trop ses nuits, bon j’étais assez seule à la maison. Donc, du coup, tous ses facteurs là, jouent énormément sur l’alimentation, et si on n’est pas capable à un moment donné de revenir à soi et à ses besoins, dire de quoi j’ai envie, le simple fait de mâcher aussi. Je vois tellement de personne qui engloutisse leur alimentation, prendre le temps de mâcher, de savourer, de déguster. 3 repas par jour, c’est 3 occasions d’être heureux par jour. Et à partir du moment où j’ai décidé de voir mon alimentation autrement que comme une source de compensation par rapport à ma fatigue et mon mal-être. Et accepter de me remettre au centre et de me dire maintenant, je vais prendre soin de moi, et puis les choses sont venues et parce que c’était à sa place, c’était juste. Et c’est cet alignement que je cherche à développer chez les gens, pour les aider à trouver l’alimentation qui est juste pour eux. Après, expérimenter le paléo aussi c’est très bien, de faire le test, expérimenter le véganisme c’est top aussi, le végétarisme aussi. Mais ce que j’essaye de montrer c’est qu’il n’y a pas... Ce n’est pas une religion l’alimentation, on n’est pas obligé dans un dogme toute sa vie, c’est important de jouer avec ça, jouer avec les expériences pour ensuite pouvoir s’adapter en toute situation.

X : Il y a une phrase sur ton site, enfin c’est un mot qui peut paraitre un peu bizarre, la phrase c’est : « Vous méritez d’être bien dans votre assiette ». Et du coup, le mot mérité peut être un peu étonnant pour des lecteurs et pour les auditeurs qui nous écoutent. Alors j’aimerais bien savoir, pourquoi tu as employé ce mot ?

E : C’est pour moi, un mot très important. En fait, c’est une façon de parler déjà de mon approche. Vous méritez d’être bien dans votre assiette, c’est arrêter de se saboter et soit se sacrifier et d’être dur avec soi en ne mangeant pas assez, en s’affamant et en se serrant la ceinture, soit de compenser complètement, se gaver et chercher l’oubli et l’extase à travers une suralimentation. Quand on se dit je mérite dans la vie, de façon globale... je mérite d’être bien dans l’assiette, je mérite d’être heureuse, je mérite d’être aimé, je mérite de faire un travail qui me plait, je mérite d’avoir de l’argent, pour moi c’est vraiment une notion de développement personnel. Le fait de se donner le droit, de se donner l’autorisation à être bien dans son assiette, à être heureux dans son assiette, être bien dans son corps, bien dans sa vie, bien dans sa tête. Et bien, c’est le plus beau cadeau qu’on puisse se faire. Et c’est comme ça aussi qu’on peut être exemplaire auprès de soi et auprès de ses proches et inspirer les gens. Parce que c’est aussi une belle chose dans la vie. Donc c’est pour ça pour moi, c’est un message que je répète beaucoup : « vous méritez, vous méritez » parce que j’essaye de l’ancrer dans le cerveau, dans le cœur des gens pour qu’ils se disent : « mais oui après tout, moi aussi je mérite d’être bien quoi. Je ne mérite pas de me sentir mal dans mon corps, mal à l’aise, trop serrée dans mes vêtements, tout le temps un ventre gonflé, pas bien, avec des problèmes de santé ». Non, ils méritent autre chose, ils méritent d’être heureux, voilà c’est le message que j’essaye de faire passer à travers cette phrase.

X : Eh bien c’est parfait pour conclure ce podcast, je te propose de nous dire, à moi comme aux auditeurs, où est ce qu’ils peuvent te retrouver s’ils veulent de suivre et en savoir plus sur ce que tu fais ?

E : Bien sûr, ils peuvent aller sur mon blog qui s’appelle foodjoie.com, ils peuvent aussi taper mon nom : Élodie Beaucent ou Foodjoie, ça marche aussi sur YouTube où j’ai beaucoup de vidéos gratuites pour conseiller et répondre à toutes questions en nutrition. J’ai plein de personnes qui changent leur nutrition juste en regardant ces vidéos gratuits. Donc, ne pas hésiter à aller faire un tour sur YouTube.

X : Et bah... on ne manquera pas de le faire. Merci, Élodie, à très bientôt

E : Merci, Xavier, à très bientôt !

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