Ce que ces « Hommes des cavernes » nous apprennent

Avez-vous déjà entendu parler de la période du paléolithique ?

Il s’agit d’un moment de la préhistoire qui a débuté il y a 2 millions d’années pour se terminer il y a 10 000 ans (environ, ces chiffres varient en fonction des localisations des différents peuples sur la Terre).

Pourquoi je vous parle de cela ?

Tout simplement parce qu’à cette époque nos ancêtres étaient des peuples de chasseurs-cueilleurs qui se nourrissaient avant tout d’aliments non transformés tels que la viande qu’ils chassaient, les poissons qu’ils pêchaient, les fruits, légumes, baies et autres noix qu’ils pouvaient trouver et cueillir lorsque l’occasion se présentait.

Ils n’avaient alors accès qu’aux ressources fournies par la nature dans leur état le plus sauvage.

Ce fut le cas jusqu’au début du néolithique, période marquée par la sédentarisation et le début de l’agriculture et de l’élevage.

L’idée de cet article n’est pas de retourner à un état de vie sauvage tel que pouvaient l’expérimenter nos ancêtres, mais de s’inspirer de leur façon de vivre et de s’alimenter pour améliorer notre forme et notre santé.

200 ans = Un claquement de doigts !

En effet, durant presque 2 millions d’années, l’ensemble de notre corps, de nos cellules et de notre ADN humain a évolué pour s’adapter au mieux aux conditions de vie de cette période et a fait ce que nous sommes aujourd’hui.

Au cours des 10 000 dernières années, nous avons totalement transformé notre façon de vivre et notre alimentation.

Cette transformation s’est encore accélérée ces dernières centaines d’années avec la révolution industrielle (à partir de 1800) puis l’apparition de l’industrie agroalimentaire.

Aujourd’hui, nous consommons de plus en plus d’aliments transformés alors même que notre corps n’a pas eu le temps de s’adapter et d’évoluer en ce sens.

Pour vous faire une idée, voici une image qui devrait vous parler :

Imaginons que l’ensemble de la période du paléolithique jusqu’à aujourd’hui soit une ligne d’une longueur de 100 mètres.

Sur cette ligne, les 10 000 dernières années de l’humanité ne représenteraient que des 50 derniers centimètres.

  • 2 000 000 années = 100 mètres
  • 10 000 ans = 0.5 mètre = 50 centimètres
  • 200 ans = 0.01 mètre = 1 centimètre

Allez faire un tour dans le stade de votre quartier pour en prendre vraiment la mesure.

Autant dire que cette période n’est qu’une infime portion de l’histoire de l’homme et que ce que l’on considère aujourd’hui comme une alimentation « normale » est en réalité totalement nouvelle à l’échelle de l’histoire de l’humanité.

Malheureusement, comme vous le constatez pour votre propre santé ou celle de vos proches, on ne peut pas dire qu’au cours des dernières décennies la population mondiale soit d’une façon générale en meilleure santé.

C’est même plutôt l’inverse qui se passe, avec l’explosion des maladies dites de « civilisation » telles que l’obésité, le cancer, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, les fibromyalgies, les états d’inflammations chroniques, les problèmes de digestion…

Cependant, même si les conséquences semblent de plus en plus graves et importantes, sachez que cela fait des milliers d’années que l’Homme est en moins bonne santé.

L’agriculture : le début des complications

La révolution agricole est sans aucun doute l’une des plus importantes de l’histoire de l’humanité, car il y a clairement un « avant » et un « après ».

Les études réalisées par les paléontologues et anthropologues montrent de grosses différences dans l’état de santé général des hommes de cette époque.

Ce qui est le plus flagrant est le fait qu’en moyenne l’homme est devenu plus petit.

Durant le paléolithique, un homme mesurait en moyenne 1 m 73 alors qu’il passe ensuite à 1 m 63.

Pour les femmes, le constat est le même : leur taille moyenne passe de 1 m 58 à 1 m 50.

Une évolution de ce type est caractéristique d’une alimentation moins riche en nutriments.

Le début de l’agriculture est aussi une période où les caries dentaires et autres malformations osseuses sont beaucoup plus fréquentes.

