Parlons Forme #027 : Utiliser l’EFT pour alléger les souffrances émotionnelles et physiques

Cela fait des années que j’entends parler de l’EFT.

Dans des podcasts ou des vidéos, j’en ai parlé avec des ami.e.s qui étaient convaincu.e.s par la méthode, j’ai même acheté un livre que j’ai lu du début jusqu’à la fin, et pourtant…

Et pourtant il a fallu que j’enregistre ce podcast avec Maria Annell pour me décider à intégrer cette pratique dans ma vie de tous les jours.

En cas de fatigue, de manque de motivation, de colère ou d’agacement, de douleurs ou de sensations désagréables dans le corps j’ai décidé de mettre en pause mon cerveau et tout simplement « de faire ».

Si cette technique fonctionne pour certaines personnes alors il est envisageable que ce soit aussi le cas pour moi.

Au pire, j’expérimente pendant quelques semaines et je fais le bilan à ce moment-là.

Je ne prends aucun risque, car cela ne coûte rien (littéralement) et le temps demandé par cette pratique est infime et peut être fait rapidement et à tout moment de la journée.

Tout ça pour dire que depuis quelques semaines je pratique l’EFT et je dois avouer qu’à l’heure du bilan je suis assez convaincu.

Face à une émotion négative, c’est efficace, car ça permet tout de suite de couper celle-ci, de mettre son attention sur autre chose et de prendre du recul.

Face à une sensation de fatigue ou une douleur physique chronique (cf. le mal de dos dont je parle dans le podcast), les résultats ne sont pas flagrants pour le moment.

Mais l’expérience la plus marquante de ces dernières semaines est la suivante :

Un matin, je fais ma routine et je sens que j’ai le ventre lourd et que ma digestion est « bloquée » (j’avais surement un peu trop mangé la veille).

Je décide donc de faire 3 rondes en mettant mon attention sur cette sensation.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, 5 minutes plus tard (montre en main) je sens que ma digestion s’active et que tout redémarre tranquillement.

Je dois avouer que c’est surprenant, mais pour le coup je ne peux pas nier le lien qu’il semble y avoir entre la pratique et sa conséquence.

Depuis je continue d’expérimenter tout ça avec un esprit ouvert pour voir qu’elle autres expérience de ce genre je pourrais vivre.

C’est donc avec ce même état d’esprit que je vous invite à écouter ce podcast et pourquoi pas, suivre le protocole en même temps que moi, grâce à l’accompagnement offert par Maria au cours de cet épisode.

Note pratique :

Vous le constaterez dans ce podcast, grâce à ses années d’expérience et de pratique, Maria est capable de construire des affirmations personnalisées au contexte en « temps réel ».

Ce ne sera peut-être pas votre cas (moi en tout cas je n’y arrive pas), mais ce n’est pas un problème.

Dans ce cas, il suffit de simplement faire la chose suivante :

  1. Lorsque vos tapotez sur le point karaté vous pouvez le faire avec une phrase de type « Même si [PROBLÈME ou SITUATION] je m’accepte totalement et complètement ». Phrase que vous répétez 3 fois en restant sur le point karaté.
  2. Ensuite, vous pouvez simplement répéter le PROBLÈME ou la SITUATION lorsque vous tapotez sur les autres points d’acupuncture.

Donc concrètement ça pourrait donner la chose suivante :

  • Étape 1 : Je répète 3 fois la phrase suivante en tapotant sur le point karaté : « Même si j’ai le ventre lourd je m’accepte totalement et complètement »
  • Étape 2 : Je tapote sur les points (sourcil, coin de l’œil, pommette, etc.) en répétant simplement « J’ai le ventre lourd, J’ai le ventre lourd, J’ai le ventre lourd, etc. ».

L’avantage de faire ça c’est que du coup on peut se concentrer sur le fait de bien tapoter aux bons endroits sans « effort ».

Ensuite, avec la pratique et l’expérience, alors le moment viendra de construire des affirmations plus élaborées et peut-être encore plus efficaces 😉

Bonne écoute !

Au sommaire du vingt-septième épisode de Parlons Forme

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • Qui est Maria Annell et comment a-t-elle découvert l’EFT ?
  • Quelles sont les origines et histoires de l’EFT ?
  • Les études scientifiques sur l’EFT
  • Dans quels types de situations du quotidien l’EFT est-elle utile et quels sont ses bienfaits ?
  • Quels sont les principes fondamentaux de l’EFT ?
  • Quelques exercices pratiques d’EFT
  • Comment construire les affirmations lors des séances d’EFT ?
  • L’ordre des tapotements est-il important ?
  • Et beaucoup d’autres choses…

Télécharger le résumé de l’interview

Liens cités dans cet épisode

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Découvrir une autre discussion passionnante

Pour compléter cette interview, je vous propose de (re-)découvrir cette discussion avec Amira Calcagnile où nous parlons aussi de gestion des émotions.

Dans ce podcast, Amira nous parle des fleurs de Bach. Vous y entendrez plein de conseils pratiques sur l’utilisation de ces élixirs et comment ils peuvent vous aider à vous sentir mieux au quotidien.

Episode à écouter ci-dessous ou téléchargez-le au format MP3 (Clic droit / Enregistrer sous…)

Accéder aux notes de cet épisode

Xavier : Bonjour, Maria, et bienvenue dans le podcast.

Maria : Bonjour à toi Xavier. Merci pour cette invitation et bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent.

X : Aujourd’hui, ensemble on va parler d’EFT, mais avant cela est-ce que tu peux te présenter et nous en dire un petit peu plus sur ce que tu fais ?

M : Oui, bien sûr avec plaisir. Donc je m’appelle Maria Annell, et je suis la fondatrice du congrès virtuel d’EFT. Alors peut-être que tout le monde — j’ai toujours du mal à l’imaginer — ne connaît pas ces 3 lettres EFT. Ce sont des initiales qui, en anglais, signifient Emotional Freedom Technics. Donc des techniques — au pluriel — de liberté émotionnelle. Et très brièvement, on peut résumer l’EFT comme une approche de gestion de stress et d’émotion. Et c’est pour ça que pour ton podcast ExtraForme et j’adore ce titre d’ailleurs, au passage, je trouve très judicieux de parler d’EFT parce que c’est quelque chose qui peut nous aider sur plein de plans différents. L’EFT permet de soulager des douleurs, de soulager toute forme de stress, de phobie, de peur. Mais en plus, ça peut augmenter des performances sportives, artistiques et autres. C’est vraiment un outil qu’on peut mettre à tous les étages de sa vie. Et si on parle d’être plus en forme, que ce soit par l’esprit ou par le corps ou les deux, ce qui est l’idéal, l’EFT peut vraiment être un accompagnant merveilleux, je pense. Donc merci encore pour cette invitation. Et je pense que c’est très utile et judicieux de mettre l’EFT parmi ces outils pour être en extra forme.

