Parlons Forme #024 : Redonner du sens à nos mouvements

Aujourd’hui, tout va vite.

Notre quotidien passe (très, trop ?) vite.

Nos journées, semaines, mois et années sont remplis d’activités.

On se déplace d’un bout à l’autre de la planète en quelques heures.

On multiplie les relations amicales ou amoureuses.

L’information circule à une vitesse folle…

Nous avons tendance à croire que si l’on va vite pour faire les choses alors nous allons pouvoir en faire plus.

Alors certes c’est souvent le cas, mais pour autant…

Même si l’on fait plus de choses, avons-nous plus la sensation de profiter de la vie ?

Je n’en suis pas convaincu.

Je dirais même que c’est plutôt le sentiment inverse qui s’installer dans nos vies.

Si l’on ne se pose pas pour profiter de l’instant, si l’on est tout le temps dans l‘action alors on manque de recul pour profiter pleinement du moment présent.

Passer à toute vitesse à travers chaque étape de notre vie n’est surement pas la meilleure façon d’en tirer le maximum.

À travers ce podcast nous avons déjà parlé de l’importance de ralentir pour méditer, respirer ou éviter le burn-out, mais proposer de ralentir dans le cadre d’une activité physique est assez contre-intuitif.

Dans un monde où la performance, la compétition et le dépassement de soi sont des valeurs phares, ralentir pour mieux s’écouter n’est clairement pas une démarche courante.

C’est pourtant ce que je vous propose de découvrir dans cette interview de Florian Coutellec qui est « coach mouvement ».

Florian nous invite à ralentir pour nous reconnecter à notre corps, prendre conscience de nos mouvements, de nos muscles et articulations qui constituent chacun de nos gestes et par la même occasion favoriser notre bien-être.

Une démarche qui permet de mieux se connaître, d’être plus efficace et qui, pour autant, n’est pas incompatible avec l’idée de résultat et de performance sportive, bien au contraire.

Un épisode qui s’adresse à toutes et tous, car chaque jour nous réalisons des milliers de mouvements sans même y penser et ça fait du bien de remettre un peu de conscience dans ce que l’on fait.

Bonne écoute !

Au sommaire du vingt-quatrième épisode de Parlons Forme

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • Qui est Florian Coutellec et quel est son parcours ?
  • Pourquoi Florian se considère plus comme un coach en mouvement plutôt qu’un coach sportif ?
  • Pourquoi ralentir et s’écouter dans la pratique sportive est-elle essentiel ?
  • Les bénéfices que nous pouvons obtenir en laissant plus de place à la lenteur dans notre quotidien ?
  • Comment accorder plus d’attention à nos mouvements et d’être plus attentif à nos sensations ?
  • Quelques exercices pour apprendre à exécuter les mouvements plus lentement, et de prendre conscience de ce que notre corps a réellement besoin
  • Qu’est-ce qu’un fluide non newtonien ?
  • Comment jongler entre la lenteur et la vitesse ou la performance ?

Télécharger le résumé de l’interview

Liens cités dans cet épisode

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Découvrir une autre discussion passionnante

Pour compléter cette interview, je vous propose de (re-)découvrir cette discussion avec Jean-Marie Defossez où nous parlions de l’importance de la respiration dans notre quotidien.

Dans ce podcast, Jean-Marie nous explique les effets néfaste de l’état de sous-respiration et nous donne des conseils pratiques pour mieux respirer et oxygéner notre corps.

Episode à écouter ci-dessous ou téléchargez-le au format MP3 (Clic droit / Enregistrer sous…)

Accéder aux notes de cet épisode

Xavier : Bonjour, Florian, et merci de m’accompagner pour ce podcast.

Florian : Bonjour, Xavier, avec plaisir !

X : Alors pour commencer je te propose de te présenter pour exposer ce que tu fais et nous en dire un petit peu plus sur ton parcours.

F : Alors bonjour à tous. Je m’appelle Florian Coutellec. Je viens du sport de haut niveau en rugby. J’en ai fait pendant une bonne dizaine d’années. Et à la suite de blessures récurrentes, j’ai cherché de plus en plus à comprendre pourquoi j’étais blessé, comment en sortir et ensuite comment transmettre ? C’est pour ça que je me suis dirigé vers des études des métiers de la forme. Donc c’était un DEUST Métiers de la forme que j’ai passé en 2011 où j’ai eu le titre de Major de promotion et qui m’a donné un petit peu de confiance pour tenter ma chance sur Paris en tant que coach sportif. Ça, c’est le début. À partir de là, j’ai travaillé un moment pour les salles de fitness en tant que coach et aussi salarié. Et puis, de plus en plus de demandes se sont faites pour du coaching personnalisé. J’ai basculé petit à petit sur un statut d’indépendant pour répondre à la demande et faire de plus en plus de coaching à domicile. Chose qui était quand même beaucoup plus intéressante puisqu’on sortait de l’environnement de fitness et de certains codes qui bloquaient notre évolution dans la relation. Ensuite, il y a eu un gros bloc, il y a 2 ans sur un diplôme international de préparation physique que j’ai voulu obtenir pour officialiser le travail que je fais avec certains sportifs et aussi développer un autre réseau pour apprendre d’autres choses et voilà. Voilà en gros le topo. Donc aujourd’hui je suis coach sportif sur Paris, principalement à domicile et je travaille aussi dans une galerie sur Saint-Germain.