Ce sont là des symptômes qui apparaissent couramment dans les cas de malnutrition.

Deux raisons principales peuvent expliquer cela :

La première est que les céréales contiennent moins de vitamines et nutriments que dans la viande et le poisson ainsi que les fruits et les légumes.

À niveau de calories égal, votre corps sera alors moins bien nourri si votre alimentation repose principalement sur les céréales.

La seconde raison est que les céréales contiennent des anti-nutriments qui vont alors empêcher votre corps de profiter des nutriments que vous consommez.

Manger des aliments moins nutritifs et qui interfèrent avec le processus d’assimilation de notre corps, ce fut la première étape vers une santé qui globalement s’est dégradée au cours des milliers d’années qui ont suivi.

Les caractéristiques des hommes du paléolithique

D’une façon générale, nos ancêtres du paléolithique étaient en très bonne santé.

Ils avaient un corps puissant et mince que l’on peut comparer à celui de nos athlètes de haut niveau.

À la différence que ce résultat n’était pas le fruit d’un entraînement intensif, mais la conséquence d’un style de vie qui les a façonnés ainsi.

Un style de vie actif, mais aussi fait de nombreux moments de détente et de relaxation.

Tout porte à croire que les populations du paléolithique ne souffraient pas de maladies dégénératives telles que le cancer, le diabète ou autres maladies cardiaques.

Ils n’avaient pas non plus de signes de myopie ou d’acné.

Vous allez me dire, « C’est bien beau tout ça, Xavier, mais tu ne vas tout de même pas me faire croire qu’ils vivaient aussi vieux que nous quand même ? »

Vous avez raison, la durée de vie moyenne au paléolithique était d’une trentaine d’années.

Mais plusieurs points sont à prendre en compte, car il s’agit bien d’une moyenne qui est largement abaissée à cause de la mortalité infantile, de la violence et des accidents, des maladies infectieuses et de l’absence de soins médicaux.

Pour vous faire une idée, à cette époque la mortalité infantile était 30 fois plus importante que celle que l’on peut connaître aujourd’hui.

De plus, si un enfant ne mourait pas à la naissance, alors il avait 100 fois plus de risques de décéder durant les premières années de sa vie.

Ensuite, la vie quotidienne de l’époque (chasse, chutes, luttes entre tribus…) et la présence perpétuelle de prédateurs faisaient que naturellement une bonne partie de la population finissait par mourir de façon prématurée.

À ce moment-là, la moindre blessure que l’on considère aujourd’hui sans conséquence pouvait alors vous être fatale.

Allez échapper ou combattre une bête sauvage alors que vous venez de vous tordre la cheville ou de vous casser un bras…

Enfin, l’absence de soins médicaux ne permettait pas toujours aux hommes du paléolithique de soigner leurs blessures et autres infections.

Vous l’avez compris, tout cela contribue à la baisse de l’espérance de vie de l’époque.

Cependant, une fois qu’un individu avait passé l’adolescence et s’il ne subissait pas d’attaques ou d’accidents graves au cours de sa vie, il avait alors toutes les chances de vivre entre 68 à 78 ans.

Soit une espérance de vie proche de celle que l’on peut connaître aujourd’hui, mais sans le moindre signe d’inflammation chronique et de maladie dégénérative.

Les chasseurs-cueilleurs modernes

Vous pensez peut-être que tout cela ce n’est que suppositions faites à partir de l’analyse d’ossements vieux de plusieurs dizaines de milliers d’années.

Il n’y aurait alors pas de preuve irréfutable des faits avancés. Je comprends.

Du coup, je vous propose de nous tourner vers des études plus récentes faites sur des peuples pour la plupart encore parmi nous.

En effet, il reste quelques endroits sur Terre où des populations de chasseurs-cueilleurs continuent de vivre selon leurs traditions.

Ces peuples se sont développés à l’écart de la vie occidentale, du confort moderne et de toute industrie agroalimentaire.

Leur régime alimentaire se base sur les ressources fournies par la nature en fonction des saisons et du lieu où ils résident.

Les études montrent que d’une façon générale, ces peuples sont en meilleure santé que les populations occidentales :

  • Leur pression artérielle est plus basse.
  • Ils ont une excellente sensibilité à l’insuline (moins de risque de diabète de type 2)
  • Leur taux de masse grasse est plus bas.
  • Leurs os sont plus solides.
  • Leur vision est bonne.