X : Effectivement si tu es là aujourd’hui c’est parce que je suis aussi convaincu des bienfaits de l’EFT même si on en reparlera, mais je n’ai pas forcément, énormément expérimenté de mon côté. Comment tu as découvert l’EFT à la base ?

M : Alors là c’est vraiment marrant qu’on en parle aujourd’hui ensemble. Parce que, moi, la première fois que j’ai entendu parler d’EFT c’était sur une audio conférence en ligne. Mais je vous parle de ça, on était en 2005, je crois. À l’époque forcément, c’était de l’audio. Il n’y avait pas de vidéo. Moi j’avais accès à une communauté anglophone qui parlait de loi d’attraction, de bien être, de plein de choses. Et un jour, l’hôte avait un invité. Et j’avais enregistré ce fichier que j’avais sur mon lecteur mp3 et je l’ai écouté dans la voiture en attendant ma fille qui faisait son cours de poney. Et l’hôte, Bob Doyle, nous disait : « Bon, je vais vous parler d’un truc qui peut paraître très bizarre, mais je vous demande de me faire confiance et faites ce que vous dit mon ami. C’était... que j’ai eu la chance de rencontrer par la suite. Et vous allez voir que ça fonctionne. » Alors moi j’étais seul dans ma voiture sur le parking du poney club et je me disais : « Oui, c’est vrai que ça a l’air un peu bizarre ton truc. » Mais je me suis exécutée en vérifiant que personne ne me regardait. Et oui, effectivement, ça a fonctionné, j’ai tout de suite senti des bienfaits.

Je me suis dit : « Ha, c’est quand même bizarre ce truc. » Et du coup c’est parti. Je me suis renseignée. Je me suis formée avec Gary Craig, le formateur de la méthode et quelques années plus tard, j’ai mis l’EFT dans ma pratique. Je faisais déjà des séances de sophrologie à l’époque, mais j’ai mis du temps à oser ajouter l’EFT. Parce qu’effectivement, ça paraissait bizarre. Mais j’ai fini par le faire et par la suite, j’ai donc créé le Congrès Virtuel EFT depuis 2011. C’est un évènement annuel qui réunit 14 spécialistes d’EFT qui parle de 14 utilisations différentes. Parce que, comme nous allons le voir ensemble, c’est vraiment un outil très versatile, polyvalent, qui peut servir à tant de choses. Eh bien, depuis, l’EFT fait partie de ma vie, de mon travail. Il faut le connaître. C’est vraiment à mettre au bout des doigts comme vous allez le voir. Parce qu’on va utiliser le bout de nos doigts. Et j’espère que vous allez pouvoir en profiter aujourd’hui pour découvrir ou redécouvrir. Il y a sûrement des personnes aussi qui connaissent déjà parce qu’on en parle quand même de plus en plus. Et c’est génial, voilà ! Je ne sais pas si ça répond à la question (rires). Ça me vient comme ça.

X : Ça répond parfaitement à la question.

M : Et du coup si aujourd’hui, à mon tour je peux le faire découvrir à des personnes qui sont peut-être dans le métro ou dans leur voiture ou en train de nous écouter en se promenant ou dans leur salon, c’est génial !

X : Est-ce que tu en sais un petit peu plus sur l’origine et l’histoire de cette pratique ?

M : Oui, bien sûr. C’est une technique qui a été, je ne vais pas dire inventée, mais mise au point en tout cas dans les années 90 aux États-Unis par un ingénieur de nom de Gary Craig. Je dis que ça a été mis au point parce qu’en fait, c’est un savant mélange d’autres techniques dont l’acupuncture parce que les points que nous allons stimuler ensemble avec nos doigts, ce sont les points d’acupuncture. Pas de panique, aujourd’hui, pas d’aiguilles, on va juste chacun stimuler les points avec nos propres doigts. Ce qui est très pratique aussi. À part l’acupuncture, dans l’EFT, il y a aussi beaucoup d’inspiration de la PNL (la Programmation Neuro-Linguistique) et d’autres pratiques de bien-être parce que Gary Craig est un passionné de bien-être. Il n’est pas du tout médecin ni psychiatre. Il le met en avant dans toutes ses présentations. Mais par contre il est ingénieur de formation, comme moi d’ailleurs. Et du coup il va vraiment à l’essentiel et il a cherché à rendre cette technique la plus efficace et rapide possible.

X : Ça marche. Tu as parlé du fait que c’est une technique, alors on va passer très rapidement à la pratique pour que les gens qui ne savent pas exactement de quoi on parle s’en rendent compte. Et juste avant, comme je sais que ça va être effectivement une pratique qui ne va pas paraître peut-être « un peu perchée » aux oreilles et à l’esprit de certaines personnes qui nous écoutent. Alors j’ai vu sans trop chercher, mais qu’a priori la pratique, elle a aussi été étudiée scientifiquement. Et est-ce que tu peux peut-être nous en dire un peu plus aussi sur ce point-là ?

M : Oui, tout à fait. Il existe de plus en plus d’études cliniques, scientifiques qui prouvent l’efficacité de l’EFT. Alors je ne les ai pas sous les yeux, mais je sais qu’il y a des études sur l’anxiété, sur les phobies et quelque chose qui a été pas mal exploité aux États-Unis parce que c’est un problème sociétal énorme en fait. C’est l’EFT pour traiter le PTSD (le stress post-traumatique chez les vétérans de guerre). Parce qu’aux États-Unis, tous les gens qui reviennent de Vietnam et d’autres guerres en temps modernes, ils reviennent et ils sont en vrac, les pauvres ! Et c’est vraiment un problème sociétal qui coûte très très cher à l’État. Et on a cherché des solutions pour ces pauvres gars principalement. Il y a aussi quelques femmes ! Et l’EFT a été prouvé très efficace pour traiter ce type de trauma. Mais rassurez-vous, pas besoin d’avoir des traumas de guerre ou des choses comme ça pour en bénéficier. Mais c’est vrai que sur des cas lourds, comme ça, d’avoir pu prouver dans un contexte clinique et scientifique avec des études. Je ne sais pas s’il y a des études en double aveugle, mais en tout cas ça a été fait selon des protocoles tout à fait rigoureux. Je trouve que c’est quand même bon de savoir que si ça peut servir pour ça, eh bien, en peut-être que ça peut m’aider aussi pour ma phobie des araignées qui sait. Ou même des choses encore plus anodines au quotidien.

X : Alors effectivement tu as donné des cas de figure, enfin un cas de figure qui est peut-être assez extrême. Mais justement, quelles sont les situations on va dire où l’EFT peut se révéler comme utile ?