X : Ta clientèle, du coup, c’est des « Monsieur et Madame Tout le monde » qui veulent se reprendre en main ou tu as aussi des sportifs plus ou moins de haut niveau avec un parcours plus avancé ?

F : Alors aujourd’hui, je dirai que c’est des gens comme nous, mais effectivement, ils ont un pouvoir d’achat qui le permet. Et j’ai aussi des jeunes sportifs. La demande vient souvent des parents qui veulent avoir un bon encadrement et qui font appel à mes services pour lancer leurs petits dans le bain.

X : Quand on va sur ton site internet, ce qui est peut-être un peu surprenant c’est que tu ne te présentes pas justement en tant que coach sportif. Ce qui est marqué c’est « coach en mouvement », je crois, si mes souvenirs sont bons. Cette idée de « mouvement », ça va être un sujet dont on va parler longuement aujourd’hui et pourquoi justement c’est intéressant. Mais est-ce que tu peux, dans les grandes lignes, nous parler pourquoi le « mouvement » en particulier et pas le sport d’une façon plus générale ?

F : Effectivement j’ai un peu de mal, même si j’essaie de m’y remettre un petit peu sur cette appellation de coach sportif qui est quand même la mienne. J’ai un petit peu de mal avec cette appellation parce qu’elle est, aujourd’hui, pour moi pas à sa place. La place du coach sportif en France, c’est souvent la personne très athlétique, très portée sur l’esthétique, le superficiel, alors qu’un coach sportif peut aller bien plus loin. Donc je me suis dit : « Que fait un coach sportif ? » J’ai pris un peu de recul. Un coach sportif, il agit dans tous les cas à travers des mouvements. Et ces mouvements ont un impact après sur la personne. On a, je pense, un tout petit peu négligé l’influence que peut avoir le corps en fait sur l’esprit aussi. Un coach sportif ce n’est pas simplement perdre du poids ou avoir un développement musculaire, c’est ça que j’aimerai en fait surpassé comme message. Ça peut aller bien plus loin s’il y a un travail d’écoute. Et c’est pour cela que je suis rapidement sorti en quelque sorte des salles de fitness. Parce que dans ces salles il y avait ces problématiques que je n’ai pas réussi à résoudre. C’était l’environnement ! Le bruit constant qu’il y a dans la salle. Par la musique, par le bruit des poids, des machines, des gens qui parlent. Ça, c’est la première chose. Le bruit vous bloque en fait sur votre écoute du mouvement. Ça, c’est la première chose. La deuxième c’est aussi les codes qu’il y a dans les fitness. Il y a aussi une pression de l’image. Souvent on voit de beaux athlètes, de belles femmes arriver et puis tout de suite si on n’est pas en confiance, on complexe, on se bloque.

X : Oui, on se compare obligatoirement.

F : D’entrée, on fausse tout le rapport qu’on a avec notre propre entrainement. Parce qu’on va se sentir jugé, etc. Chose qu’il n’y a plus du tout quand vous êtes à domicile. La personne est souvent chez elle ou chez vous. Et il suffit que la relation de confiance s’installe. Et là tout de suite vous pouvez travailler de manière libre on va dire. Et voilà pourquoi je me suis un petit peu plus appelé « Coach mouvement » et pas « Coach sportif » parce que pour moi, encore aujourd’hui, cette image de coach sportif elle est faussée, elle est dure à porter et j’ai essayé de trouver une alternative.

X : Puis en plus, le fait d’employer le mot « mouvement » permet aussi d’aller au-delà du sport et de prendre conscience que finalement ce que tu proposes peut concerner tout le monde et pas seulement les gens qui ont une activité physique, spécifique où ils bloquent un, deux, trois créneaux par semaine pour aller faire leur séance de sport. C’est que ça peut aller bien au-delà de ça en fait.

F : C’est recentrer le cœur de la relation et du service dans l’entrainement au mouvement et pas ailleurs.

X : Parce qu’en plus au final, ce n’est pas parce qu’on fait beaucoup de sport qu’on est forcément plus en excellente santé au contraire. Toi, ton cas personnel avec les blessures, c’est un cas qu’on entend tellement souvent avec les gens.

F : Et c’est ça qui est un petit peu difficile à accepter surtout à ma place. C’est qu’aujourd’hui l’image du coach sportif ou d’une personne même qui s’entraine, qui doit être en forme, etc., est faussée. Il faut faire du crossfit 3 fois par semaine, il faut être super beau, il faut être super endurant. Ce n’est pas du tout ça. Aujourd’hui, il y a énormément d’athlètes, je le sais parce que je viens du sport de haut niveau, qui s’entrainent tous les jours et qui ont un très mauvais état de santé. Et je vois aussi des personnes qui s’entrainent une à deux fois par semaine et qui sont bien plus équilibrées. Donc l’idée c’est de partager cette approche auprès d’un maximum de personne. C’est tout l’intérêt aussi de ce podcast, c’est intéressant si on peut faire passer ce message. Il faut chercher un équilibre, je pense. Et l’équilibre passe par l’écoute de votre propre mouvement. Et pas « qu’est-ce qu’a fait la copine sur Instagram » ou « qu’est-ce qu’a fait mon pote d’enfance ». Voilà, c’est faire un travail intérieur aussi.