Voyons maintenant quelques exemples plus concrets.

Les habitants de l’île de Kitava

Les habitants de l’île de Kitava (en Papouasie-Nouvelle-Guinée) sont l’un des derniers peuples sur terre à avoir conservé un régime dont la composition est similaire à celle du paléo.

Ainsi, ils se nourrissent exclusivement de racines, de fruits, de légumes, de poissons et de noix de coco.

L’étude sur 2 300 de ses habitants montre que :

  • Aucun d’entre eux ne souffre de maladie cardiaque (bien que ce soit un peuple qui traditionnellement fume beaucoup)
  • Leur Indice de Masse Corporelle (IMC) moyen est de 20 pour les hommes et 18 pour les femmes. Ce qui est très mince, comparé à l’IMC moyen en Europe qui est de 25,5 pour les hommes et 24,5 pour les femmes.
  • Comparativement aux Occidentaux, ils ont un niveau très bas de leptine et d’insuline, deux hormones qui régulent la faim et l’énergie.

Enfin, la grande majorité d’entre eux ne souffrent pas des conséquences de l’âge comme nous pouvons le constater dans les pays développés.

Les Inuits d’Alaska, du Canada et du Groenland

Nous pouvons aussi parler des Inuits, un peuple vivant dans les régions arctiques de l’Alaska, du Canada et du Groenland.

Leurs conditions de vie font que leur régime alimentaire est avant tout composé de protéines et de graisses (poissons, phoques, morses, baleines, caribous, oiseaux, œufs) avec très peu de fruits et légumes.

De plus, ils vivent dans un environnement très difficile et peu adapté à la vie humaine.

Pourtant, les médecins et scientifiques ayant étudié ces peuples rapportent unanimement que les Inuits bénéficient d’une bonne santé et vitalité.

« Ils sont robustes, musclés et actifs, avec une tendance à la modération plutôt qu’à l’opulence, ils respirent la bonne santé. »

C’est ainsi que le docteur John Simpson a décrit les Inuits après les avoir étudiés dans les années 1850.

Plus récemment, un dentiste américain du nom de Weston Price a pu constater par lui-même que ce peuple avait des « dents magnifiques » et qu’ils « n’avaient pas du tout de caries ».

Vous serez d’accord avec moi que ces constats sont assez étonnants quand on sait que plus de 80% de leur régime est composé de graisses… de quoi faire frémir tout nutritionniste occidental.

Les Aborigènes d’Australie

Enfin, nous pouvons aussi évoquer les Aborigènes d’Australie, qui sont les habitants originels du continent australien.

Leur alimentation dépend grandement de leur localisation (les ressources ne sont pas les mêmes sur la côte ou au cœur du désert), mais d’une façon générale, elle est composée de produits animaliers ainsi que de plantes et légumes.

Toutes les études ont montré que ces peuples ne connaissaient pas de cas d’obésité, de diabètes ou de maladies cardiaques.

C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui avec les Aborigènes qui suivent un style de vie traditionnel.

Cependant, ceux ayant fait la bascule depuis leur alimentation de chasseur-cueilleur vers une alimentation « à l’occidentale » souffrent d’un taux inhabituel de diabète, de maladies cardio-vasculaires et d’obésité.

Il est à noter que ceux ayant repris leur régime traditionnel améliorent alors grandement leur santé.

En étant fidèles à leurs traditions ancestrales, ces trois peuples bénéficient d’une bonne santé alors même qu’ils vivent à la même époque que nous.

Cela est vrai, même si leur alimentation est très différente et même parfois en total désaccord avec les recommandations que l’on peut entendre de nos jours.

Tout porte à croire que notre alimentation est donc un élément essentiel de notre bonne santé en tant qu’être humain.

Nous continuons d’évoluer

Notre génétique et nos cellules ne peuvent pas s’adapter et évoluer aussi rapidement que notre style de vie.

Cependant, les 10 000 années qui nous séparent de l’époque du paléolithique, bien qu’elles ne représentent qu’un claquement de doigts à l’échelle de l’humanité, ont tout de même permis à notre corps de s’adapter.