M : Alors effectivement, c’est tout type de stress et d’appréhension. L’EFT est très efficace et ça, je peux en certifier moi-même. Très efficace pour tout ce qui est : prise de parole en public, le trac. Et la parole en public en fait, ça va très loin, même si on n’a pas envie de monter sur scène, ça peut être le fait de présenter lors d’une réunion au travail. Ça peut être même une discussion peut-être qui risque d’être un peu houleuse avec belle maman ou avec d’autres membres de notre famille. Même si on ne s’estime pas un orateur conférencier professionnel, le fait de prendre la parole en public ça peut nous arriver à tous en fait. Donc ça, c’est un domaine où c’est extrêmement efficace et ce qui est génial avec l’EFT, c’est que même après la petite démonstration qu’on va faire aujourd’hui ensemble, vous aurez déjà des éléments pour commencer. Et ça peut être très efficace en autotraitement. Après, si c’est pour résoudre des traumas comme le stress post-traumatique ou des évènements traumatiques de notre enfance bien sûr, l’idéal c’est de se faire accompagner. On ne peut pas tout faire tout seul, mais on peut faire énormément de choses tout seul et ça fait partie des forces de l’EFT.

Donc stress, appréhension, peur, c’est aussi très efficace sur les douleurs physiques. Ça, ça peut vraiment paraître bizarre. J’ai pu l’expérimenter aussi à plusieurs reprises. Et parfois, on me dit : « Oui, mais non, mais j’ai un disque qui est cassé, j’ai vraiment quelque chose de mécanique ». Moi, je me suis coincé le doigt dans un tiroir dans la cuisine. J’ai fermé le tiroir sur mon propre doigt ! Et je connais mon fonctionnement, je sais que normalement l’ongle aurait dû bleuir et peut-être tomber. Et j’ai pu tout de suite pratiquer l’EFT. Là, heureusement, que personne n’a enregistré parce que c’était assez coloré comme langage on va dire. Et le lendemain, j’ai revu le même tiroir et j’ai regardé mon doigt et je me suis dit : « Mais, mais je n’ai plus rien ! » Donc là, c’était quand même hautement mécanique et ça a fonctionné pour moi. Ensuite, on peut l’utiliser avec les enfants avec de grands résultats. Ça sera des séances plus courtes et construites un peu différemment. Et il y a même des gens qui obtiennent des résultats avec des animaux. Et voilà, il y a vraiment... The sky is the limit!

Et il y a que nous qui nous mettons des limites et plutôt que de se demander : « Je me demande si quelqu’un a eu un résultat avec l’EFT pour mon problème qui bien sûr est totalement unique ? » Essayez plutôt. Ne perdez pas de temps à chercher si ça marche. Essayez et il y a de grandes chances que oui ! Ça va vous apporter un soulagement. Après, bien sûr, il ne faut pas parler de guérison. Si vous avez un problème médical, c’est le médecin votre interlocuteur et si vous vous cassez la jambe bien sûr, appelez une ambulance et allez aux urgences. Mais pendant le trajet, pourquoi ne pas stimuler les points, ça va diminuer le stress et ça va vous permettre de mieux vivre cette expérience. Chacun sa place, c’est complémentaire, mais c’est quand même un outil d’urgence aussi à avoir toujours au bout des doigts. J’insiste, c’est là que ça se passe.

X : Et puis, il y a aussi cette idée que l’EFT, ce n’est pas forcément à utiliser « qu’en cas de problème »...

M : Non !

X : Mais ça peut être utile pour maximiser notre potentiel et faire mieux même si tout va déjà bien ou très bien.

M : Oui, tout à fait. Ça peut être une aide, ça peut être un outil pour renforcer du positif. Je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui intègrent quelques rondes, quelques routines d’EFT dans une routine matinale. Et c’est vrai qu’il y a aussi des études qui montrent que le fait de stimuler les points EFT en prononçant des phrases bien choisies comme je vais vous montrer, ça plonge en fait le cerveau directement en état alpha. Ça nous plonge dans une sorte de méditation active. Parce que pendant ce temps-là, par rapport à la sophrologie par exemple ou la méditation « pure », on n’a pas besoin de s’isoler. Moi, j’ai déjà fait de l’EFT dans ma voiture, dans le métro, n’importe où ! C’est extrêmement discret. Et il n’y a pas besoin de se mettre dans sa bulle, de se concentrer, de prononcer des mantras. C’est là, tout de suite quand on en a besoin. Ça aussi, pour moi, ça fait vraiment partie des forces de cet outil.

X : OK. Bon alors je te propose qu’on passe tout de suite justement sur l’aspect pratique. Comme ça les personnes qui nous écoutent prennent conscience des grands principes de l’EFT. Puis comme ça, on pourra en revenir sur les fondements, sur des explications de pourquoi il est important de faire telle ou telle chose. Eh bien, écoute, je te laisse prendre la main et nous expliquer ce qu’on peut faire et comment le faire.

M : D’accord ! Alors est-ce que tu aurais une idée ou est-ce que tu es OK toi, Xavier pour partager... il me faut un problème en fait (rires). Alors peut-être qu’on peut partir sur... Toi, je sais tu es en extra forme forcément. Mais peut-être qu’il y a quand même une petite tension, ou un petit quelque chose.

X : Ah oui, j’ai quelque chose... enfin, ce n’est pas une douleur, mais effectivement, c’est une tension où j’ai tendance à avoir le bas du dos un peu tordu et notamment si je reste un peu trop longtemps assis. C’est le genre de chose qui n’est pas forcément au quotidien puisque j’y travaille du coup, mais voilà, c’est quelque chose que je sens quand même assez régulièrement.

M : D’accord. Eh bien, c’est parfait. C’est tout à fait l’exemple qui me fallait. Voilà, on n’avait même pas convenu à l’avance. C’est vraiment dans l’instant. Et pour nos auditeurs, je vous invite chacun chez vous à choisir une petite tension ou quelque chose qui vous enquiquine peut-être que vous avez mal çà la tête aujourd’hui. Ne prenez pas tout de suite votre crise de migraine quotidienne ou une douleur chronique qui vous poursuit depuis des années, là, je ne peux pas vous garantir qu’avec cette petite démonstration, je puisse faire quelque chose pour vous. Là, ça mérite, comme je disais tout à l’heure déjà, un avis médical — bien sûr que vous avez probablement déjà eu —, mais aussi une séance beaucoup plus ciblée parce que je ne suis pas chez vous, je ne peux pas savoir exactement de quoi il s’agit. Donc je rappelle en préambule à tout le monde, toi, y compris Xavier, de prendre la responsabilité de votre bien-être.