X : C’est cool parce qu’effectivement c’est tout à fait le point de vue défendu par le podcast avec cette idée de se faire du bien avant tout et puis après les performances ou les comparaisons sont loin d’être indispensable. Alors on s’est rencontré, on avait eu l’occasion de discuter puis j’avais assisté à une conférence que tu avais donnée, dans cette idée de mouvement, finalement il y a quelque chose de base et qui est essentiel, c’est aussi le fait de redonner de l’importance à la lenteur en fait.

F : Oui, tout à fait. Alors ça, c’est une problématique très intéressante que j’ai vue dans le sport de haut niveau, mais que je vois aussi dans le fitness. Depuis la nuit des temps, et je pense que dans la tête de tout le monde, je pense que c’est la même chose. Un cours se compose, ou un entrainement, de la manière suivante : avec un échauffement, un corps de séance, et un retour au calme. C’est souvent la structure classique que vous rencontrez. Et il se trouve qu’il y a une évolution dans la charge d’entrainement, dans l’intensité, mais jamais dans la vitesse. On peut démarrer par exemple dans une salle de yoga, de crossfit, vous pouvez faire un entrainement de rugby, de sumo, de basket, peu importe. Dès la première partie, dès l’échauffement, vous allez souvent être confronté, quasiment tout le temps même à des vitesses rapides. Même si l’effort ne va pas être conséquent, on va vous demander de faire un mouvement assez rapidement. Et l’idée que je défends et surtout que j’utilise qui m’apporte énormément, c’est de démarrer par des mouvements lents.

La lenteur va vous permettre en fait d’avoir accès au contenu du mouvement. Vous pouvez faire le test pour n’importe quel mouvement chez vous. Si vous levez un bras rapidement, vous n’allez rien sentir. À la fin du mouvement, vous allez voir que votre main est en haut et au-dessus de votre tête, mais c’est tout. Et si vous faites le même geste, mais vraiment très lentement en prenant 20-30 secondes, vous allez avoir accès à un détail d’information que vous aurez uniquement parce que vous avez fait ce mouvement lentement. Et l’idée en fait c’est de prendre des repères. C’est déjà d’installer une relation de confiance avec votre corps. Quand vous démarrez 8 heures de bureau ou alors vous avez dormi 10 heures dans votre lit ou vous voulez vous mettre à bouger, très bien. Démarrez très lentement pour que le corps ait le temps de s’adapter et qu’il soit aussi en confiance en ce que vous allez lui proposer. Ensuite, la lenteur apporte un autre avantage, c’est celui d’avoir des repères. Quand on démarre le mouvement, quand je l’arrête, et qu’est-ce qui me procure surtout ? Aujourd’hui, c’est un peu à l’image, je trouve, de l’alimentation.

Le sport c’est la même chose, c’est un peu une boulimie. Les gens ont besoin de faire beaucoup, ont besoin de faire vite. Ce qui peut se comprendre par rapport à plein de choses. Mais essayez simplement de ralentir vraiment votre mouvement, pas votre consommation, mais ralentir votre vitesse de travail et vous allez voir qu’énormément de choses vont émerger. Et c’est vrai que c’est une des grandes composantes de l’entrainement qui me diffère aussi des autres. Je m’en sers comme point de départ. Ça nous apporte beaucoup de chose.

X : Oui comme tu le dis effectivement, c’est qu’aujourd’hui, on a un quotidien où tout va vite. Et on a souvent cette sensation de devoir en faire toujours plus parce qu’on a toujours de plus en plus d’opportunité et de proposition qui s’offre à nous. Et donc effectivement, ça va dans cette idée de sujet dont on a déjà pu parler dans ce podcast autour de la respiration, de la méditation, ce genre de chose. Même dans ta pratique sportive finalement c’est une bonne chose de ralentir et de s’écouter quoi.

F : Au moins comme point de départ. Je ne veux pas dire qu’il faut être lent et ne faire que du travail lent, ce n’est pas ça. C’est juste aller récupérer des repères et de la confiance, de la sécurité dans la lenteur pour optimiser les gestes de votre quotidien. Même pour la marche. Vous pouvez très bien faire un travail d’équilibre, une jambe après l’autre, pour renforcer vos chevilles. C’est simplement, je pense qu’aujourd’hui, je l’ai vu beaucoup à un sport de haut niveau même au stade français l’été dernier quand ils m’ont proposé de travailler avec eux. C’était vraiment accès sur la quantité de travail. Ils appellent ça, la charge d’entrainement. On ne parle que de quantité. Mais à aucun moment donné, on ne laisse la place à la qualité du mouvement. Et aux vitesses qui peuvent varier et apporter cette optimisation en fait. Que ce soit pour marcher ou après faire des performances internationales.