L’exemple le plus parlant concerne notre capacité à digérer le lait.

Pour digérer du lait, notre corps produit une enzyme appelée lactase.

Historiquement, nous produisions celle-ci depuis le moment de notre naissance jusqu’à l’âge de quatre ans environ.

Passé cet âge, un enfant précédemment nourri au sein adopte l’alimentation de ses parents et ne consomme plus de lait (rappelez-vous que nous sommes alors avant l’agriculture), son corps n’a plus de raisons de produire cette enzyme.

Tout ceci a bien changé avec le développement de l’élevage, la domestication des troupeaux et l’accès au lait qui est une source immédiatement disponible de protéines, de calcium et de vitamine D.

Pour des fermiers qui étaient alors dépendants des céréales et qui manquaient de vitamines et de minéraux, ce fut une aubaine à ne pas laisser passer, et ils ne la manquèrent pas.

Ensuite la sélection naturelle a fait son travail en privilégiant les individus ayant la capacité de digérer le lait après la période d’allaitement.

Aujourd’hui, un tiers de la population mondiale produit de la lactase à l’âge adulte, mais ce pourcentage peut être bien plus important dans les populations pour qui le lait est essentiel depuis des siècles.

Par exemple, 90% du peuple Tutsi (Afrique de l’Est) ou encore 95% des Danois et Suédois produisent de la lactase tout au long de leur vie.

Combiner le meilleur des deux mondes

Adapter son mode de vie et son alimentation cela ne veut pas dire que vous allez devoir oublier votre confort moderne, vous passer de médicaments et retourner aux pratiques de nos ancêtres.

Ce n’est pas du tout ça !

Mais force est de constater que notre mode de vie moderne ne permet pas à la majorité d’entre nous de se sentir bien dans son corps et sa tête.

Chaque année, la population mondiale est plus grasse et plus malade, c’est peut-être aussi le cas pour vous ou les personnes de votre entourage.

L’idée est donc d’essayer de trouver l’alimentation la plus adaptée à chaque situation personnelle.

Pour cela, vous devez découvrir ce que vous pouvez manger et ce qui vous fait le plus de bien.

Comment savoir quoi manger ?

Toute la question est là.

Ce que je vous propose, c’est d’expérimenter par vous-même, tout en étant guidé.

L’objectif est d’adopter une alimentation riche, goûteuse et variée qui s’inspire de ce que pouvaient consommer nos ancêtres.

Pour cela, il va falloir faire une croix sur un certain nombre d’aliments qui n’existaient tout simplement pas à cette époque.

Puis, après cette période de « remise à zéro » de votre organisme, vous pourrez tester par vous-même quel type d’aliments vous font du bien et ceux qui vous réussissent moins…

Ainsi, avec le temps (rassurez-vous, on parle juste de quelques semaines) vous allez être capable de construire le régime alimentaire parfaitement adapté à VOTRE génétique, mais aussi à VOTRE santé, VOTRE activité physique, VOS objectifs et l’ensemble de VOTRE vie en général.

Si vous voulez en savoir plus, commencez par récupérer votre Guide Gratuit « Objectif ExtraForme » ou contactez-moi directement.

Malgré leur quotidien difficile et leur absence de connaissance scientifique, nos ancêtres avaient une espérance de vie quasiment similaire à la nôtre.

Je suppose qu’aujourd’hui vous ne faites pas souvent face à une bête sauvage et que vous n’êtes pas attaqué par d’autres tribus de façon régulière.

De plus, si vous lisez ce message alors il y a de grandes chances que vous ayez passé la période de la petite enfance et donc votre probabilité de décéder sous peu est grandement réduite (toujours par rapport à l’espérance de vie de nos ancêtres).

Je suppose aussi que vous avez accès à un minimum de soins et de médicaments qui vous permettent de faire face aux tracas du quotidien.

Sachant tout cela, je suis intimement convaincu qu’en appliquant ces principes, vous pouvez vivre plus longtemps et surtout être en meilleure santé dès que possible, afin d’en profiter au maximum !

Je me ferais un plaisir de vous accompagner sur ce chemin.

À votre réussite,
Xavier

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