Effectivement, nous ne sommes pas chez vous, nous ne pouvons pas savoir ce qui se passe. S’il y a quelque chose qui vous met mal à l’aise, surtout arrêtez et cherchez de l’aide appropriée au besoin. On n’est pas là pour réveiller des douleurs qui n’étaient pas déjà là, juste une petite tension ! Alors l’habitude qu’on a en EFT c’est d’évaluer cette douleur, cette tension entre 1 et 10 où 10 ce serait vraiment, pour toi Xavier, la douleur dans le bas du dos, la pire que tu aies jamais connue. Et 0, c’est absence totale de toute tension, de tout malaise. Là tout de suite maintenant, la sensation dans le bas de ton dos, tu dirais combien entre 1 et 10?

X : Là, c’est léger, je dirai 3.

M : Un petit 2-3.

X : Le truc, c’est que j’ai fait ce qu’il fallait ce matin donc je pense que la journée va bien se passer normalement sur ce sujet-là.

M : Mais oui, c’est sûr. Et puis tu me dis que c’est quand même quelque chose qui t’accompagne assez régulièrement. Peut-être qu’il y a aussi une partie de toi qui a tellement pris l’habitude, qu’en réalité, si on pouvait avoir une échelle objective de la douleur (ce qui n’existe pas) peut-être qu’en réalité c’est plutôt un 4-5. Mais toi, c’est tellement habituel que : « Oui, bof, aujourd’hui, ce n’est pas très grave. » Alors pour les personnes qui nous écoutent, je vous invite à faire cette évaluation. Si vous êtes sur quelque chose vraiment 8-9-10, je ne suis pas sûre que la démonstration par une audio sur internet vous soulage complètement. Vous pouvez toujours essayer pour voir si ça fait quelque chose et dans ce cas-là, creusez le sujet par la suite. Mais quelque chose entre 2-6, c’est l’idéal. C’est parfait ! Je te remercie d’avoir choisi l’exemple parfait pour cet exercice.

Donc nous allons faire ensemble un petit parcours que je vais devoir expliquer vocalement, mais on vous donnera aussi des ressources pour pouvoir les voir de visu et même en vidéo. Mais vous allez voir, c’est très simple. J’ai déjà fait des centaines de séances avec de gens au téléphone même pas forcément par Skype même si je le pratique aussi. Mais ça fonctionne très bien. Donc dans un premier temps, on va stimuler, on va prendre par exemple la main droite qui va venir tapoter (c’est le terme technique), on tapote comme si on tapotait sur une table en s’impatientant, en attendant quelque chose. Et on va venir stimuler ce qu’on appelle le point karaté. Parce que si vous étiez un karatéka, quand vous cassez des briques et des planches, c’est le point qui tape en fait. Il se trouve à la base du petit doigt, pas sur le doigt, mais sur la main en fait. Je regarde le point et c’est tellement simple, et même temps c’est compliqué à expliquer. Est-ce que ça te va Xavier comme explication ?

X : Oui, oui. C’est sur la tranche de la main en fait, c’est ça ?

M : Voilà, c’est ça. C’est la tranche de la main qu’on stimule donc avec deux, trois doigts de la main opposée. Gauche ou droite, ça n’a pas d’importance, choisissez-en une qui vous va bien. Et on va le stimuler tout en répétant des phrases. Ah oui, j’ai une question pour toi Xavier. Est-ce que tu connais le fonctionnement précis d’une centrale nucléaire ?

X : Non (rires).

M : Merci, c’était la bonne réponse (rires). J’aurais pu tomber sur un... Eh bien, heureusement ça ne t’a pas empêché d’allumer certainement un nombre d’interrupteurs et de lampes et même ton ordinateur depuis ce matin. On n’a pas besoin de savoir ce qui se passe dans la centrale pour en bénéficier. Donc je t’invite, toi et toutes les personnes qui nous écoutent de juste appuyer sur cet interrupteur de bien-être et de voir ce qui se passe. On ira visiter la centrale nucléaire plus tard si vous voulez en savoir un peu plus (rires). Donc sur le tranchant de la main, on va stimuler quelques doigts et je te demande donc de me faire confiance et de répéter les phrases suivantes.

« Même si j’ai cette tension, là dans mon corps... Aujourd’hui, je respire... Et je m’accepte là où j’en suis. Même si j’ai cette douleur — donc là j’évite exprès de donner ta localisation pour que chacun puisse mettre la sienne — là dans mon corps, aujourd’hui je m’accepte et j’accepte tant bien que mal toutes les parties de moi. Même si j’ai cette douleur, cette tension, aujourd’hui, je m’accepte là où j’en suis. Et j’envisage même de me pardonner si tant est que j’aie une quelconque responsabilité dans cette affaire. »

Voilà, j’ai bien dit responsabilité et non pas culpabilité. On est d’accord ! On n’est pas coupable d’avoir mal, mais peut-être parfois on sait que : « Oui, oui, c’est peut-être parce que j’ai un peu forcé ou parce que je n’ai pas assez bougé ». C’est juste ouvrir la porte de cette petite part de responsabilité qu’on a peut-être. Et ensuite, on va faire un parcours qui commence au sommet de la tête. Là, si tu étais une marionnette Xavier, c’est là que serait attaché le fil principal. Pareil, on le stimule avec deux, trois doigts.

« Cette tension, là dans mon corps ». On passe au début du sourcil, donc au-dessus du nez. Alors là vous pouvez très facilement avoir les deux points en mettant majeur et index. Vous pouvez faire les deux points en même temps. » Cette tension, là dans mon corps. » On suit le sourcil et on reste au coin extérieur de l’œil, et on est toujours sur un os en fait. Ce qui fait qu’il y a une petite vibration qui se crée et c’est pour ça que même si vous n’êtes pas au millimètre près sur le point d’acupuncture qui effectivement est minuscule, l’énergie, la vibration va faire que la stimulation se fait quand même. Donc au coin extérieur de l’œil : « J’ai un peu mal, là. » On suit cet os et on s’arrête sous l’œil, donc en haut de la pommette. « Je sais pourquoi j’ai mal là, ou je n’en sais rien du tout ». On passe sous le nez, entre la bouche et le nez. « Peut-être que j’ai une part de responsabilité dans cette tension. »

On passe sous la bouche dans le creux du menton, pas tout à fait sur la colline du menton, pas sur la lèvre, entre les deux. « C’est profondément injuste que j’aie cette douleur ». On passe sous la clavicule, si tu avances un peu les épaules Xavier tu vas sentir comme un petit creux sous l’os. Ce point-là n’est vraiment pas très facile à expliquer, dans le doute, j’invite à tapoter avec toute la main. Ça fait un peu de bruit, mais on n’est pas à ça près. Donc c’est là (je crois que tu n’en mets pas souvent), mais c’est là qu’un homme mettrait le nœud de sa cravate. C’est sous la clavicule en fait. Mais vers le milieu. Parce que quand on dit : clavicule, on pense plus le côté, mais c’est vers le centre.