X : Et du coup quels sont les bénéfices potentiels qu’on peut pourrait obtenir ? On a parlé de la sensation de bien-être, mais est-ce qu’il y a d’autres bénéfices que tu as identifiés justement suite à tes coachings qui sont la conséquence de ce type de pratique ?

F : Bien sûr, ils sont nombreux, je pense. Ça, c’est propre à chacun. Il y a des gens qui sont en manque de confiance avec leur corps. Ça peut-être renouer une relation de confiance avec son propre corps. Ça peut-être de la sécurité. Quand une personne à l’envie de descendre les marches, de monter les marches, mais que sa cheville est un petit peu instable, ça peut être un moyen aussi de gagner en sécurité. Après comme on a dit chez l’athlète ou tout simplement la personne qui fait du sport, qui veut optimiser ses sensations et optimiser ses performances, ça passera par ça. Par ce travail de sensoriel. On parle d’entrainement fonctionnel, de mouvement fonctionnel aujourd’hui. Très bien. Mais encore une fois on reste seulement sur une partie du mouvement.

 On essaie de regarder comment le corps humain est fait. Ce qu’on a fait dans les années précédentes et on essaie de s’en rapprocher. On dit du coup que c’est fonctionnel. Non, un mouvement fonctionnel c’est un mouvement qui utilise les deux fonctions. La fonction motrice et la fonction sensorielle. La fonction motrice c’est celle qui, où le cerveau donne une information au corps. Lève-toi, va courir. La fonction sensorielle c’est l’inverse. C’est le corps qui va envoyer des informations au cerveau. Et je pense que quand vous cherchez à faire un mouvement fonctionnel, ou un entrainement fonctionnel, il faut respecter ces deux fonctions. C’est tout l’intérêt de ce que je disais jusqu’à présent. C’est donc de démarrer par de la lenteur, pour avoir accès à ces informations que votre corps vous donne. Et ensuite, utilisez la fonction motrice pour créer de la vitesse, pour créer d’autres paramètres. Voilà.

X : Ça me parle vraiment parce que récemment, cette semaine, un matin, j’ai été courir parce que la veille j’avais décidé que j’irais courir. Et donc je me suis levé, en général je fais quelques étirements quand je me lève et puis après je pars courir. Et en fait, je me suis rendu compte rapidement que j’étais fatigué. Le fait de recevoir ce message du corps sur le fait que j’étais fatigué et que j’avais prévu d’aller faire un tour qui me prend en général à peu près 1 h. Et là je m’étais dit que c’est juste pas possible. Je vais faire un tour d’une demi-heure et puis je vais rentrer à la maison.

F : Et là c’est bien ton corps qui t’a parlé. Qui t’a dit « Je suis fatigué ».

X : Clairement. Il m’a dit, j’ai ressenti physiquement et musculairement, ce jour-là je n’avais pas la forme et qu’il ne fallait pas que j’insiste pour aller trop loin.

F : Et je pense que quand il y a cette intention au moins d’essayer d’écouter tous ces messages, c’est bien plus intelligent et sécurisant en fait à lent terme.

X : Oui. Effectivement c’est aussi d’être à l’écoute de son corps et de comprendre. Alors après moi aujourd’hui, je n’ai pas d’objectifs sportifs en particulier. C’est juste parce que voilà, j’aime bien courir, j’aime bien prendre soin de moi. Effectivement je n’ai aucune raison de forcer et d’essayer d’aller au-delà de mes limites actuellement en tout cas.

F : Après une des choses dont je me suis, ça me fait penser à quelque chose. Ça ne veut pas dire non plus qu’on dit souvent que le corps est de nature économe. Quand vous êtes chez vous, vous préférez regarder la télé sur le canapé plutôt que de la regarder debout en faisant des mouvements. Ça ne veut pas dire qu’il faut s’écouter de manière extrême parce qu’effectivement on pourrait être tenté à rester chez soi. Mais c’est aussi une voie d’accès hyper intéressante que de démarrer votre entrainement très lentement. Parce que l’avantage aussi de la lenteur, en point de départ, c’est que ça ne vous fatigue pas souvent. Faites un mouvement très lentement. Vous allez démarrer, c’est quelque chose qu’il faut entretenir aussi. C’est que faire du mouvement, ça ne fatigue pas forcément. Ça ne fait pas que fatiguer.

Vous pouvez très bien faire des mouvements et pendant le mouvement, prendre du plaisir. Et c’est souvent aussi quelque chose qu’on découvre quand on se met à ce type d’entrainement. En prenant l’exemple d’un cours de sport, vous démarrez, vous en chiez pendant une heure et au bout d’une heure vous dites : « Putain j’ai bien transpiré, c’était pas mal, j’ai dû maigrir un petit peu. » Mais pendant, qu’est-ce qui s’est passé pendant ? « Souvent ça va tellement vite que je n’ai pas eu le temps de traiter. Est-ce que je me suis senti bien ? » Et l’idée c’est ça. C’est de trouver aussi, d’entretenir le fait qu’on peut bouger sans se fatiguer. Et ça, c’est aussi très très agréable pour le corps et la tête. Puisqu’on sait que les deux sont bien liés.