X : Oui, c’est ça. C’est dans l’axe de la pomme d’Adam finalement.

M : Oui, exactement. Mais sur l’os. On ne tapote pas sur la gorge.

« Toutes les émotions que pourrait susciter cette tension... » Et le dernier point qu’on va utiliser ensemble se situe, une largeur de main sous l’aisselle. Pour les dames, j’appelle ça le point soutien-gorge, pour les messieurs, ça vous demande un peu d’imagination. Donc on est sur les côtes, si ça chatouille, vous pouvez juste poser la main et exercer une petite pression. « Mais même si j’ai cette tension, là dans mon corps... » Et on va finir au sommet de la tête. « Aujourd’hui, je m’accepte là où j’en suis. Et je m’ouvre à libérer cette tension si c’est bon pour moi. »

Voilà ! Et on finit par une grande respiration. Maintenant, je t’invite Xavier et toutes les personnes qui nous écoutent à recontacter la même tension, la même petite douleur et ce qui te faisait dire 2 ou peut-être 3 tout à l’heure, est-ce que la sensation est toujours la même Xavier ?

X : Mmm, peut-être un peu moins forte.

M : Qu’est-ce qui a changé ? Est-ce que c’est la nature de la tension ? Est-ce que c’est l’étendue ? Est-ce que c’est la localisation ?

X : La localisation, c’est toujours la même, mais après c’est peut-être l’intensité. Même si ce n’est pas extrêmement intense.

M : Comme c’était déjà relativement faible, c’est vrai qu’entre un 2,5 et un on ne va pas forcément sentir une grosse différence. Alors ce qui se passe souvent avec des douleurs physiques, effectivement c’est pour ça que je t’ai posé la question, même si c’est cet endroit-là où tu as mal habituellement, il se peut que la douleur se promène en fait et qu’elle se présente ailleurs. Ou alors les personnes vont me dire : « Ah non, non. Maintenant, ce n’est plus du tout dans le bas du dos, mais par contre je sens un truc dans l’épaule ».

Parce qu’on peut avoir plusieurs tensions, on peut avoir plusieurs douleurs et parfois elles ont un peu tendance à jouer à cache-cache et à se masquer les une des autres. Donc maintenant qu’on a peut-être enlevé la pire, la plus forte, peut-être qu’il y en a une autre qui peut s’exprimer et qui peut prendre sa place en fait. Tu sais, c’est ce qu’on dit si on a mal à la tête on n’a qu’à se coincer la main dans la portière d’une voiture comme ça, on n’a plus mal à la tête. Et voilà, c’est l’inverse. On va dépiler plutôt. Dans ce cas-là, on va commencer par la douleur à la main et après on pourra s’occuper de la tête. Il faut le savoir parce qu’on peut être un peu étonné, et peut-être avoir l’impression que justement ça réveille une douleur qu’on ne savait ou qu’on ne pensait plus avoir. Et ce qui est génial c’est qu’il y a juste à rembobiner et à refaire les mêmes expressions, la même petite routine pour « la nouvelle douleur ».

X : Oui. C’était juste qu’elle était en sourdine. Ça la révèle, mais ça ne la crée pas même si c’est difficile d’imaginer comment.

M : Oui, c’est ça. C’est un peu comme une pile d’assiettes à la cantine. Tu sais, tu prends une assiette et hop, la pile remonte et il y a quand même une assiette pour le voisin. Parfois, nos douleurs peuvent être empilées comme ça parce que ça fait peut-être un moment qu’on remet des assiettes sur la pile. La bonne nouvelle c’est qu’avec l’EFT, à un moment donné, la pile s’arrête quand même. On arrive au bout même si ça fait longtemps. Voilà une toute petite première approche.

X : Alors justement ce qui est intéressant c’est qu’on a vu qu’il y a 3 éléments finalement dans une séance. Identifier un problème et son intensité. Là par exemple on a parlé de nombreux cas de figure où l’EFT peut entrer en compte. Est-ce que cette étape elle est aussi à faire si par exemple, justement tu parlais du fait d’avoir le trac et de prendre la parole en public. Est-ce qu’on va faire les choses de la même façon pour ce cas de figure là que si c’est une douleur physique ou pas ?

M : Oui, tout à fait. Alors on peut le faire, il nous reste du temps. Si tu veux, on peut montrer cet exemple-là. Parce que c’est vrai qu’il y a des similitudes avec la douleur physique. Mais là on est quand même sur quelque chose de plus abstrait et ça peut être une très bonne idée de guider nos auditeurs pour voir comment on peut traiter ce cas de figure là.

X : Eh bien, allons-y alors.

M : Donc oui, j’ai parlé de trac. Ce n’est peut-être pas le cas pour tout le monde, mais en tout cas, je vous invite à penser à une situation à venir qui vous crée un petit stress. Alors c’est pareil, ce n’est pas le trauma de votre vie, mais un petit stress, 4-5 de stress sur cette échelle entre 1 et 10. Donc c’est peut-être un repas famille à venir. Ce n’est plus la saison, mais ça aurait pu être le fait de se mettre en maillot de bain à la plage.

X : Oui, une décision à annoncer juste comme ça.

M : Oui, voilà. Ou peut-être quelque chose qu’on va faire pour la première fois. Enregistrer un podcast.

X : Ça va, j’ai mon niveau de stress qui a baissé au fil du temps. Mais effectivement si demain tu me dis : « Mets-toi devant une caméra pour enregistrer une vidéo YouTube ». Eh bien, je serai beaucoup moins à l’aise. Des situations, il y en a plein.

M : Voilà. C’est ce que j’allais dire. Et s’il y a des personnes comme toi et moi qui sommes entrepreneurs, voire web-entrepreneurs, c’est vrai que participer à un webinaire, donner des conférences, il y a plein de situations. Pour certaines personnes ça peut-être, même afficher sa photo sur Facebook. Donc voilà. Peut-être que tu as envie de prendre cet exemple-là, tu as ta photo, mais tu parlais de la vidéo YouTube.

X : Quand on parlait de situation c’est que moi je sais qu’en termes de visualisation à terme. Je sais que j’aimerai bien organiser justement des sortes de conférences en présentiel du coup. Et aujourd’hui effectivement l’idée de monter sur une scène, de présenter tout ça et d’être face à un public ce n’est pas quelque chose où là tout de suite maintenant je suis à l’aise.

M : D’accord. Eh bien, si c’est OK pour toi tout en soignant ton confort. Si c’est vraiment grosse angoisse, on ne va pas prendre cet exemple-là.

X : Non, non, c’est bon, on peut y aller.

M : Donc là pour l’exercice, tout comme tout à l’heure je t’ai demandé de te mettre en contact avec la douleur. Eh bien, là je vais te demander de créer comme un tout petit film où tu t’imagines monter sur scène soit pour présenter son évènement ou pour toi donner une conférence. Peut-être que tu sais exactement quelle scène c’est. Peut-être que tu peux t’imaginer dans des lieux connus ou pas. Mais tu te crées ton petit décor. Et pareil pour les personnes. Regarder ou est-ce que ça se passe, qui est présent, qui sont les personnes autour de vous qu’elle soit connue ou pas. Alors là, pareil, est-ce qu’il y a des personnes dans l’audience qui t’impressionne particulièrement ? Parfois quand on parle de parler en public, pour moi, ça a été de chanter en public. Le faire devant des inconnus oui, OK, mais le faire devant des proches, c’est encore autre chose. Donc c’est bon, tu ne vas pas partager ton film, mais toi, j’ai besoin que tu l’aies bien en tête. Et quand tu te projettes dans cette scène-là, le stress, tu l’estimes à combien ?

X : J’estime à 7, on va dire.

M : OK. Est-ce que c’est OK pour toi de partager si tu as des symptômes ? Est-ce que ce stress te crée des sensations dans le corps ?

X : Oui, je sens au niveau de la poitrine un peu comme une pression, une oppression. Je ne sais pas si c’est le mot.

M : Oui, une petite contraction.

X : Oui, voilà c’est ça.

M : Donc respiration un peu entravée, le cœur qui bat peut-être. Eh bien, voilà, c’est les symptômes habituels de stresse. Ça peut être un nœud dans le ventre, ça peut être les mains moites.

X : Ou la gorge sèche.

M : Oui, voilà. Donc tu penseras ce jour-là de prendre ta bouteille d’eau. Et le fait est que notre cher cerveau ne fait pas la différence entre une situation qu’on est réellement en train de vivre et quelque chose qu’il est en train de s’imaginer. Quitte à ce qu’on mette un peu d’émotions et qu’on se plonge vraiment dans cette scène, pour le cerveau c’est comme si on y était en fait.

X : Et du coup, là, tu recommandes vraiment de fermer les yeux, de visualiser cette situation. Pour essayer de vivre un petit peu des images, les couleurs, les sons.

M : Oui, tout à fait. Une fois de plus en prenant soin de votre bien-être, si le stress est fort. Pour toi si on était en séance, si rien qu’avec ça, tu me dis 7, on va déjà tapoter pour ça. On ne va pas tout de suite se plonger plus loin. Il sera toujours temps de le faire. Mais si ça vous aide pour vous mettre dans le bain pour vraiment être dedans, oui, on peut fermer les yeux. On peut utiliser les cinq sens pour vraiment être dans cette scène. On peut parler du stress, c’est de la peur, c’est une appréhension, comment tu appellerais ?

X : Oui, je dirai du trac.

M : OK. Alors c’est parti.

On repart donc sur le côté de la main : « Même si j’ai ce stress qui monte quand je pense à cette situation et que mon cerveau et mon corps pensent que nous y sommes déjà, aujourd’hui je respire et je constate que pour l’instant, tout va bien. Même si j’ai le stress qui monte quand je pense à cette situation, aujourd’hui je m’accepte là où j’en suis avec mes défauts et mes qualités. Même si j’ai mon corps qui se met dans tous ses états, rien qu’à penser à cette situation-là, aujourd’hui je constate que je n’y suis pas encore et je m’ouvre à la possibilité que tout pourrait bien se passer. »

Ensuite, on commence au sommet de la tête : « Ce trac quand je pense à cette situation-là. »

Début du sourcil : « Toutes les sensations dans mon corps quand je me projette dans mon film. »

Le coin extérieur de l’œil : « Le cœur qui bat, le ventre qui se noue, la poitrine qui se sert. »

Sous l’œil : « J’ai les mains moites, j’ai la gorge sèche »

Sous le nez : « J’ai peut-être les jambes qui ne répondent plus, heureusement que je ne suis pas debout. »

Sous le menton, sous la bouche : « Toutes ces sensations alors que je n’y suis même pas. »

Sous la clavicule : « Qu’est-ce que ça ne va pas être le jour J ! »

Sous le bras : « Je me demande s’il y a une autre façon de voir les choses ».

On va refaire une petite ronde là-dessus, au sommet de la tête : « Je sais que j’ai de bonnes raisons d’appréhender cette situation. »

Début du sourcil : « Tous les souvenirs d’autres scènes qui pourraient rappeler celle-là. »

Le coin extérieur de l’œil : « Et plein d’autres souvenirs qui semblent n’avoir rien à voir. »

Sous l’œil : « Moi j’ai de bonnes raisons de ne pas me mettre dans ce pétrin-là. »

Sous le nez : « Et en même temps, j’ai un peu envie. »

Le creux du menton : « J’accueille toutes ces émotions contradictoires à l’intérieur de moi. »

Sous la clavicule : « J’accueille ma peur et mes appréhensions. Merci à vous tous d’être là pour moi. »

Sous le bras : « Mais la réalité c’est qu’aujourd’hui, je suis autrement équipé. »

Et on finit au sommet de la tête : « Et peut-être que cette fois, ça pourrait bien se passer. Je m’ouvre à cette possibilité et j’accueille maintenant toutes les ressources nécessaires pour que ça se passe au mieux si je choisis de le faire. Quoiqu’il arrive, c’est moi qui décide. »

Voilà. Une grande respiration. Alors déjà comment ça va ? Comment tu te sens ?

X : Ça va.

M : Et si tu repasses le film. Alors le plus possible le même. Parce que là aussi la tentation ça va être de : « Oui, mais non, mais ça, ça va en fait. C’est plutôt la troisième, quatrième heure, là que ça commence à m’inquiéter. Comment je fais ? Reviens sur la scène de début. » Comment c’est pour toi maintenant ?

X : Eh bien, oui, ça paraît plus fluide, ça semble plus à l’aise effectivement.

M : Tout à l’heure tu nous disais 7/10 de stress.

X : Là, je ne sais pas. Sûrement pas 0, mais...

M : Sûrement pas non. Si tu me dis 0 ça veut dire : « Oui, mais bon, ils avaient convenu à l’avance qu’ils diraient 0 ». Ça peut être 0. Mais je comprends ta peur de dire 0. Parce que si tu dis 0, il y a peut-être une partie de toi qui dit : « Si elle dit 0, ça veut dire qu’il faut que je le fasse. » Donc on ne va pas te mettre au challenge forcément maintenant. Mais en tout cas si avec ces quelques tapotements c’est devenu possible, c’est chouette.