X : Oui, on voit par exemple dans des pratiques telles que le yoga ou le Pilates où on ne fait pas des mouvements très rapides et très intenses, mais qui malgré tout permettent de travailler différemment et bien souvent des muscles bien plus profonds. Ça a là aussi son intérêt.

F : Alors le yoga, aujourd’hui, a aussi ses petits défauts. Malheureusement je trouve pour les curistes avec qui j’ai discuté, il a aussi pris un bon coup sur la tête. Quand on voit par exemple sur Instagram les comptes les plus regardés de yoga, c’est souvent celui qui fait la plus belle figure avec le plus beau paysage. Et c’est pareil. Ça fausse toute l’information et tout le contenu. Alors que oui dans les méthodes asiatiques ancestrales, il y a cette lenteur souvent et cette écoute qui est respectée. Le but ce n’est pas de prendre parti, de dire qu’il faut aller récupérer tout des anciennes, du tai-chi, du Qi gong, du yoga, etc., et laisser de côté tout ce que nous on a créé en occident. Mais c’est de prendre et faire sa petite cuisine pour avoir quelque chose qui nous fait du bien tout simplement.

X : OK, eh bien, du coup-là, on a eu le temps de présenter un peu plus concrètement la méthode, moi en tant que sportif ou pas d’ailleurs, qu’est-ce que je dois savoir ? Et quelles sont les choses auxquelles je dois être attentif si justement je veux avoir plus d’attentions à accorder plus d’attention à mes mouvements ?

F : Je pense que le conseil qu’on pourrait donner à tous c’est le comment. C’est répondre à chaque fois, comment je le fais. Aujourd’hui, on se pose souvent la question, c’est une bataille, c’est une guerre de logique en fait. Vous apprenez quelque chose et puis derrière quelqu’un vous le déconstruit, et puis après ça va être remis sur le tapis avec une petite variante et ça va repasser. Et le but ce serait de replacer l’expérimentation au cœur de l’entrainement. Et arrêter de dire « j’ai lu ça » ou « j’ai appris ça » fais-le, ressens-le et puis après tu parles. On nous dit : « prenons l’exemple du stretching ». Aujourd’hui, tout le monde dit : « On ne sait pas s’il faut s’étirer après ou avant, ça dépend de l’objectif. Mais ça dépend de comment en fait tu le fais. » Il faut savoir comment est constitué le corps humain, et c’est là que le coach peut vraiment apporter une plus-value. Comment est constitué le corps humain ? Quelle sensibilité il a ? Quelle est la siccité qu’il a ? Et ça, ce sont des choses qu’on peut transmettre dans un coaching par la lenteur et par l’expérimentation.

Vous pouvez très bien vous étirer de manière très forte, soi-disant au bon moment, très forte, et de manière rapidement, votre étirement il va ne rien vous apporter. Et vous pouvez le faire soi-disant, un moment qui n’était pas propice, mais le faire de manière qualitative, à l’écoute, lentement, vous arrêtez au bon moment, et repartir. Et un côté vous faire du bien. Donc l’idée c’est vraiment que ce soit pour un étirement ou après le renforcement ou peu importe le mouvement, c’est vraiment de comment je le fais. Qu’est-ce qu’il m’a apporté ? Et donc c’est expérimenté. D’autant plus qu’on le sait, dans bien de domaine on l’a vu, mais chaque personne est unique. Et ce qui va me faire du bien à moi ne va pas forcément te faire du bien à toi. Donc le conseil que je pourrai donner c’est expérimenter de vous-même, pleins de choses, et si vous avez besoin d’être accompagné, là il y a un coach sportif, qui peut vous accompagner sur le mouvement.

X : Du coup alors, je sais que là on est en podcast, c’est surement bien plus facile en face à face, mais est-ce que justement et puis les personnes qui vont nous écouter, est-ce qu’on peut expérimenter une ou deux petites choses pour peut-être commencer à prendre conscience de cette réalité ?

F : Oui, bien sûr ! On peut le faire pour un mouvement. Le mouvement que j’ai cité au tout début dans le podcast, le levé de bras. On va le faire pour une sensation de tension musculaire et de contraction, et on va le faire ensuite pour une sensation d’étirement. Pour la sensation de tension musculaire et de contraction, vous allez vous mettre debout, si ce n’est pas le cas, et vous allez lever votre bras très vite au ciel, et vous restez en haut. Pendant votre mouvement, il ne s’est peut-être rien passé, vous n’avez peut-être rien senti. Maintenant vous redescendez ce bras, vous pouvez votre attention sur la main, donc vous la regardez, et vous allez la monter très très lentement au ciel. Mais vraiment vous prenez le temps, prenez 20 à 30 secondes avant qu’elle arrive en haut. Vous allez voir que la main va monter, que le coude va lentement se déplier, et que la tension va petit à petit s’installer dans l’épaule. Vous pouvez même faire un stop, au milieu du mouvement et vous reprenez. La main s’éloigne de vous, le coude se déplie entièrement. Et déjà là par exemple, on a le temps d’extraire 3 informations. Vous avez vu la main se déplacer, vous avez senti le coude se déplier, vous avez senti si la tension dans l’épaule qui a augmenté progressivement, c’est déjà 3 informations intéressantes. Donc pour une contraction musculaire par exemple, quand vous voulez vous renforcer, très intéressant de savoir à partir de quand ça se contracte ? Jusqu’où ça se contracte ? Quand ça s’arrête ? Ça, c’était par exemple pour une sensation de contraction.