X : Non, mais de toutes les façons au-delà de ça moi je sais que les choses qui font peur ce sont des bonnes choses en général. Et qu’il faut essayer d’aller au-delà de ça. Mais effectivement, en termes de ressenti physique, en termes de la sensation que je pouvais avoir au niveau de la poitrine et tout ça, là je n’ai pas cette sensation quand je revisualise les mêmes images que celles que j’avais pu visualiser tout à l’heure.

M : Et c’est vrai que c’est plus abstrait. Et c’est tentant de se dire : « Oui, mais bon en même temps je ne fais que me passer le film dans ma tête. Mais tout à l’heure ça te faisait quand même des sensations de passer le film par la tête. Et c’est pour ça que j’avais envie de rappeler que pour le cerveau c’est la même chose en fait. Il y a de grandes chances que le jour où tu le tentes (parce que moi je sais que tu vas finir par le faire) et c’est vrai que maintenant tu as ouvert encore une porte vers la possibilité que ça se passe bien. Parce que s’il y a cette partie de nous qui dit : « Ah oui, mais non, ça va être super dangereux et ça va être comme la fois en 4e là où toute la classe s’est foutu de ta gueule quand tu as fait ta présentation, et puis non n’y va pas, c’est dangereux ! »

 Tant qu’on a cette partie-là, bien sûr que c’est difficile d’y aller. Et c’est pour ça qu’on va faire entendre cette voie, on va la laisser s’exprimer et on va rentrer un peu en négociation avec elle. On va dire : « C’est vrai ce jour-là, on a souffert. C’était dur. Mais tu sais, je n’ai plus 15 ans. Ça va. J’ai quand même fait des formations. Je sais où je mets les pieds. Merci d’être là et vouloir me protéger, mais... Oui, on pourrait peut-être tenter. » Parce que si on essaie juste de la faire taire et dire : « Mais non, ce n’est pas dangereux, mais de quoi tu parles ? » Là, elle va nous mettre des bâtons dans les roues. Et c’est peut-être là qu’on va avoir un accident en se rendant à la conférence ou on va se réveiller sans voix. Il est malin notre subconscient. Donc tant qu’il pense qu’il y a danger, il va se débrouiller pour qu’on ne le fasse pas.

X : Je pense que ça fait partie vraiment de façon fondamentale de l’exercice, mais comment justement on construit nos affirmations quand on se prépare à une séance ?

M : Ce qu’on peut trouver très étonnant la première fois quand on rencontre l’EFT, c’est justement qu’en fait on va parler des problèmes. On va un peu dans un premier temps, vider notre sac. Et toutes les personnes qui sont adeptes de lois d’attraction, de pensées positives, tout ça. « Ah oui, mais non je ne vais pas parler de mon problème, ça va l’ancrer ». Et en fait non, ça ne va pas l’ancrer. Parce que comme en même temps on fait ses stimulations énergétiques, au contraire ça va nettoyer les encrages. Ça va nettoyer les blocages qui s’accrochent à cette pensée. Et l’exemple que je prends c’est, s’il y a une casserole où il y a des choses qui ont cramées au fond, ça ne sert à rien de fermer les yeux et de dire qu’elle est propre et la ranger dans le placard. Ça ne va pas sentir bon dans quelques jours. Alors que si on prend le temps une fois pour toutes et de regarder la casserole et dire : « OK, là ça a accroché, là il faut frotter un peu plus. » Là, on peut vraiment la nettoyer. Mais pour nettoyer, il faut regarder la saleté.

X : C’est pour ça que pour le coup, tu as parlé de ronde, donc en fait, la ronde c’est le fait d’enchaîner les différents points c’est ça ?

M : C’est ça. Une ronde c’est une séquence sur les différents points.

X : Comme je n’étais pas forcément ultra attentif et je me contentais de répéter, on fait une ronde en parlant des problèmes et une ronde on parle de la situation qui pourrait aller dans le meilleur sens ou on peut tout faire au sein d’une même ?

M : Normalement la répartition ça serait plus, en fait l’indication ça va être de rester sur la saleté tant que ce n’est pas propre. On peut faire quelques rondes que sur du négatif, en ne parlant que du problème. Et après on réévalue. Donc si on avait fait une évaluation intermédiaire, peut-être que ton 7 il serait déjà baissé à 3 après la première ronde. Et dans ce cas-là, oui, c’est OK de commencer à introduire un peu de positif. Là je l’ai fait un peu en accéléré. Dans une séance complète, on passera beaucoup plus de temps sur le négatif en fait.

X : OK, ça marche.

M : Mais il y a un indicateur, ça peut-être d’avoir une évaluation du malaise. Dans ce cas-là, en dessous de 4 disant, enfin vers la moitié inférieure quoi. Si on essaie de faire trop de positif avant ça. Si tu étais toujours à 6 et commences à dire : « Oui, mais non, mais ça va bien se passer. » Ça ne va pas le faire ! C’est comme de mettre une couverture rose sur un tas de fumée. Ça va puer quand même.

X : Quand on fait les tapotements, est-ce qu’on les a faits à chaque fois dans un ordre spécifique ? Est-ce que l’ordre est important ?

M : Non. L’ordre n’a pas d’importance en soi. L’idée c’est juste de passer sur tous les méridiens. Et moi je ne suis pas formée à l’acupuncture et je n’ai pas retenu quel point correspond à quoi. Et en fait ce n’est pas du tout important. L’idée c’est de passer partout au cas où. L’EFT est issu d’une autre méthode qui s’appelle TFT (Thought Field Therapy), la thérapie de champ mental de Roger Callahan qui lui faisait des protocoles extrêmement complexes pour aller voir exactement l’algorithme s’il y a de la colère et Gary Craig il s’est dit : « Allez, on simplifie, approche d’ingénieur. On passe par tout au cas où. » De toute façon, les méridiens sont interconnectés et qui sait, là tu m’as surtout parlé de trac alors le trac on peut dire que c’est un mélange de peur, d’appréhension, d’anxiété. Mais qui sait s’il n’y a pas une petite part de colère là-dedans ? Donc si on passe sur le méridien du foie qui est censé être lié à la colère, ça ne peut pas faire du mal. Donc on passe par tout, on commence en haut, on finit en bas, c’est plus un moyen mémo-technique pour être sûr de passer par tout. Et si un jour, il y a un point qui ne vous convient pas parce que je ne sais pas moi, vous vous êtes fait mal ou vous ne le sentez pas, ce n’est pas grave. Vous pouvez le sauter. Mais ça sera efficace quand même.

X : Ça marche. À un moment tout à l’heure quand tu parlais, tu disais que puisque là en ayant expérimenté un peu, bon là ça va, je suis à mon bureau chez moi, donc c’est pratique. Mais tu disais que ça t’arrivait d’en refaire discrètement dans le métro ou dans le bus, alors comment tu fais ça ? Je suis un peu curieux là (rires).

M : Oui. Alors d’une part, je vais te dire que dans le métro parisien en tout cas, on peut faire beaucoup de choses en passant totalement inaperçu, donc lâcher et ne vous inquiétez pas. De toute façon, les gens sont sur leurs smartphones principalement, et ils ne s’occupent pas beaucoup si vous êtes en train de vous tapoter les points. Tous ces points en fait, on peut très facilement les toucher dans le monde avec des gens, sans qu’on soit obligé de les tapoter. On peut aussi juste les toucher, faire un petit massage et d’ailleurs c’est naturellement ce qu’on fait, quand on a des soucis. On pose le front dans la main, qui sait s’il n’y a pas une petite stimulation du point un sourcil qui se fait à ce moment-là. Ou quand on a une surprise, si on a un choc, il y a la main qui se dirige vers ce fameux point de la clavicule qui est vraiment un point extrêmement utile en cas d’urgence. Je me souviens quand j’habitais à la campagne il y a quelques années, il y a une biche qui a sauté devant ma voiture, forcément ça m’a surpris, elle aussi probablement. On n’a rien eu ni l’une ni l’autre, mais tout en gardant une main ferme sur le volant, j’ai stimulé ce point à clavicule, et j’ai pu continuer ma route. La respiration s’est très vite calmée, c’est passé. Alors que je sais qu’avant l’EFT, j’aurai été obligée de m’arrêter, de m’arrêter quelques minutes, de respirer, de reprendre mes esprits. Donc, ce point clavicule, c’est vraiment un point d’urgence pour beaucoup de personnes. Et ça pareil, vous pourrez très discrètement le masser.

X : Oui, c’est ça, c’est le côté tapotage qui finalement est un peu « bizarre ».

M : Oui, quand j’en faisais dans ma voiture, j’évitais le coin de l’œil : « Toc, toc, toc » au feu rouge parce que dans la voiture à côté, parfois il pouvait le prendre mal.

X : Ça, les Parisiens, on ne le fait jamais.

M : Oui, exactement. Donc si vous le faites dans le métro, ne regardez pas votre voisin en face droit dans les yeux en lui disant qu’il est lui aussi toc toc. Sauf s’il fait lui aussi partie de la tribu EFT et qu’il va très bien comprendre ce que vous êtes en train de faire. Et puis, il y a aussi des points qu’on n’a pas utilisés aujourd’hui parce que pareil, ils sont un peu très simples à utiliser, mais difficiles à expliquer. C’est sur le bout des doigts justement. Et ça, on peut très facilement le faire, donc on peut tout simplement pincer. D’abord, le pouce, sur les deux côtés de l’ongle, et puis on passe à l’index, le majeur, et si on a qu’une seule main de libre, on peut même avec le pouce, allez tapoter tranquillement le bout de l’index, le bout du majeur, sur le côté de l’ongle, et ça je vous défie chacun à le faire tranquillement dans le poche, sous la table, pendant une réunion, avec la main libre pendant que vous êtes au téléphone. Et ça va tonifier les méridiens, et ça va calmer un éventuel stress qui sera là pour une raison ou une autre. Donc ça, c’est vraiment des points discrets qu’on peut faire en toute circonstance.

X : Et bien merci beaucoup Maria, on va s’arrêter là. Est-ce que tu peux nous donner des recommandations où on peut aller pour en savoir plus sur tes activités et sur ce que tu proposes ?

M : Mais avec plaisir. Ma première recommandation c’est de tapoter les gens. Faites-le. Et c’est vrai que oui, ça paraît bizarre, moi-même j’ai mis longtemps à oser le proposer à mes clients de sophro, ils vont me prendre pour une folle. Mais j’ai fini par le faire, et non, personne ne m’a jamais pris pour une folle. Ou peut-être qu’ils ne me l’ont pas dit. Mais en tout cas, ça fait tellement du bien à tant de personnes que je ne regrette vraiment pas d’avoir passé ce cap. Alors si vous voulez en savoir plus, vous pouvez visiter le site du Congrès EFT qui est un évènement annuel qui a lieu traditionnellement au mois de mai. Donc si vous écoutez ceci un autre moment, vous ne trouverez pas forcément d’évènement en cours, mais il n’y a pas mal de ressources. Donc le site s’appelle lecongreseft.com. Et ensuite, il y a aussi mon site, où je parle plus de mon utilisation de prédilection qui est d’aider des entrepreneurs à décoller dans leurs activités, avec l’EFT aussi couplé avec stratégie marketing et autres. Et c’est tout simplement mon nom, MariaAnnell.com.

X : OK ! De toute façon les gens peuvent retrouver les liens vers tes sites sur la page des notes du podcast qui sera publié aussi sur le site.

M : Voilà, et puis j’avais envie de refaire un petit cadeau. Parce qu’effectivement j’espère que pour toi ça va très bien fonctionner, je sais que tu connaissais déjà un peu les points et tout ça, ça peut être un peu bizarre de les expliquer comme ça, mais j’aimerais bien pouvoir vous les montrer. Donc on vous mettra aussi le lien vers une vidéo, c’est une vidéo que j’ai appelée « Meditaping » parce que c’est un peu entre méditations et Taping EFT. Et je pensais particulièrement, j’en ai fait une dizaine, à celle sur la procrastination. Parce que je ne sais pas toi Xavier, mais moi je constate souvent dans ma propre vie avec les gens que j’accompagne, on sait très bien ce qu’on a à faire en fait, mais on a du mal à s’y mettre. On ne passe pas à l’action. Donc c’est une petite vidéo de 8, 9 minutes, où vous me verrez pour le cours « tapoter » et donc là pour localiser les points c’est encore plus pratique. Et vous pouvez juste vous laisser bercer par la jolie musique, les belles images et répéter les phrases. Et il y a des gens qui ont vaincu la procrastination sur certains sujets avec cette vidéo. On vous mettra ça, et aussi le pack complet, il y en a 9, je crois. S’il y a d’autres thèmes qui vous parlent.

X : Très bien, donc tout sera disponible sur l’article lié à ce podcast donc ce podcast sera le 27e épisode donc vous pourriez y accéder en allant sur extraforme.fr/27

M : Grand merci à toi Xavier pour cette opportunité de partager l’EFT qui fait partie de mes passions, je ne sais pas si vous avez remarqué, j’aime ça. Ça me tient vraiment à cœur que cet outil merveilleux puisse voyager et faire du bien. Il y a tant de gens qui souffrent, et quand on connaît un outil pour soulager la souffrance, il faut en parler. Donc merci de m’avoir prêté ton merveilleux podcast pour se faire.

X : À bientôt !

M : Ciao !

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