X : Oui c’est marrant parce que du coup, j’ai fait l’exercice en même temps que tu le disais, et j’ai vraiment eu la sensation de la même limite du sang à l’intérieur de ma main, qui a évolué et qui au départ était, on va dire, concentré vers le bas vu que j’avais la main le long du corps. Et quant à la main forcément en l’air, tu sens que le sang sort de ta main et qui a plus tendance à aller effectivement… En plus, le coude, comme il y a de la contraction musculaire je suppose qu’il est plutôt appelé dans cette région-là et qu’il y a la gravité effectivement.

F : Et c’est hyper riche d’informations. C’est pour montrer qu’un simple mouvement peut être hyper riche d’informations, et qu’il n’y a pas besoin du coup de faire 40 000 mouvements à 200 à l’heure, il y a des fois juste à en faire un, démarrer lentement et accélérer progressivement. Je ne voudrais pas trop déborder, mais ça a un effet aussi un petit peu thérapeutique, c’est que vous pouvez soigner aussi comme ça. Il y a une part de contribution au soin, une articulation qui va mal c’est souvent une articulation qui ne sait pas aller lentement. Il y a souvent des crans, il y a souvent une difficulté à ralentir. À savoir que la douleur est corticalisée, une douleur se loge, elle est dans notre articulation, mais elle se loge aussi dans une partie de votre cerveau, qui crée des blocages fonctionnels, et de repasser par la lenteur, des fois vous recréez, vous laissez le temps à l’architecture du corps de se déformer et vous recréez des voies de passages qui permettent des fois d’effacer certaines douleurs. Ça, c’est très important et qu’on se penche sur le côté soin.

X : Oui, je pense que si on fait une série de mouvement comme ça qui dure pendant quelques minutes, je pense qu’on peut rentrer dans un état finalement méditatif, ce n’est peut-être pas le bon mot, vraiment dans l’instant présent où ton attention est portée sur tes sensations, rien que le fait de déconnecter de ton quotidien pendant quelques minutes, ça aussi ça apporte du bien-être.

F : Donc je vous ai montré pour la contraction, est-ce que tu veux qu’on en fasse un pour l’étirement ?

X : Oui carrément.

F : Eh bien, l’étirement, vous allez vous asseoir par terre, avec les deux jambes tendues, et puis on va étirer l’arrière de la jambe. Donc l’étirement classique qu’on voit un peu partout, vous êtes assis, vous allez avoir les mains qui vont s’avancer en direction des pieds pour étirer l’arrière de jambe. Donc la première fois qu’on va le faire, pareil, on va le faire de manière assez rapide, comme on le voit. Vous avancez jusqu’à avoir l’arrière de cuisse qui tire, vous restez là-bas, mémorisez bien la sensation que vous avez, de tension qui peut être forte, peut-être pas assez, et vous revenez en arrière maintenant. Donc buste à 90 °. On va maintenant placer les mains sur vos cuisses, sur le haut de cuisse pour démarrer, et c’est la même chose.

Vous allez avancer, vous allez glisser vos mains le long des jambes, en direction des pieds donc, très lentement, mais vraiment très lentement. Et vous allez sentir déjà, qu’on s’y installe sur une partie du bassin et qu’avant même la sensation de douleur d’étirement, vous avez une sensation de longueur, d’élasticité. Et vous n’avez pas besoin d’aller beaucoup plus loin, vous pouvez vous arrêter où vous voulez. Avant la douleur, un peu plus loin, et vous ressentez tout de suite la résonance et l’élasticité qu’il y a dans notre corps. Et vous repartez lentement. Vous l’avez peut-être plus facilement ressenti sur l’étirement, mais la lenteur nous permet d’avoir une précision : TOP ! Du coup, vous allez vous placer où vous voulez, je ne sais pas ce que tu as ressenti toi... Xavier, tu m’entends ? Je ne sais pas du coup qu’elle a été ton ressenti...

X : Oui effectivement, je suis d’accord avec tous ce que tu peux dire sur le fait d’avoir plus de contrôle finalement, et aussi ce qui est intéressant c’est de prendre conscience de tout ce qui rentre en jeu au sein du corps, quand on fait finalement ce mouvement, au-delà d’avoir simplement l’étirement à l’arrière de la cuisse ou du genou, bah on se rend compte que là, les vertèbres, les épaules, le bassin, il y a tout ça qui rentrent en ligne de compte, et effectivement c’est intéressant parce que tu peux aussi mettre ton attention là-dessus si, je ne sais pas si c’est vraiment un besoin, mais voilà, si tu as besoin ou envie d’aller un peu plus loin pour t’étirer un peu plus, voilà si tu synchronises ça avec ta respiration tout ça, tu peux aussi faire des choses pour aller dans ce sens-là quoi !

F : Je pense que c’est le point qu’il faut intégrer dans l’entrainement pour être dans le cercle vertueux et pas vicieux. Je pense que si vous savez où vous allez, on vous dit : « Va là-bas, il y aura ça sur le chemin et au bout, il y aura ça. » Vous y allez quand même beaucoup plus facilement que quand tu ne sais pas ce qu’il y a sur la route. Et c’est un peu pareil la relation qu’on peut avoir entre le cerveau et le corps, si d’entrée de jeu vous vous mettez une vitesse lente, où le corps va avoir le temps de vous parler, et d’interagir et de vous dire : « Attends, ne va pas plus loin, là ça commence à tirer » ou bien « Ah oui ! Tu voulais que ça tire là, très bien, on y est ! » S’il y a le temps d’avoir cet échange, c’est positif.

Alors je fais juste une petite parenthèse, concernant la lenteur, il y a une chose quand même à souligner qui est importante, c’est que tout à l’heure je vous ai dit « Bon, par l’expérimentation, il faut passer et il faut remettre l’entrainement ». Il y a quand même une explication scientifique, qui valide la lenteur, ce sont les fascias. Donc les fascias c’est quelque chose qui est à peine en train d’émerger, en France, c’est du tissu mou qui enveloppe en fait tous nos organes, tous nos muscles, et qui fait le lien en fait entre tous. Et qui nous permet d’avoir une architecture, une posture, etc... Bon ils ont plusieurs fonctions, mais en avançant dans la recherche, a été dit que les fascias sont un fluide non newtonien.

 Un fluide non newtonien c’est très simple, rhéoépaississant. C’est une matière qui se déforme, que si vous la bougez lentement. Ce qui donnerait une explication en fait scientifique à l’intérêt de la lenteur de l’entrainement. Si vous voulez vraiment que vos fascias contribuent à une transmission de force pour un jeu sportif ou alors à un stretching plus important, bien évidemment vous devez les prendre en considération. Donc, démarrer par de la lenteur.

X : Alors, peut-être explique c’est quoi un fluide non newtonien ?

F : Alors un fluide non newtonien, vous avez des fluides newtoniens comme l’eau et le sang et des fluides non newtoniens comme les fascias. Donc il y a des fluides rhéoépaississant, c’est la catégorie du fascia, c’est très simple. Vous pouvez faire l’expérience : vous prenez de l’eau et de la maïzena, vous mettez dans un bol et vous essayez de rentrer très vite dans le bol avec votre doigt, vous essayez d’enfoncer votre doigt dans le bol très rapidement. Vous n’y arriverez pas, ça reste bloquer. Si vous enfoncez votre doigt très lentement, et vous laissez le doigt s’enfoncer, vous allez arriver au fond du bol. Un peu comme le sable mouillé au bord de la plage. Vous tapez fort sur le sable, ça ne bouge pas. Vous restez au même endroit, le pied s’enfonce doucement et vous vous retrouvez avec du sable jusqu’à la cheville. Le fascia a cette même particularité. Ce qui veut dire que quand vous faites un mouvement, un étirement, quoi que ce soit, si vous voulez que vos fascias contribuent à ce mouvement, vous devez les inscrire au départ dans la lenteur.

X : Après alors, effectivement, pour ceux qui veulent constater la chose, il y a des vidéos sur YouTube notamment qui permettent de voir ça, et c’est vrai que c’est finalement assez impressionnant de voir ça. J’en ai vu une lorsque je préparais un peu tout ça, où une personne qui tape avec un marteau sur un fluide non newtonien, et voilà, le marteau ne peut rien faire. Alors que si on y va tout en douceur, le marteau entre au fond du bol quoi ! Donc il faudrait que je le fasse avec mes enfants d’ailleurs. Ça pourrait être une bonne expérience.

F : Mais c’est très intéressant de se dire qu’on a cette matière quand même dans le corps. Ça va ouvrir plein de portes pour l’évolution de l’entrainement.

X : Du coup, la bonne effectivement c’est de débuter son entrainement ou en tout cas de faire consciemment ce choix, de ralentir, d’être plus attentif à ces sensations, d’expérimenter, je ne sais pas si tu as d’autres choses à proposer. Peut-être sur des catégories de mouvements...

F : Alors après bon, ça, c’est perso, c’est par rapport à moi puisque je m’entraine aussi de mon côté à faire certains mouvements, à créer des mouvements. Il y a quand même certaines choses que j’ai pu expérimenter et qui m’ont amené à des conclusions, c’est toujours pareil. C’est une question d’équilibre. Ne vous bloquez pas sur une activité qui soit disant mauvaise pour vous, ou mauvaise pour lui-même en général, s’il vous fait plaisir, faites-en. Par contre, essayer de vous interroger pourquoi ça vous fait plaisir ? Comment je le fais ? Est-ce que je pourrai le faire différemment ? Etc. Et moi ça m’a amené, ce type de réflexion, ça m’a amené quand même à des mouvements de plus en plus debout, et de moins en moins assis ou allongé.

Pour habituer en fait la globalité du corps. Aujourd’hui, on est aussi dans un entrainement de manière isolée, un entrainement consommable, un entrainement rapide. Ou finalement en fait, vous n’avez pas le temps, comme je vous le disais de traiter l’information. Donc on peut vous mettre une machine qui sort de l’espace et vous ne vous en apercevrez même pas. Parce que votre mouvement sera trop rapide. Prenez le temps de ralentir et vous allez voir que votre corps va vous emmener à des mouvements de plus en plus amples, de plus en plus globaux, et souvent la station debout, donc qui est sur terre, elle risque de ressortir.

X : On en parlait tout à l’heure sur le fait justement que ça permette de créer des bases solides en fait pour ensuite, si ça fait partie de nos objectifs, aller vers potentiellement la vitesse ou la performance et comment du coup est-ce qu’on fait pour passer de l’un à l’autre ? L’idée c’est de savoir qu’on peut partir sur des bases où on va faire des mouvements lents parce que voilà, on sait que ça nous fait du bien et ensuite malgré tout on peut avoir des objectifs de vitesse et de performance dans certaines activités, et du coup comment on passe de l’un à l’autre ?

F : Ah bah c’est simple. Vous gardez votre préparation à un physique spécifique. Donc, admettons pour un footballeur vous gardez le ballon, et vous pouvez très bien filmer votre match ou votre entrainement, découper une minute de votre entrainement. Voir tous les mouvements que vous faites pendant une minute, et les refaire lentement avec votre ballon, pour reprendre du repère, comme pour la marche. Marché tous les jours hyper vite pour aller à votre travail, très bien, vous avez un parcours variable avec des montées de marche, des virages, etc. Vous prenez ces mouvements et vous les refaites de plus en plus lentement. Vous allez voir que la notion d’équilibre, la tension musculaire va rester plus longtemps dans votre muscle, vous allez découvrir plein de choses. Donc le transfert il se fait là, vous prenez votre geste spécifique pour un sportif, et vous le faites au ralenti pour démarrer et du ralenti pour recréer la vitesse.

X : Ça marche. Bon bah comme ça on la bouclait et on retourne à ce qu’on parlait au début sur le fait qu’effectivement c’est valable pour les sportifs, mais c’est aussi valable pour Monsieur et Madame Tout le monde, ou même si on ne fait pas de sport, il y a tellement de choses qu’on fait dans notre quotidien qu’on peut renforcer quoi.

F : J’ai un petit exemple à vous donner juste avant de passer à la suite, j’ai une dame qui avec son mari, m’a demandé de travailler sur sa capacité respiratoire. Pour plusieurs problèmes, elle a une insuffisance respiratoire, et cette dame travaillait souvent en position assise ou en position allongée, et de manière consciente, lente, mais abutée. Et à partir du moment où on a essayé debout, à travailler son appui, donc son ancrage dans le sol avec ses 2 pieds, elle se retrouvait en difficulté. Et c’est un exemple qui peut synthétiser ce qu’on vient de dire, c’est la globalité et la lenteur. Admettons, vous avez trébuché contre une marche, vous perdez appui, première chose qui se passe, votre respiration se coupe.

Vous avez les 2 pieds dans le sol bien ancré, vous vous sentez en confiance et bien ancré dans le sol. Vous êtes facilement en capacité de respirer profondément. Et c’est un travail qu’on fait justement actuellement qui est hyper intéressant, c’est que même pour une personne qui veut simplement garder une capacité respiratoire correcte au sportif de très haut niveau qui veut augmenter sa VO2 max, on s’entête des fois à rester sur le schéma actuel et forcer forcer, passer en force pour avoir un plus gros poumon etc. Des fois c’est simplement une relation de confiance qu’il faut, que vous pouvez trouver dans l’expérimentation en fait. Vous pouvez être debout, bien ancré, votre corps se sent en confiance, bien planté, mais vous allez voir que votre poumon va peut-être se libérer. Voilà !

X : Merci pour ce partage. Du coup, les personnes qui ont écouté ce podcast et qui sont toujours avec nous, où est-ce qu’on peut leur recommander d’aller pour suivre et en savoir plus sur tes activités.

F : Alors vous pouvez me contacter sur Instagram, c’est Florian Coutellec. Ou bien aller sur mon site internet qui est floriancoutellec.com. Et puis j’organise des petites soirées mouvement de temps en temps. Donc ça, c’est pour sensibiliser de manière collective. Mais je le fais aussi à titre individuel, quand une personne veut travailler seule sur une séance ou plusieurs. Vous n’avez qu’à me contacter soit par Instagram, soit par le site internet.

X : Ça marche. On fait comme ça alors. Merci beaucoup Florian et puis, à une prochaine fois peut-être.

F : Merci à toi !

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